jeudi 30 avril 2009

Tom Jobim et Vinicius de Moraes, la comédie musicale (part I)

La comédie musicale "Tom & Vinicius",
toujours à l"affiche au Théâtre Carlos Gomes de Rio de Janeiro.


(Texto português em baixo)


Pour être complet, il me restait encore à relater un fait pour enfin clore le ‘voyage de poche’ que je fis à Rio de Janeiro, du 2 au 13 avril dernier. Il s’agissait en l’occurrence de la comédie musicale « Tom & Vinicius » à laquelle j’assistai au Théâtre Carlos Gomes au centre ville.

Avant de parler de la représentation en elle-même (ce sera la partie 2), une réflexion qui me vint à l’esprit durant le spectacle...
Tout bien réfléchi, les deux grands évènements qui imposèrent la Bossa Nova au monde se révélèrent, en fait, des évènements non désirés voire même regrettés par ses propres protagonistes.


D’abord, il y eu le fameux film Orfeu Negro de Marcel Camus qui gagna la palme d’or à Cannes en 1959 et l’Oscar du meilleure film étranger à Hollywood la même année. Si ce classique du cinéma ne possède pas en sois un lien direct avec la Bossa Nova, il jouera le rôle important de faire connaître au monde les noms d’Antônio Carlos Jobim (1927-1994) et de Vinicius de Moraes (1913-1980) qui, à cette époque, étaient les principaux pourvoyeurs du mouvement musical brésilien.
Cependant, cette reconnaissance ne se déroula pas comme les deux illustres protagonistes l’avaient rêvée.

Orfeu Negro (1959)- le film- était une adaptation (trop) libre de la pièce de Vinicius de Moraes « Orfeu da Conceição », tragédie grecque qui transposait le mythe d’Orphée dans les favelas de Rio de Janeiro. Les premières représentations avaient eu lieu en 1956. Cette œuvre fut, comme on le sait (ou pas), à l’origine de la rencontre de Vinicius et de Tom cette même année, au bar Villarino, quand le déjà illustre poète et diplomate demanda au compositeur et arrangeur de se charger de la mise en musique de son projet. Cette association donna naissance aux premiers chefs d’œuvre du duo comme Se todo fossem iguais a vocé ou Lamentos no morro.

Tom Jobim (au fond), Vinicius et sa compagne d'alors, Lila Bôscoli, et Oscar Niemeyer dans les coulisses de la pièce Orfeu da Conceição. Niemeyer était le concepteur des décors.

Trois ans plus tard, quand Vinicius assista à l’adaptation sur pellicule de sa tragedie gréco/ brésilienne, il la détesta officieusement. De plus, Marcel Camus avait récusé les chansons originales -trop nombreuses et peu adaptées à la conception de son film- et avait demandé de les remplacer par trois nouveaux titres. Les deux compositeurs ne comprirent pas vraiment, mais s’exécutèrent voyant malgré tout le moyen de se faire un peu de blé. Et tant mieux si cela s’accompagnait d’une reconnaissance internationale. Ils composèrent alors trois chansons par téléphone (car Vinicius était alors en place comme diplomate à Montevideo) : A Felicidade, Frevo et O Nosso Amor, auxquels Camus ajoutera pour sa bande sonore un autre classique de la musique brésilienne composé par Luiz Bonfá et Antônio Maria : Manhã de Carnaval. Sans entrer dans les détails, Tom et Vinicius furent loin d’obtenir les retombées financières qu’ils espéraient -et auxquelles ils avaient droit- et regrettèrent amèrement d’avoir accepter le projet et d’avoir vendu, pour pas cher, leurs âmes au réalisateur français. Mais, qu’on le veille ou non, le film les fit connaître aux yeux du monde, à l’époque où le Brésil vivait son âge d’or en cette fin des années cinquante.


L’autre célèbre événement, celui-ci véritablement lié à la divulgation de la Bossa Nova dans le monde : le fameux concert du 21 novembre 1962 au Carnegie Hall de New York. Décrit en détail avec humour dans son livre « Chega de saudade » (Companha das letras), Ruy Castro nous raconte que tant la préparation que le show lui-même se révéla une « Bagunça » (désordre) totale. De l’amateurisme au meilleur de sa forme.
Pour rappel, certaines bonnes âmes américaines, animés par l’amour de la musique et surtout la perspective de belles rentrées financières, décidèrent de présenter aux Américains les figures de proue de la Bossa Nova, mouvement encore tout jeune à l’aube des années soixante. Participeront entre autres à ce concert anthologique : Sérgio Mendes, Sérgio Ricardo, Oscar Castro Neves, Luiz Bonfá, Agostinho dos Santos, Carlos Lyra, Roberto Menescal, Chico Feitosa et bien sûr João Gilberto et Antônio Carlos Jobim. La Bossa avait cependant déjà obtenu ses entrées aux Etats-unis, grâce aux jazzmen Charlie Bird, Herbie Mann ou Stan Getz. Et Desafinado de Jobim/ Newton Mendonça avait été l’objet, cette année-là, de onze versions, dont celle de Charly Bird et Stan Getz sur l’album « Jazz samba » qui s’était vendu à plus d’un million d’exemplaires.
Le show en lui-même fut une petite catastrophe et il suffit d’écouter l'album « Bossa nova at the Carnegie Hall » (Audio Fidelity) pour s’en convaincre sans trop d’effort. Mais tandis que la presse brésilienne se gaussait de leurs compatriotes, descendant en flammes, à juste titre, leurs prestations, les Américains -toujours à la recherche de nouvelles sensations exotiques- furent d’un enthousiasme délirant. Tout devint Bossa Nova, jusqu’aux marques de machines à laver. Les Américains iront jusqu’à inventer le 'pas de danse Bossa Nova'(« quick, quick, slooooww… »), une idée qui n’avait pas effleuré l’esprit des Brésiliens eux-mêmes. Cet engouement est particulièrement bien rendu dans la comédie musicale « Tom & Vinicius », qui n'est pas sans faire preuve d'un certain sarcasme bon enfant tant à l'égard des Américains que des Français, et des gringos, en général...
En fait, si la Bossa avait déjà conquis les USA avant même ce concert, à partir de cette fameuse soirée, certains des protagonistes trouvèrent là, l’occasion de signer quelques contrats intéressants. Quelques mois plus tard, Antônio Carlos Jobim enregistrera à New York au mois de mai 1963, l’album instrumental « Antônio Carlos Jobim, The Composer of Desafinado plays », un des albums clés de la Bossa Nova, qui resta au sommet des ventes de nombreuses semaines.
En définitive, comme pour le film de Marcel Camus, ce concert événement -qui s’avéra un fiasco artistique- ouvrit au monde les portes d’un Brésil musical novateur …

(texto português traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Tom Jobim e Vinicius de Moraes, o musical (Parte I)

Para fazer um serviço completo, me resta ainda relatar um fato para fechar enfim a minha « viagem de bolso » ao Rio, de 2 a 13 de abril últimos. Tem a ver com a comédia musical « Tom & Vinicius », aquela à qual assisti no Teatro Carlos Gomes, no Centro da Cidade.
Antes de falar da repesentação em si (que será a Parte II), queria fazer uma reflexão que me veio à alma durante o espetáculo.
Ponderando bem, os dois grandes eventos que projetaram a Bossa Nova no mundo, revelaram-se, de fato, eventos não desejados ou até lamentados por seus próprios protagonistas.

De um lado, há o filme « Orfeu Negro », de Marcel Camus, que conquistou a Palma de Ouro em Cannes em 1959 e o Oscar de melhor filme estrangeiro em Hollywood no mesmo ano. Se esse clássico do cinema não tem nem de perto alguma coisa a ver diretamente com a Bossa, ele ao menos cumpriu o importante papel de levar ao conhecimento mundial os nomes de Antonio Carlos Jobim (1927-1994) e de Vinicius de Moraes (1913-1980), que, na época, eram os principais fornecedores de clássicos desse movimento musical brasileiro. Ao mesmo tempo, esse reconhecimento não se desenrolou exatamente da maneira como os dois ilustres protagonistas o haviam sonhado.
"Orfeu Negro" (1959) – o filme - foi uma adaptação livre (demais) da peça de Vinicius de Moraes : « Orfeu da Conceição », tragédia grega que transpunha o mito de Orfeu para o ambiente das favelas do Rio de Janeiro. As primeiras apresentações começaram em 1956. Essa produção, como é sabido (ou não), teve origem a partir do encontro de Vinicius e Tom, em 1956, no bar Villarino, quando o já ilustre poeta e diplomata pediu ao compositor e arranjador que se encarregasse da parte musical de seu projeto. Essa associação deu à luz os primeiros carros-chefes da dupla, como Se todos fossem iguais a você e Lamentos no morro.
Três anos mais tarde, quando Vinicius assistia à adaptação para película de sua tragédia greco-brasileira, ele a detestou oficiosamente. De mais a mais, Marcel Camus havia recusado as canções originais, muito numerosas e de difícil adaptação à concepção de seu fime, tendo então o cineasta pedido que se substituíssem essas canções por três novos títulos só. Os dois compositores não compreenderam exatamente o porquê do pedido, mas eles cumpriram o compromisso mesmo a contragosto, posto que seria uma forma de plantar uma semente que daria luz a um certo retorno financeiro. E tanto melhor se isso viesse a ser acompanhado de um reconhecimento international. Eles compuseram então três canções por telefone (uma vez que Vinicius estava na época lotado como diplomata em Montevidéu) : A Felicidade, Frevo e O Nosso Amor, às quais Camus adicionaria para a trilha sonora do filme um outro clássico da música brasileira, composta por Luiz Bonfá e Antônio Maria : Manhã de Carnaval. Sem entrar em maiores detalhes, Tom e Vinicius ficaram longe de obter os lucros que esperavam – para falar honestamente, foram um pouco roubados neste assunto – e arrependeram-se amargamente de terem aceito o projeto e de terem também vendido suas almas por tão pouco ao diretor francês. Porém, satisfeitos ou não, o filme os fez ficar conhecidos aos olhos do mundo, numa época em que o Brasil vivia seus anos dourados, pelo final da década de cinquenta.

O outro célebre evento - esse sim, verdadeiramente ligado à divulgação da Bossa Nova no mundo : o famoso concerto de 21 de novembro de 1962 no Carnegie Hall de Nova Iorque – é descrito com humor por Ruy Castro em seu livro « Chega de Saudade » (Companhia das Letras). Ele nos conta que tanto a preparação quanto o show em si mesmo viraram uma bagunça total. De um amadorismo de primeira !
Por alguma lembrança, certas boas almas americanas, animadas pelo amor à música, e sobretudo movidas pela perspectiva de uma boa entrada financeira, decidiram apresentar aos americanos as figuras de proa da Bossa Nova, movimento ainda muito jovem, na alvorada dos anos sessenta. Participaram, entre outros, desse concerto antológico : Sérgio Mendes, Sérgio Ricardo, Oscar Castro Neves, Luiz Bonfá, Agostinho dos Santos, Carlos Lyra, Roberto Menescal, Chico Feitosa ; e, naturalmente, João Gilberto e Antônio Carlos Jobim. A Bossa já tinha, nesse meio tempo, conseguido penetrar nos Estados Unidos, graças aos jazzmen Charlie « Bird » Parker, Herbie Mann, Gerry Mulligan e Stan Getz. E Desafinado, de Jobim / Newton Mendonça, já tinha sido objeto, naquele mesmo ano de 62, de onze versões, dentre as quais a de Charlie Parker e Stan Getz, no álbum « Jazz samba », que chegou a vender mais de um milhão de cópias.
O show propriamente dito foi uma pequena catástrofe, e basta escutar o cd « Bossa nova at the Carnegie Hall » (Audio Fidelity) para que a gente possa se convencer facilmente, sem esforço. Mas enquanto a imprensa brasileira zombou de seus compatriotas demolindo ardorosamente, suas apresentações, os americanos – sempre em busca de novas sensações exóticas – foram de um entusiasmo delirante. Tudo virou Bossa Nova, até os modelos das novas máquinas de lavar. Os americanos chegaram até a inventar o passo de dança da Bossa Nova (« Quick, quick, slooooww… »), uma idéia que não havia passado pela cabeça nem dos próprios brasileiros. Esse deslumbramento é particularmente bem desenvolvido na comédia musical « Tom & Vinicius ».
Na verdade, mesmo já tendo a Bossa conquistado os Estados Unidos antes desse famoso concerto, alguns de seus protagonistas que lá se apresentaram tiveram a oportunidade de assinar contratos interessantes. Alguns meses mais tarde, Antônio Carlos Jobim iria gravar em Nova Iorque, em maio de 1963, o álbum instrumental « Antônio Carlos Jobim, The Composer of Desafinado plays », um dos discos-chave da Bossa Nova, que acabou ficando no topo das vendas por inúmeras semanas.

Definitivamente, assim como ocorreu com o filme de Marcel Camus, esse concerto, que foi um grande fiasco artístico, também abriu para o mundo as portas de um Brasil musical inovador ...

En vidéo:
-Medley comprenant "A Felicidade" dans sa partie finale, Vinicius de Moraes et Tom Jobim se souviennent d'Orfeu...
Extrait d'un Spécial de la RTSI, télévision suisse italienne, avec aussi Toquinho et Miucha.

-La Bossa Nova a conquis les Etas-Unis: Astrud Gilberto et Stan Getz présente "The Girl fom Ipanema" (Tom Jobim/ Vinicius de Moraes)



lundi 27 avril 2009

Tropicália 19, 27 avril : la playlist.

Maysa (1936-1977): "Ses yeux sont comme deux océans non-pascifiques"

-Outres les nouveautés de ce début d'année, ce Tropicalia 19, fut l'occasion de se remémorer la grande Maysa Monjardim Matarazzo (1937-1977)

-Além das novidades dessas semanas, esse Tropicália 19 foi a oportunidade para lembrar se da grande e "irreverente" (como ela gostava de se definir) Maysa Monjardim Matarazzo (1936-1977)

Ouverture : YAMANDU COSTA : « Lamentos do morro » (Garoto)


GUINGA & PAULO SÉRGIO : « Sete estrelas » (Guinga/ Aldir Blanc)
TOM JOBIM & EDU LOBO : « Pra dizer adeus » (Edu Lobo/ Torquato Neto)

Bloco I

MAYSA : « O Barquinho » (Roberto Menescal/ Ronaldo Bôscoli)

MAYSA: "Demais" (Tom Jobim/ Aloisio de Oliveira)
NEY MATOGROSSO : « Meu mundo caiu » (Maysa)
MAYSA : « Ne me quittes pas » (Jacques Brel)

Bloco II
MARIANA BALTAR :
« Zumbi » (Jorge Benjor)

TRÊS MENINAS DO BRASIL : « Seo Zé » (Marisa Monte/ Carlinhos Brown/ Nando Reis)
MARIANA AYDAR : « Florindo » (Duani)
MART’NÁLIA & MOSKA : « Entretanto » (Mart’nália/ Mombaça)
MART’NÁLIA : « Tava por aí » (Mart’nália/ Mombaça)
CHICO BUARQUE : « Querido amigo » (Chico Buarque/ Francis Hime/ Daniel Viglietti)
CAETANO VELOSO : « Sem cais » (Caetano Veloso)

Bloco III
JORGE’S : BENJOR, VERCILO, MAUTNER, ARAGÃO :
« Líder dos Templários » (J.Aragão/ J.Benjor/ J.Vercilo)

BENA LOBO : « Funk maluco » (Bena Lobo/ I.Eça/ M.Godoi)
MARCELO D2 : « Desabafo » (Marcelo D2/ Nave)
VERONICA SABINO : « Agora » (Veronica Sabino)
TONI PLATÃO : « Pros quem estão em casa » (F.Murrah/ R.Portela)
LULA QUEIROGA : « Melhor do que eu sou » (Lula Queiroga)
LENINE : « Martelo bigorna » (Lenine)
BANGALAFUMENGA : « Barraco dourado » (Rodrigo Maranhão)
ALCEU VALENÇA : « Íris » (Alceu Valença)

Bloco IV

VERÔNICA FERRIANI : « If you want to be a lover » (O.Brown/ L.Henrique)
EVELINE HECKER : « Tempo sem tempo » (José Miguel Wisnik/ Jorge Mautner)
ELISA QUEIRÓS : « Outono » (José Miguel Wisnik)
NANA CAYMMI : « Bons momentos » (Zé Luis Lopes/ Marcio Proença)
ROBERTA SÁ & LENINE : « Fogo e gasolina » (Pedro Luis/ Carlos Rennó)
THAÍS MOTTA : « Ai de mim » (Marco Pinheiro/ Chico Alves)
CRIS AFLALO : « Tudo que respira quer comer » (Carlos Careqa)

Bloco V
LENY ANDRADE :
« Rio » (Roberto menescal/ Ronaldo Bôscoli)

CELSO FONSECA : « Queda » (Luciano Salvador Bahia)
FRED MARTINS : « Agora é com você » (Fred Martins)
ZÉ RENATO : « Nossa canção » (Luiz Ayrão)

Lembrando Maysa: "Ouça" (Maysa)/ "Ne me quittes pas" (Jacques Brel)



dimanche 26 avril 2009

« Tropicália », programa de MPB na Belgica, na rádio e on line.

Antonio Carlos Jobim (1927-1994)...
pour ouvrir le
Tropicália de ce lundi 20/04...

Et oui, c’est le grand retour de Tropicália ce lundi 27 avril, sur Radio Judaica (90,2 FM).

Pour rappel, l’émission passe sur les ondes vers 21h50, et va jusqu’à…l’épuisement de l’animateur. Bon, disons que le concept du programme a trouvé son format sur environ 2H30 de diffusion.
Tropicália s’écoute également online en accédant au site de la station :
www.radiojudaica.be.
Au menu de demain, les sujets abordés sur ce blog ces dernières semaines…Et ce n’est pas la matière qui manque.
On écoutera donc entre beaucoup d’autres choses…
Tom Jobim, Vinicius de Moraes, Roberta Sá, Mart’nália, Zé Renato, Leny Andrade, mais aussi des artistes moins connus et largement évoqués ici comme Mariana Baltar, Fred Martins, Bena Lobo, Cris Aflalo, Verônica Ferriani, Mariana Aydar, Thaís Motta ou Elisa Queirós.

Parmi les nombreuses nouveautés, on découvrira les nouveaux albums de Lula Queiroga, Alceu Valença, Guinga, Bangalafumenga, Verônica Sabino, Nana Caymmi ( !)…et puis….et puis…je vous propose de me rejoindre pour découvrir bien les autres surprises…
Je vous retrouve sur les ondes !!

Pois é…Tropicália esta de volta esta segunda feira, 27 de abril, na Rádio Judaica (90,2 FM).
Só para lembrar a vocês, o programa passa nas ondas às 16h50 (hora Brasil) até …o esgotamento do apresentador. Bom, digamos que 2 horas e 30 minutos de duração do programa, parece ser o formato ideal, até agora.
Pode se ouvir Tropicália online, acessando www.radiojudaica.be
No cardápio, amanhã, as pautas desenvolvidas neste blog, durantes essas últimas semanas…E não foram poucas !
Vamos ouvir a música do Tom Jobim, Vinicius de Moraes, Roberta Sá, Mart’nália, Zé Renato, Leny Andrade, mas também artistas menos conhecidos como Mariana Baltar, Fred Martins, Bena Lobo, Cris Aflalo, Verônica Ferriani, Mariana Aydar, Thaís Motta ou Elisa Queirós.

Por falar de novidades, a gente desfrutara dos novos discos de Lula Queiroga, Alceu Valença, Guinga, Bangalafumenga, Verônica Sabino, Nana Caymmi ( !), e que mais?…melhor se ligar para saber das inúmeras surpresas (pois também ainda não escolhi tudo !)
Então, espero vocês amanhã…

vendredi 24 avril 2009

En écoute aujourd’hui : Verônica Ferriani et Cris Aflalo.

Verônica Ferriani, jongle avec les styles (photo divulgation)

(texto português em baixo)

S’il vous prend la curiosité de taper « Verônica Ferriani » sur votre clavier en recherche Youtube, vous tomberez sur une trentaine de vidéos à visionner. C’est dire si cette jeune chanteuse de São Paulo à déjà du métier. Vous la verrez chantant Alguem me avisou de Dona Ivone Lara, filmée dans sa chambre par ses parents quand elle avait 9 ans, jusqu’à sa participation pour le programme « Som Brasil » consacré à l’œuvre de grand Ivan Lins. Pour ce programme, Verônica réussissait l’exploit de nous rendre attentifs à des titres mille fois rabachés comme Me deixe em paz, Dinorah, Dinorah, ou Cartomante. Un défi encore plus ardu que ces titres résonnent dans nos têtes aux travers des interprétations d’Elis Regina.

Cette analyse s’adapte parfaitement au premier album que la chanteuse vient de lancer début de cette année 2009. C’est avec crédibilité et brio qu’elle aborde les répertoire de maître comme Paulinho da Viola (avec le peu connu Perder ou ganhar) ou Assis Valente (1911-1958), passant donc de la samba au frêvo (Na volta da lateral), ou de la soul (Eu amo você de Cassiano et Silvio Rochael) à la Bossa jazz (If you want to be a lover). Dix titres qui acquièrent une uniformité grâce à la voix très rodée de Verônica, tantôt veloutée et jazzy, tantôt plus affirmée et incisive comme dans le guerrier Um sorriso nos labios (Gonzaguinha) ou le juvénile Com mais de trinta anos (Marcos e Paulo Sérgio Valle). L’excellent travail de Marcelo Maita au clavier contribue lui aussi au répertoire de l’album agréablement éclectique. Maintenant que l’on sait que Verônica Ferriani possède une faculté d’adaptation remarquable à différents styles, il n’y a plus qu’à espérer qu’elle se mette à la disposition de compositeurs moins connus à la recherche de talents comme le sien…Un projet avec Chico Saraiva et Mauro Aguiar est d’ailleurs en chantier et devrait sortir cette année. Mais d’ores et déjà, ce « Verônica Ferriani » est écouté et approuvé !

Cris Aflalo, du Céara à São Paulo (Photo Gal Oppido)

Dans un autre genre, le travail de Cris Aflalo prend un chemin inverse à celui de Verônica Ferriani.
En 2003, cette autre chanteuse de São Paulo lançait « Só Xerêm », son premier album dédié aux compositions de son grand père, Xerêm, de son vrai nom Pedro de Alcântara filho (1911-1982). Un disque délicieux qui nous plongeait aux racines de ce chanteur/ compositeur de Fortaleza (Céara, nordeste du Brésil). « Só Xerêm » avait connu un beau succès d’estime, et fut cette année-là cité parmi les meilleurs albums de musiques « régionales » (aie, ce mot… !). Très sincèrement, je pensais qu’une fois cet hommage accompli, Cris Aflalo se serait ranger de la scène. Que nenni ! Elle délaisse ses chaussures à cordelettes pour chausser des hauts talons et un ensemble très classe à l’image de la très élégante pochette et de son répertoire très soigné.

Celui-ci se divise entre des compositeurs appartenant à la scène de São Paulo -Carlos Careqa, Arnaldo Antunes, Paulo Tatit- ou d’autre plus connus comme Lula Queiroga (encore lui !), Caetano Veloso, Gilberto Gil, quoique ces derniers avec des titres assez recherchés…Mais Cris n’hésite pas à se lancer au milieux de ces tenors en imposant quatre compositions personnelles qui ne souffrent pas de la comparaison et ne détruise en rien l’homogénéité de « Quase tudo dá », sorti en février 2009. La voix gracieuse et affinée de la chanteuse survole les arrangements délicats dont s’occupe Luiz Waack, qui est aussi à la production. Il allie touches électroniques aux percussions et autres éléments acoustiques dont ses belles interventions aux différentes guitares. L’ensemble se révèle recherché, raffiné et léger ; moderne mais à la fois avec ce quelque chose d’ancestral qui caractérisait son premier travail. Très bel album, et bien belle chanteuse…

Quelques unes de la nouvelles scène de São Paulo: Cris Aflalo, Giana Viscardi et Verônica Ferriani
(avec Caê Rolfsen et Zé Renato)


P.S : Avec Cris Aflalo, Verônica Ferriani, Mariana Aydar, Fabiana Cozza, Giana Viscardi, Bruna Caram, Glaucia Nasser et j’en oublie, São Paulo semble un vivier très sérieux quant aux chanteuses d’aujourd’hui et de demain. Que les autres capitales brésiliennes se le disent !

Verônica Ferriani : « Verônica Ferriani » (Independente)
Cris Aflalo : « Só Xerêm » (2003-Tratore)
« Quase tudo dá » (Tratore)

(texto traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Escutando hoje : Verônica Ferriani e Cris Aflalo

Se vocês tiverem a curiosidade de teclar Verônica Ferriani em seu PC, fazendo uma busca no Youtube, vão encontar uns trinta vídeos para apreciar. Pode-se dizer que essa jovem cantora de São Paulo já é do métier. Vocês a verão cantando Alguém me avisou, de Dona Ivone Lara, filmada em seu quarto por seus pais quando tinha 9 anos, até sua participaçao em 2007 no programa « Som Brasil », dedicado à obra do grande Ivan Lins. Nesse programa, Verônica até obteve bom êxito ao prender nossa atenção com títulos já ouvidos à exaustão, como Me deixe em paz, Dinorah, Dinorah, ou Cartomante. Um desafio ainda mais árduo pelo fato dessas canções ecoarem em nossas mentes através da voz de Elis Regina.
Essa análise se adapta perfeitamente ao primeiro álbum que a cantora acaba de lançar em fevereiro deste ano. É com credibilidade e brio que ela abraça um repertório de mestres como Paulinho da Viola (com a pouco conhecida Perder ou ganhar ) e Assis Valente (1911-1958), passando então do samba ao frevo (Na volta da lateral) ; ou do soul (Eu amo você, de Cassiano e Silvio Rochael) à Bossa jazz (If you want to be a lover). Dez títulos que adquirem uma uniformidade, graças à voz bem redonda de Verônica, às vezes aveludada e « jazzy », outras vezes mais firme e incisiva como na marcial Um sorriso nos lábios (Gonzaguinha) e a juvenil e ritmada Com mais de trinta anos (Marcos e Paulo Sérgio Valle). O excelente trabalho de Marcelo Maita nos teclados (rhodes e organ) contibui também para o som homogêneo desse álbum agradavelmente eclético. Agora que é sabido que Verônica Ferriani possui uma capacidade de adaptação impressionante a diferentes estilos, é so esperar que ela se coloque à disposiçao de novos compositores que buscam intérpretes talentosas como ela. Aliás, um projeto com Chico Saraiva e Mauro Aguiar já está em preparação para este ano ainda.
Mas por aqui e agora, é « Verônica Ferriani » a ouvida e aprovada !

Fazendo um outro gênero, o trabalho de Cris Aflalo toma um caminho inverso àquele de Verônica Ferriani. Em 2003, essa outra cantora de São Paulo lançou « Só Xerêm », seu primeiro álbum, obra dedicada exclusivamente às composições de seu avô, Xerêm, cujo verdadeiro nome é Pedro de Alcântara filho (1911-1982). Um disco delicioso, que nos fazia mergulhar às raízes desse cantor / compositor de Fortaleza (CE). « Só Xerêm » foi destacado na imprensa musical, e foi naquele ano citado entre os melhores álbuns « regionais » (ai, esse rótulo… !). Muito sinceramente, eu pensei que uma vez cumprida essa homenagem, Cris Aflalo se retiraria de cena. Que nada ! Ela tirou suas sandálias de couro para calçar saltos altos e vestiu roupas sociais de classe à altura de uma elegante caixa contendo um repertório muito bem caprichado. Nele enxergamos compositores da cena indie paulistana - Carlos Careqa, Arnaldo Antunes, Paulo Tatit - ou alguns outros mais conhecidos como Lula Queiroga (ainda ele !) Caetano Veloso, Gilberto Gil ; sendo que esses últimos com canções menos batidas (Um tom ou Língua do pê). Mas Cris não hesita em se lançar ao âmago de seus dons ao expor quatro composições pessoais que não comprometem em nada a homogeneidade de « Quase tudo dá », seu segundo álbum que saiu em fevereiro de 2009. A voz graciosa e afinada da cantora sobrevoa os arranjos delicados a cargo de Luiz Waack, bem com a produção. Ele alia toques eletrônicos às percussões e outros elementos acústicos, dentre os quais alumas belas intervenções de diferentes violões. O conjunto da obra nos parece renovado e refinado; contemporâneo, porém atrelado a qualquer coisa de ancestral que caracterizava seu primeiro trabalho. Um belo disco, de uma igualmente bela cantora...

P.S : Junto com Cris Aflalo, Verônica Ferriani, Maria Rita, Mariana Aydar, Fabiana Cozza, Giana Viscardi, Bruna Caram, Glaucia Nasser e algumas outras que eu possa esquecer, São Paulo parece hoje um viveiro bastante sério de jovens cantoras, tanto de hoje quanto de amanhã. Que as outras capitais basileiras que o digam !

Verônica Ferriani : « Verônica Ferriani » (Independente)
Cris Aflalo : « Só Xerêm » (2003-Tratore)
« Quase tudo dá » (Tratore)





mercredi 22 avril 2009

En écoute aujourd’hui : Fred Martins.

La Bossa, définitivement éternelle avec Fred Martins.

(texto português em baixo)


Est-il possible et envisageable aujourd’hui, d’enregistrer un disque de Bossa Nova avec les éléments constitutifs de l’époque de son âge d’or… En d’autres termes avec une instrumentation classique et intimiste, sans que le résultat ne sonne suranné ou emprunt d’une nostalgie perdue. En fait, ce serait poser la même question si je demandais s’il était concevable d’enregistrer un album pop ou rock avec seulement deux guitares, une basse et une batterie. La question est stupide (mais c’est fait exprès !) et Fred Martins nous le prouve de belle manière, sur son troisième album personnel, « Guanabara », qui rend hommage à ses maîtres qui l’ont emmené vers sa carrière musicale : Antônio Carlos Jobim et João Gilberto.

Depuis les années 80, on nous a servi des soupes tellement gluantes de bossa-lounge-électro-pop, que l’album de Fred nous apparaît tout simplement original ! De plus « Guababara » n’est pas une énième relecture des classiques du genre. Il s’agit bien là d’un album de treize nouveaux titres de sa composition avec quelques-uns de ses partenaires d’écriture comme Marcelo Diniz, Manoel Gomes ou Francisco Bosco. Sans aucun artifice, Fred au chant et à la guitare se fait accompagner d’Alex Rocha à la contrebasse, et de Marcio Baia à la batterie, tandis que de manière bien à propos, interviennent çà et là, un ensemble de cordes dirigé par Jessé Sadoc, et une section de cuivre emmenée par Marcelo Martins. Ces arrangements n’est pas sans m’évoquer, par instant, la sonorité de l’album « João » (1991), de João Gilberto. Attention cependant ! « Guanabara » est un disque de musiciens qui se déguste sur plusieurs écoutes. Un survol trop rapide, et vous aurez vite fait de le trouver trop uniforme. Ce n’est pas un album facile, comme ne le sont pas non plus les harmonies que Fred Martins utilise. Et si vous prenez votre temps, vous découvrirez que de petites perles comme Amo tanto, Agora é com você, Breve primavera ou Tudo teu (pour citer mes préférées), vous récompenseront de votre patience et -qui sait- deviendront peut être un jour des classiques…de la Bossa Nova. Enfin, il est amusant de constater que plus nous nous dirigeons vers la fin des plages ensoleillées de « Guanabara », plus l’album retrouve le style pop initial de Fred comme avec Doceamargo et Por um fio, qui clôturent l’album. Alors, « Guanabara » : « The Last and definitive Bossa Nova album » ?

(texto português traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Ouvindo hoje : Fred Martins.

Será que é possível vislumbrar nos dias de hoje a gravação de um disco de Bossa Nova, com os elementos que a constituíam em sua época de ouro.. ? Em outros termos, quero dizer : contando com arranjos e instrumental clássicos e intimistas, sem que o resultado soe ultrapassado ou contaminado por uma nostalgia perdida ? Na realidade, seria o mesmo que perguntar se hoje seria possível gravar um álbum pop ou rock apenas com duas guitarras, um baixo e uma bateria. Pois é, a pergunta é idiota - mas foi de propósito ! - e Fred Martins nos prova que sim, da maneira mais elegante, através de seu terceiro álbum solo, « Guanabara », que homenageia a seus mestres que o levaram à música: Antônio Carlos Jobim e João Gilberto. Desde os anos 80, a gente passou a escutar tantas saladas mistas do tipo bossa-lounge-eletro-pop, que o som tão simples do Fred nos parece original! E mais, « Guababara » não é uma enésima releitura de clássicos do gênero. Ele transita bem através de um álbum de treze novos títulos de sua autoria, sendo que alguns desses em parceria com letristas como Marcelo Diniz, Manoel Gomes ou Francisco Bosco. Sem qualquer artifício, Fred na voz e no violão se faz acompanhar de Alex Rocha no contrabaixo, e de Marcio Baia na bateria ; e além disso, no máximo, e bem a propósito, intervêem aqui e ali um conjunto de cordas dirigido por Jessé Sadoc e uma sessão de metais conduzida por Marcelo Martins. Esses arranjos não deixaram de me evocar, por instantes, a sonoridade do álbum « João » (1991), de João Gilberto. No entanto, atenção ! : « Guanabara » é um disco de musicistas para ser degustado ao longo de várias audições. De uma sorvida rápida, vocês podem vir a achá-lo uniforme. Esse não é um disco fácil, assim como não são as harmonias que Fred utiliza.
E se vocês tiverem um pouco de tempo , descobrirão que pequenas pérolas como Amo tanto, Agora é com você, Breve primavera ou Tudo teu - (para citar minhas preferências) - recompensarão sua paciência e levarão vocês a crer – talvez – que esses títulos se tornarão os novos clássicos... da Bossa Nova. Enfim, é interessante constatar que quanto mais nos dirigimos ao final das praias ensolaradas de « Guanabara », mais o álbum resgata o estilo pop inicial de Fred, como em Doceamargo (que já estava no seu dvd « Tempo afora ») e Por um fio , que fecham o cd. Então, « Guanabara » : « The ultimate Bossa Nova Album » ?


Fred Martins: "Guanabara" (Sete Soís)

En écoute à droite------Agora é com você------Escuta a direita

mardi 21 avril 2009

Petite étude comparée : Lula Queiroga et Lenine.

Lula Queiroga...plus intellectuel (photo divulgation)

(texto português em baixo)


C’est en 1997 que j’ai pris connaissance pour la première fois du nom de Lula Queiroga sur l’album « O Dia em que faremos contato » de Lenine, un disque qui avait bousculé certaines de mes certitudes musicales.

Lula Queiroga apparaissait aux crédits de plusieurs titres. Parmi ceux-ci, le rageur Dois olhos negros dont il était l’unique auteur, un rock viscéral et tribal à la ligne mélodique tortueuse, délivré sans concession par Lenine.
Par la suite, en cherchant bien, je retrouvais « Baque solto » (1983), premier essais discographique signé par les deux compères qui ne présageait en rien du son qu’ils allaient nous livrer par la suite.
Lenine connut une reconnaissance nationale et internationale vers la fin des années 90, tandis que Lula Queiroga, se cantonnait à une carrière plus discrète, surtout dédié à la composition pour autrui. Il lança cependant les très estimés « Aboiando a vaca mecânica » (2001) et « Azul Invisivel vermelho cruel » (2004), disques que je n’ai jamais eu la chance d’avoir entre les mains. Cependant certains des titres inclus dans ces albums –et d’autres de ses compositions- se retrouvèrent aux répertoires de Ney Matogrosso, Zizi Possi, Elba Ramalho, Zélia Duncan, Virginia Rosa, Paula Morelenbaum, et bien d’autres.
Plus récemment, ce furent Belo estranho dia de amanhã sur le dernier album de Roberta Sá (2007) et Tem juizo mas não usa , la meilleure plage de « Ponto enredo » (2008) de Pedro Luis e a Parede, qui attirèrent mon attention. Je fus surpris de voir que ces deux titres –parmi les plus joués sur Tropicália- étaient issus du même esprit créateur. L’une une bossa délicate, l’autre une samba rock vénéneuse et irrésistible. Elles sont d’ailleurs inclues dans des versions quelque peu distinctes sur le nouvel album de Lula Queiroga, "Tem juizo mas não usa", du même titre composé avec Pedro Luis.

Lenine...plus 'animal' (photo Daniel A.)

Bien sûr, Lenine et Lula Queiroga ont bu aux mêmes sources sonores : le rock, l’électro, l’afrocyber culture de Chico Science et à l’héritage ancestral du Pernambuco. Cependant les deux artistes ont des personnalités bien différentes. Physiquement, sur scène ou vocalement, Lenine possède cette attitude primale, et une sauvagerie instinctive qui ne sont pas le propre de Queiroga, artiste à la posture plus intellectuelle. D’où une projection médiatique visuelle plus évidente pour Lenine.
Mais Lula possède en main une palette harmonique bien plus riche en termes de composition, ainsi qu’une volonté constante de recherche quant à l’instrumentation. Pour résumé, je dirais que Lula Queiroga aurait pu composer chacun des titres de Lenine, mais que l’inverse est peu probable. Lenine est un troubadour moderne, un interprète sans égale, maître de sa guitare percussive et des atmosphères musicales qu’il veut installer. Qu’elles soient angoissantes, orageuses ou parfois méditatives.
Il reste tout simplement plus rock que son « gémeaux » de Recife.

De son côté, Lula Queiroga est un inventeur de sons contemporains, un expérimentateur, pas très éloigné parfois de certains avant-guardistes de São Paulo (je pense à André Abujamra, à Itamar Assumpção pour certaines lignes mélodiques saccadées, voire à Arnaldo Antunes dans ses intonations). C’est ce mélange peu définissable, qui emprunte à une multitude d’influences passionantes, que Lula Queiroga nous offre dans « Tem juizo mas não usa ». À chaque écoute, il nous livre de nouvelles surprises aux entournures de chaque ligne mélodique. Il est trop tôt pour dire si l’album sera une des meilleures productions de l’année, mais il sera difficile de faire plus contemporain.

LULA QUEIROGA: « Tem juizo mas não usa » (Luni prod.)

(texto português traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Pequeno estudo comparado : Lula Queiroga e Lenine.

Foi em 1997 que eu tomei conhecimento pela primeira vez do nome de Lula Queiroga, através do álbum « O Dia em que faremos contato », de Lenine ; um disco que veio balançar algumas de minhas certezas musicais. Um verdadeiro choque…
Lula Queiroga aparecia nos créditos de diversas faixas. Dentre algumas, Dois olhos negros , do qual ele é o único autor : um rock visceral e tribal, de linha melódica tortuosa, executado sem concessões por Lenine.
Na sequência, procurando bem, eu reencontrei « Baque solto » (1983), primeiro ensaio discográfico assinado pelos dois amigos de longa data, que ainda não nos mostrava o som com o qual eles iriam nos invadir, 10 anos depois.
Lenine é senhor de um reconhecimento nacional e internacional desde o final dos anos 90, enquanto que Lula Queiroga encastelou-se numa carreira mais discreta, dedicada sobretudo à composição para terceiros. Mas ele lançou, em paralelo, os apreciados « Aboiando a vaca mecânica » (2001) e « Azul Invisivel vermelho cruel » (2004), discos que eu jamais tive a oportunidade de ter em mãos. Porém, alguns títulos constantes desses álbuns - além de outras de suas composições – nos trazem de volta aos repertórios de Ney Matogrosso, Zizi Possi, Elba Ramalho, Zélia Duncan, Virginia Rosa, Paula Morelenbaum, além de outros.
Mais recentemente, foram Belo estranho dia de amanhã, do mais recente álbum de Roberta Sá (2007) ; e Tem juizo mas não usa (Lula Queiroga/ Pedro Luis), a melhor faixa de « Ponto enredo » (2008), de Pedro Luis e a Parede, que me chamaram a atenção. Eu me surpreendi ao verificar que esses dois títulos – dentre os mais tocados no Tropicália – são resultado do mesmo espírito criativo. O primeiro é uma bossa delicada ; o outro um samba-rock « envenenado » e irresistível. Essas faixas estão também inclusas, sob versões um pouco diferentes, dentro de « Tem juizo mas não usa », terceiro disco de Lula, que acabou de sair.
Na verdade, Lenine e Lula Queiroga beberam das mesmas fontes sonoras : do rock, do eletro, da cultura afrocyber do Mangue Beat, e da herança ancestral de Pernambuco. Não obstante, os dois artistas têm personalidades bem diferentes. Fisicamente, em cena ou vocalmente, Lenine é dono de uma atitute primal e de uma selvageria instintivas, que não são próprias de Queiroga - artista de postura mais intelectual. Daí uma projeção midiática visual mais evidente para Lenine.
Mas Lula tem nas mãos uma paleta harmônica bem mais rica em termos de composições, bem como um impulso constante de proceder à pesquisa instrumental. Em resumo, eu diria que Lula Queiroga poderia ter composto qualquer título de Lenine, mas o inverso é pouco provável. Lenine é um trovador moderno, um intérprete sem igual ; mestre de sua guitarra percussiva e das atmosferas musicais que ele pretende criar. Quer elas soem angustiantes, tempestuosas, ou por vezes meditativas.
Resta-lhe simplesmente mais rock do que seu « gêmeo » de Recife.
Por seu lado, Lula Queiroga é um inventor de sons contemporâneos, um experimentador, não tão distante assim de certos vanguardistas de São Paulo (eu penso em André Abujamra ou Itamar Assumpção para certas linhas melódicas mais bruscas, à maneira de Arnaldo Antunes em suas entonações), ou em Portugal, Pedro Abrunhosa. É essa mistura, meio indefinida, que conduz a uma multiplicidade de influências apaixonantes, e que Lula Queiroga nos oferece em « Tem juizo mas não usa ». A cada vez que se ouve, ele nos aponta novas surpresas através dos contornos de cada linha melódica. Ainda é muito cedo para dizer se esse álbum será uma da melhores produções do ano, mas será difícil que se faça algo mais comtemporâneo.

En vidéo: LULA QUEIROGA (live): « Tem juizo mas não usa » (Pedro Luis/ Lula Queiroga)
LENINE: "Dois olhos negros" (live MTV") (Lula Queiroga)



samedi 18 avril 2009

Souvenir gravé : "Três meninas do Brasil".

Um novo Grande Encontro: Jussara, Rita e Teresa (foto Daniel A.)

(texto português em baixo)

Le 24 août dernier à Rio, tandis que j’hésitais entre la corde et le gaz pour ne pas avoir réussi à obtenir un ticket pour voir João Gilberto commémorer les 50 ans de la Bossa Nova, "trois jeunes filles du Brésil" me redonnèrent goût à la vie –et surtout foi en la MPB - en m’offrant au Théâtre Municipal de Niterói un des shows les plus réjouissants de 2008. Ce soir-là, Jussara Silveira, Rita Ribeiro et Teresa Cristina, s’étaient réunies pour enregistrer le dvd d’une tournée qu’elles avaient emmenée un peu partout dans le pays : « Três meninas do Brasil » (de la chanson de Moraes Moreira et Fausto Nilo).


Teresa Cristina: "Cantar..." (photo Daniel A.)

Mettons les choses au clair directement, nous sommes ici en présence de jeunes divas déjà bien installées sur la scène de la musique populaire brésilienne, et non pas –comme j’ai pu le lire çà et là- en présence de trois chanteuses de la nouvelles génération. Ce sont des artistes d’expériences à la personnalité affirmée qui se sont déjà forgées une carrrière, et qui n’ont plus rien à nous prouver. L’idée de la réunion de ces trois brillantes artistes vient de l’idée de Teresa Cristina, et aurait pris forme sous l’impulsion de la production d'Elza Ribeiro, la soeur de Rita.
« Três meninas… » nous enthousiasme par le voyage musical qu’il nous propose à travers tout le Brésil. D’abord par le fait des chanteuses elles-mêmes, venues de régions et d’univers différents. Chaque interprète tient ici son rôle, dicté simplement par sa personnalité : Jussara, la sensuelle bahianaise ; Rita, la guerrière du Maranhão, et Teresa, l’émotive de Rio de Janeiro. En trio, en duo, ou parfois seules, elles visitent un répertoire coloré qui transpire l’essence même des richesses des rythmes du Brésil. Pour ce faire, elles empruntent aux répertoires des plus illustres compositeurs qu’on puisse imaginer : Caetano Veloso, Chico Buarque, Dorival Caymmi (qui venait de décéder quelques jours avant le show), Dominguinhos, Zeca Baleiro, Moraes Moreira, Paulinho da Viola et bien d’autres encore. Et en sortant du magnifique Théâtre Municipale, je me demandais si j’avais déjà pu assister à un concert plus véritablement brésilien que celui-là. La flamboyance des couleurs transparaissait tant sur scène, qu’au travers les voix des trois protagonistes, des rythmes hybrides… ou de la couleur rouge saumon de la chemise du belge que l’on aperçoit à la fin du show au troisième rang dans le public !
Oui, en vérité je vous le dis : ce soir-là, je m’étais un peu réconcilié avec une MPB qui m’avait un peu filé le bourdon à l’écoute des productions un peu laborieuses et convenues de l’année dernière.

Rita Ribeiro: "Minha tribo sou eu..!" (photo Daniel A.)

C’est bien simple, « Três meninas do Brasil » contient tous les ingrédients pour devenir le parfait petit guide initiatique destiné à ceux qui voudraient se lancer dans une approche de la MPB de qualité !






"Três meninas do Brasil" (Quitanda/ Biscoito fino)


(texto portugues traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Jussara Silveira: « lá vem a bahiana… » (de Minas) (foto Daniel A.)

Lembrança gravada : Três meninas do Brasil.


No dia 24 de agosto passado, uma vez que eu estava escolhendo entre a forca e o gaz por não ter conseguido um ingresso para ver João Gilberto comemorar os 50 anos da Bossa Nova, três « meninas » do Brasil me devolveram o amor à vida – e sobretudo à MPB ! – ao me oferecerem no Teatro Municipal de Niterói um dos shows mais revigorantes de 2008. Naquela noite, Jussara Silveira, Rita Ribeiro e Teresa Cristina, reuniram-se para gravar o dvd de uma tournée que elas haviam levado para uma parte do país: « Três meninas do Brasil » (da canção de Moraes Moreira e Fausto Nilo).
Vamos esclarecer as coisas: nós estamos aqui diante da presença de jovens divas já bem estabelecidas na cena da música popular brasileira, e não – como eu já pude ler a respeito – frente a três cantoras duma nova geração. Trata-se de artistas com experiência, carreiras e personalidades já firmadas, que não têm mais nada a nos provar. A idéia de reunir essas três artistas brilhantes veio de Teresa, e tomou forma através do impulso de produção de Rita (Manixa prod.). « Três meninas… » se revela entusiasmante pela viagem musical, através de todo o Brasil, que esse show nos propõe. Inclusive pelo fato delas mesmas, as cantoras, serem oriundas de regiões e de universos diferentes. Cada intérprete tem aqui seu papel, explicitado simplesmente pela personalidade de cada uma : Jussara, a baiana sensual ; Rita, a guerreira do Maranhão, e Teresa, a emotiva do Rio de Janeiro. Em trio, em duo, ou cada uma de por si, elas visitam um repertório colorido que transpira a essência mesma das riquezas dos ritmos do Basil. Para tal feito, elas tomam para si os repertórios dos mais ilustres compositores com os quais podemos sonhar : Caetano Veloso, Chico Buarque, Dorival Caymmi (que acabara de falecer, alguns dias antes do show), Dominguinhos, Zeca Baleiro, Moraes Moreira, Paulinho da Viola, Tom Zé e ainda outros mais. Ao sair do magnífico Teatro Municipal de Niterói, eu me perguntava se já havia assistido a um espetáculo tão verdadeiramente brasileiro como aquele. A resplandescência de cores transparecia tanto em cena, quer através das vozes das três protagonistas, quer dos ritmos híbridos... ou do tom salmon da camisa dum certo belga que aparece lá pelo final do show, na terceira fileira em meio do público ( !).

Produção e direçao musical do show : o mestre Jaime Alem (foto Daniel A.)

Sim, eu posso confessar a vocês : naquela noite, eu me senti um pouco mais reconciliado com uma MPB que havia me deixado um pouco deprimido depois de ter ouvido em 2008 –em relação aos anos anteriores- poucas produções que me tinham entusiasmado.
É bem simples : « Três meninas do Brasil » contém todos os ingredientes para vir a ser o perfeito guia para a iniciação daqueles que desejam se lançar, através de uma abordagem perfeita, ao conhecimento de uma MPB da maior qualidade !


jeudi 16 avril 2009

En écoute aujourd’hui : Mariana Aydar.

Mariana Aydar sur canapé...(photo Daniel A.)

(texto português em baixo)


Évoquant son deuxième album encore en gestation au mois d’août dernier, Mariana Aydar me confiait : « J’ai encore très peu de titres…Un composé par une nouvelle chanteuse que j’adore, Luisa Maita –retiens bien ce nom-là ! - un autre avec le ‘sambista’ Rômulo Fróes, et également une chanson avec le grand poète de São Paulo, Nuno Ramos. J’aurai à nouveau une composition de Giana Viscardi… ».
Si le titre avec Giana Viscardi a été écarté du répertoire, Mariana avait déjà en tête une idée assez précise de ce qui figurerait sur son nouvel album. Nous avons en effet Beleza de Luisa Maita (avec Rodrigo Campos), Nada disso é pra você de Rômulo Fróes (avec Clima), et la chanson écrite par Nuno Ramos avec Mariana –Tudo que eu trago no bolso- assez expérimentale, et qui ferme ce très bon “Peixes Pássaros Pessoas”. Le fait est que, après avoir lancé le brillant « Kavita 1 » en 2006, la chanteuse de São Paulo a décidé de laisser les commandes à Duani, jeune compositeur percussionniste –et accessoirement son compagnon dans la vie- pour sept des treize titres de l’album, elle-même ne participant à l’écriture que d’un seul : Palavras não falam. La production de « Peixes Pássaros Peixes » a été laissé aux bons soins de Duani et Kassin, ce dernier un des noms les plus hype du monde musical de l’axe Rio-São Paulo de ces dix dernières années dont on sent la patte sur Beleza et Peixes (Nenung).

Et pourtant, l’album « PPP » sonne bien plus traditionnel que son prédécesseur. Kassin a eu le bon ton de laisser au couple Kavita (c’est-à-dire Mariana)/ Duani, l’espace pour s’exprimer dans un disque où la samba sous diverses variantes (enredo, partido, marchinha) est rendue sous forme de compositions solides, assez classiques dans leurs instrumentations. Duani nous offre, dans ses meilleurs moments, des titres qui paraissent avoir la patine d’anciens classiques des ‘Velhas Guardas’, comme Florindo, le titre qui ouvre l’album. De son côté, Mariana Aydar ne pêche ni par excès, ni par recherches de virtuosité superflue. Les strasses, elle les garde pour sa très belle pochette et son livret…C’est cette retenue qui me séduit ainsi que son incontestable personnalité vocale qui installe un climat bien à elle. Cela nous amène à dire que, ayant marqué ce deuxième essais (celui que les jeunes chanteuses ont le plus de mal à concrétiser), plus rien n’arrête désormais la chanteuse à créer à loisir son propre monde musical. Elle nous y invite déjà de belle manière ici…(en concert à Paris, au New Morning, le 12 mai).

MARIANA AYDAR: "Peixes Pássaros Peixes" (Universal music)

En écoute à droite----- "Florindo" & "Beleza"----Escuta a direita

Escutando hoje : Mariana Aydar.

Evocando seu segundo álbum ainda em gestação no mês de agosto passado, Mariana Aydar me confidenciou : « Tenho umas cançoes prontas... uma delas composta para uma nova cantora que eu adoro, a Luisa Maita – guarde bem esse nome ! – uma outra com o ‘sambista’ Rômulo Fróes, e igualmente uma canção com o grande poeta de São Paulo, Nuno Ramos. Também vou ter uma composição de Giana Viscardi ».
Se o título com Giana Viscardi ficou ausente do repertório, Mariana já tinha em mente uma idéia bem precisa do que virá a figurar no seu novo álbum. Temos de fato Beleza, de Luisa Maita (com Rodrigo Campos), Nada disso é pra você de Rômulo Fróes (com Clima), e a canção escrita por Nuno Ramos com Mariana – Tudo que eu trago no bolso - bastante experimental, e que fecha esse muito bom « Peixes Pássaros Pessoas ». O fato é que, depois de lançar o brilhante « Kavita 1 », em 2006, a cantora de São Paulo decidiu passar o comando a Duani, jovem compositor percussionista – e de quebra seu companheiro de vida – para sete dos treze títulos do disco, ela mesma participando duma composição só : Palavras não falam . A produção de « Peixes Pássaros Pessoas » foi deixada aos bons cuidados de Duani e Kassin, esse último um dos nomes mais badalados do universo musical do eixo Rio-São Paulo nesses últimos dez anos, cuja influença se sente sobre Beleza e Peixes (Nenung).
E no entanto, o álbum « PPP » soa bem mais tradicional que seu predecessor. Kassin teve o bom gosto de deixar ao casal Kavita (apelido da Mariana)/ Duani, o espaço para que pudesse se exprimir num espaço onde o samba sob suas diversas variantes (enredo, partido, marchinha) é tratado sob a forma de composições sólidas e bem clássicas em seus arranjos instrumentos. Duani nos oferece, em seus melhores momentos, títulos que parecem ter o verniz dos antigos clássicos das ‘Velhas Guardas’, como Florindo, a faixa que abre o disco. De sua parte, Mariana Aydar não peca nem por excesso, nem pela apelação de virtuosismo superficial. Os brilhos, Mariana os guarda para sua belíssima capa e seu encarte... É justamente essa moderação que me seduz, assim como sua incontestável personalidade vocal que cria um clima bem de acordo com ela mesma. É mais apropriado dizer que, tendo conseguido sua segunda etapa (aquela que a maioria das cantoras nao conseguem ultrapassar), nada impede mais a cantora de criar seu próprio universo musical, no qual ela já nos convida aqui ... estará se apresentando em Paris, no New Morning, no próximo dia 12 de maio.


mercredi 15 avril 2009

Voyage de poche, flashback : Bena Lobo.

Bena Lobo dans l' intimité (photo Daniel A.)

(texto português em baixo)


L’histoire de Bena Lobo est celle du problème universellement connu dans le monde des arts (mais pas seulement) : être le descendant d’une lignée illustre. Et donc de la difficulté de se forger un prénom. Mais pour Bena (ou Bernardo) ; le destin a mis la barre très haut. Fils d’Edu Lobo, un des compositeurs les plus importants de la musique populaire brésilienne moderne (et donc du monde !), et petit-fils de Fernando Lobo (1915-1996), autre célèbre compositeur, historien et écrivain, voilà ce qui s’appelle un héritage lourd à porter. Et comme si cela ne suffisait pas, la maman n’est autre que Wanda Sá, une des protagonistes des premiers moments de la Bossa Nova.


La première fois que j’ai pris connaissance de l’existence de Bena, ce fut dans les pages de « Caras », célèbre revue qui nous raconte les petites histoires de toutes les jet sets réunies. On l’y voyait jouer pour une fête donner par une personnalité qui m’était inconnue. Il n’avait donc rien pour que je m’y intéresse à la base. Peu de temps après, sortait son deuxième album, « Sábado », où il apparaissait sur la pochette en playboy au sourire carnassier, lunette de soleil…Ce qui me le rendait encore plus suspect ! Mais la présence de Lenine, Seu Jorge, Milton Nascimento, Pedro Luis et d’autres invités prestigieux, cités sur les crédits de la pochette, me poussa à la curiosité. Et grand bien me fit, car à l’écoute de cet album, je fus plutôt impressionné par la qualité des compositions de Bena, divisées entre la samba funk et les mélodies très empruntes des harmonies du Nordeste. Est-ce à cause de l’ADN de ses origines du Pernambuco…Quoi qu’il en soit, l’idée que Bena était le fils de qui que ce soit avait disparue de mon esprit.
Seulement voilà, être non seulement « fils de », mais aussi être pote avec le gratin de la MPB, ancienne et nouvelle génération confondue…Voire même de fréquenter la jeunesse dorée de la Zone Sud de Rio, ce sont autant de raisons pour que la presse spécialisée se pince le nez.
Quand je l’ai rencontré, en 2008, je me suis retrouvé devant un gars sympa, avenant et d’une grande simplicité (voire humilité). J’ai perçu un artiste qui devait non seulement dédier son énergie à la composition, mais aussi à se poser comme artiste à part entière, quel que soit son entourage prestigieux. Et peut-être que là, Bena n’a pas toujours fait les bons choix.

Peu de temps après, il enregistrait fin 2006, au Théâtre Rival (RJ), le dvd homonyme au disque, « Sábado, ao vivo », qui n’est sorti qu’en décembre 2008. C’est dire si, pour l’artiste, c’est déjà une production qui fait déjà partie de ses souvenirs lointains.

Profitant de ce ‘voyage de poche’, nous avions décidé de nous revoir, histoire de parler de ses projets… Et j’avais pour le coup, eu le temps de visionner le dvd en question, la veille. Comme pour l’album en studio – à mon avis- il commet l’erreur de ne pas s’affirmer seul ; et invite sur scène une pléiade de noms fameux. Le super bassiste Arthur Maia, João Donato, Pedro Luis, Edu Lobo, sans parler –et ça, c’est une bonne idée- de Carlos Malta e Pife Muderno. Si, indiscutablement, la prestation de ses propres compositions constitue le point fort du show, il est à se demander si les hommages –sincères- rendu à ses maîtres -comme Chico Buarque, Caetano Veloso, Tom Jobim, João Donato, ou à son propre père- ne viennent pas un peu tôt dans sa carrière. Autre erreur sans doute –et cela il me l’avouera lui-même avant que je ne lui en parle- les trop nombreux close ups sur le public, pour la plupart constitué d’amis et de célébrités venues de tous les horizons. Difficile après cela, d’obtenir une certaine crédibilité de la critique. Par instants, j’ai senti le garçon un peu désappointé face à cette indifférence que semble montrer la presse de Rio, principalement.
Mais Bena Lobo n’est pas décidé à baisser les bras. Il n’est bien sûr pas question de se cloîtrer et d’ignorer ses amitiés franches, aussi célèbres soit-elles…Mais sans doute d’oser s’affirmer seul en tant qu’artiste. Le garçon possède, à mon avis, le talent requis pour cela.

Paulo César Pinheiro, un des plus grands poètes de la samba
(photo M.L.Thompson)


Le compositeur a déjà entamé un projet qui pourrait enfin lui apporter une certaine reconnaissance: celui de sortir fin de cette année 2009, un album en collaboration avec Paulo César Pinheiro, un des plus importants paroliers (lettriste) de la samba. Si pour les arrangements ou la production de ce disque, il pouvait aussi compter sur un arrangeur du calibre d’un Dori Caymmi (c’est une idée pressentie, mais non conclue encore), cela pourrait donner naissance à un bien beau projet.

En attendant Bena s’active aux répétitions d’une série de shows à venir prochainement avec son ami et collègue Daniel Gonzagua, lui aussi artiste talentueux, dernier maillon d’une filiation prestigieuse, celle de Gonzaguinha (1945-1991) et Luiz Gonzagua (1912-1989). C'est d'ailleurs ce parallèle de filiation entre les deux artistes qui sera mis à l'honneur.
Quant à moi, j’attends surtout le projet qui l’affirmera en tant qu’artiste autonome.

(tradução do texto francês, destinado aos leitores aprendizes)

Viagem de bolso, flashback : Bena Lobo.

A história de Bena Lobo é daquelas do tipo que abordam um problema universalmente conhecido no mundo das artes (mas não somente) : ser o descendente de uma linhagem ilustre. E daí a dificuldade de se forjar um « nome próprio ». Mas para Bena (ou Bernardo) ; o destino colocou o desafio muito acima do comum. Filho de Edu Lobo, um dos compositores mais importantes da moderna música popular basileira (e quiçá do mundo !) e filho caçula de Fernando Lobo (1915-1996), outro célebre compositor e escritor, convenhamos que se trata e uma herança pesada de se carregar. E como se isso não fosse o bastante, sua mamãe não é ninguém menos que Wanda Sá, uma das protagonistas dos primeiros momentos da Bossa Nova.

A primeira vez em que tomei conhecimento da existência de Bena, foi através das páginas de « Caras », famosa revista que nos conta historinhas de todo tipo acerca de personalidades do jet set brasileiro. Podia-se vê-lo tocando numa festa organizada por uma « celebridade » que me era desconhecida. Não havia então nada naquilo que me interessasse a princípio. Um certo tempo depois, tendo saído seu segundo álbum, « Sábado », em cuja capa ele aparecia como um playboy a sorrir com certo escárnio, sob óculos escuros... Aí é que eu o achei ainda mais suspeito ! Mas as presenças de Lenine, Seu Jorge, Milton Nascimento, Pedro Luis e de tantos outros convidados de prestígio citados nos créditos da caixa, me rendi à curiosidade. No que fiz muito bem, uma vez que ao ouvir esse disco, eu fiquei acima de tudo impressionado com a qualidade das composições de Bena, divididas entre o samba funk e as melodias bem influenciadas pelas harmonias do Nordeste. E isso por causa, provavelmente, do registro em seu DNA das suas origens pernambucanas...
E mesmo apesar disso, a idéia de que Bena é filho de quem é, já tinha então desaparecido de meu espírito.
E dessa forma, sendo não somente « filho de », mas ao mesmo tempo ser amigo fiel de boa parte do pessoal da MPB, antiga e nova gerações se confundindo, somam-se as razões para que a imprensa especializada lhe torça o nariz.
Quando eu o reencontrei, em 2008, eu me vi novamente frente a um cara simpático, receptivo, e de uma grande simplicidade (eu diria mesmo humildade). Eu percebi um artista que não deveria dedicar sua energia somente à composição, mas também a se colocar como um artista por inteiro, independente de sua prestigiada « entourage ». Um tempo depois, ele gravou, em fins de 2006, no Teatro Rival (RJ), o dvd homônimo ao disco, « Sábado ao vivo », que só veio a ser lançado em dezembro de 2008. Seria o caso de se considerar, em relação ao artista, que esse trabalho é uma produção que já faz parte de uma memória longíncua do mesmo.

Aproveitando essa « viagem de bolso », nós resolvemos nos rever, a fim de conversar sobre seus projetos... E eu tive, por acaso, um tempo para dar uma olhada no dvd em questão, na véspera. Assim como para o álbum em estúdio – a meu ver – ele cometeu o erro de não se afirmar por si só, convidando para dividir a cena uma plêiade de nomes famosos. O super baixista Arthur Maia, João Donato, Pedro Luis, Edu Lobo, sem falar – e essa, sim, é uma boa idéia : Carlos Malta e Pife Muderno. Se, indiscutivelmente, a apresentação de suas próprias composições constitui o ponto forte do show, ele deve se questionar se as homenagens – sinceras – prestadas a seus mestres como Chico Buarque, Caetano Veloso, Tom Jobim, João Donato, e até mesmo a seu próprio pai, chegaram cedo demais à sua carreira. Outro erro, sem dúvida – e esse ele mesmo me confessou antes que eu mencionasse : o excesso de closes sobre o público, constituído em sua maor parte por amigos e celebridades vindas de todas as origens. Fica difícil, depois disso, de se obter uma certa credibilidade por parte da crítica. Por instantes, eu senti o rapaz um pouco desapontado frente a essa indiferença a ele dispensada, principalmente por parte da imprensa carioca.
Mas Bena Lobo não resolveu ficar de braços cruzados. Nem tampouco isolar-se ou ignorar suas amizades verdadeiras, tão célebres por elas mesmas... Mas sem dúvida deve ousar afirmar-se mais por si só como artista. Ele possui, a meu ver, o talento necessário para tanto.
O compositor já encetou um projeto que poderá enfim trazer-lhe um certo reconhecimento : aquele a ser lançado nesse ano de 2009 ; um álbum em colaboração com Paulo César Pinheiro, um dos mais importantes letristas do samba. Se para os arranjos ou para a produção desse disco ele puder contar também com um arranjador do calibre de um Dori Caymmi (é uma idéia já em pauta, mas ainda não concluída), assim será possível dar à luz um projeto bem legal.
No aguardo, Bena trabalha na repetição de uma série de shows a estrear proximamente com seu amigo e colega Daniel Gonzagua, esse também um artista muito talentoso, e o mais jovem egresso de uma filiação de prestígio : Gonzaguinha (1945-1991) e Luiz Gonzagua (1912-1989).
Quanto a mim, aguardo sobretudo o projeto que o afirmará como um artista autônomo que ,afinal, ele já é. Só lhe falta prova-lo para uma certa crítica.


En vidéo, Edu Lobo e Bena: "Na Carreira" (Edu Lobo/ Chico Buarque)


dimanche 12 avril 2009

Voyage de poche à Rio 10 à 12 avril : Leny Andrade et d’autres petites choses…

Leny Andrade dans le show "Bossa jazz", Théâtre Rival, 09/04
(photo Daniel A.)


(texto português em baixo)


Et d’abord les derniers cd’s de ce voyage, acquis ou gracieusement offert…

PATRICIA MELLODI : « Pacote mais que completo »
LULA QUEIROGA : « Tem juizo mas não usa »
ZÉ GUILHERME : « Tempo ao tempo »
MARISA ROTHENBERG : « Boa hora »
TOTTO FERRAZ : « A Imagem que se imagina »
CEZINHA OLIVEIRA : « Cezinha Oliveira »
RUBENS NOGUEIRA : « Quando canto o meu samba »
CÁSSIA MARIA : « De cara pro sol »
SIBA E ROBERTO CORRÊA : « Violas de bronze »
MARGARETH MENEZES : « Naturalmente »
MARIA LÚCIA GODOY : « Cantares de Minas »
EDU LOBO & CHICO BUARQUE : « O Grande circo mistico » (edição 2008)
DÁ NO CORO : « Negro cor »
NANA CAYMMI : « Sem poupar coração »
VANDER LEE : « Faro »
MARIANA AYDAR : « Peixes pássaros pessoas »

J’ai toujours été fasciné par l’enthousiasme que suscite au Brésil la venue d’une super star internationale, souvent sur le retour, quand ce n’est pas sur le déclin…Ainsi on a pu assister à un véritable déchaînement des passions quand The Police, Madonna (là je vais me faire crucifier!), Kraftwerk, Duran Duran, A-Ha, ou d’autres groupes botoxés, sont venus faire une petite visite à São Paulo ou Rio, ville où ils « love the beach and the girls and the caipirinha from Brazil...". Mais pas besoin de botox pour le quatuor new yorkais de Kiss, qui pourront encore longtemps venir faire leur show tranquillement sous leurs masques inspirés du théâtre Kabuki, à grands renforts d’hémoglobine et de pétards mouillés (le pire, c’est qu’il y a des titres que j’aime vraiment bien !). Les quatre lascars se sont produits, il y a une semaine, à l’endroit même où se déroule le défilé du Carnaval. Autant dire donc, que personne n’était dépaysé.
À ce propos, je lisais dans le journal Globo d’hier, une petite réflexion de l’écrivain et journaliste Ruy Castro qui disait : « Il peut y avoir débat quant au fait de savoir qui a utilisé en premier ce type de maquillage : Kiss ou Secos e Molhados (ndlr : premier groupe brésilien du super chanteur Ney Matogrosso en 1973-74), mais il n’y a aucun doute sur qui fut la première à utiliser les platform boots…Carmen Miranda ! ». Rien à dire là-dessus, l’écrivain à raison, car la grande chanteuse au chapeau fruité, mesurait moins d’un mètre cinquante cinq.

Kiss (première photo) ou Secos e Melhodos (deuxième)? Non!
C'est Carmen Miranda (1909-1955) qui a inventé le glam!


Hier, samedi 11 avril, je fis une visite sympathique au domicile d’Antônio Carlos Miguel, journaliste musical du Globo, à qui je dois de m’avoir souvent soutenu dans la divulgation de mon travail. Cet éminent critique, tourné de plus en plus vers le jazz et la musique instrumentale, m’a montré la pochette du dernier Caetano Veloso, « Zii e zie », qui sort ce mois-ci. Je la trouve esthétiquement très réussie, mais je doute que le contenu soit aussi séduisant. En attendant, il l’a beaucoup aimé, se posant en cela, à contre courant de la presse qui torpille le disque violemment. Antônio s’est attaqué à l'écriture d'un livre qui s’annonce comme un véritable tour de force : la biographie de João Donato –personnage fantasque mais légende de la musique populaire brésilienne- éminent pianiste et compositeur à la carrière longuissime, et plus que jamais en activité. Je le voyais encore récemment dans le dvd « Sábado » du compositeur Bena Lobo. Le journaliste a déjà en tête la structure de l'ouvrage qui me paraît bien intéressante, d’autant que le « sujet » -je parle de João- est un roman à lui tout seul. Belle initiative en tout cas !
Antônio se montra visiblement très enthousiaste quant à l’idée de mon future espace d’Art Populaire Brésilien à Bruxelles, et se montra particulièrement fasciné par les carrancas de Maître Guarany (voir le post du 3 avril). En tout cas, aujourd’hui, je sais qu’il rentre en religion footballistique puisque son club, le Fluminense, entre en course pour la demi-finale du championnat carioca contre le populaire Flamengo. Son téléphone sera déconnecté à coup sûr !

Antônio Carlos Miguel et l'objet de ses futures nuits blanches: Joao Donato
(photo Daniel A.)


Flash-back sur jeudi soir où j’assistais au show de Leny Andrade au Théâtre Rival. En formule voix/guitare, voix/ piano, en trio, avec Pery Ribeiro, Emilio Santiago, ou comme cette fois, accompagné d’un quintette…J’ai eu l’occasion de la voir, un nombre incalculable de fois à Rio, ou même à New York.

L'affiche du show de Leny à l'entrée du Rival (photo Daniel A.)

Leny fait partie de ces artistes qui remettent les pendules à l’heure. L’affiche du show dit : « Une des meilleures chanteuses de tous les temps... ». Et le pire, c’est qu’en sortant de la salle, on se demande pourquoi on en écoute encore d’autres…Cette chanteuse de Bossa jazz, qui va et vient entre les Etats-unis et Rio, possède une énergie que dix litres de Red Bull ne vous apporteront jamais. Cette gamine de 67 ans, d’un mètre cinquante, possède un swing que seules les grandes chanteuses de jazz américaines peuvent transmettre. Il y eu des grands moments de frissons comme le sublimissime Ilusão à toa de Johnny Alf -dont je ne me lasse pas- ou encore Por causa du você de Tom Jobim (1927-1994) et Dolores Duran (1930-1959), à qui Leny rendit d’ailleurs un vibrant hommage. Bien sûr, il y eu aussi les incontournables classiques de Durval Ferreira (1935-2007), Batida diferente et surtout Estamos ai, où la chanteuse s’en donne à cœur joie dans l’improvisation vocale -son fameux scat swing, exercice périlleux- où la chanteuse se promène. Sans doute suis-je un peu suspect de l’admirer, car il fut un temps où la chanteuse et moi descendions quelques whisky bien tassés, sous le couvert d’une interview de plusieures heures, mais ce dernier concert du voyage fut une belle ‘sortie en matière’…

Pour terminer ce post, je fus agréablement surpris de voir, par hasard sur une chaîne câblée , que Roberta Sá avait décidé de faire de « Belo estranho dia de amanhã» - la plage titulaire de son album de 2007- son nouveau cheval de bataille. Ceux qui écoute mon programme Tropicália savent que je suis particulièrement amoureux de cette chanson dont je colle ici, le clip qu’elle a réalisé pour l’occasion. Une fois à Bruxelles, je me propose d’ailleurs de vous écrire la traduction en français de ce texte de Lula Queiroga.

Je n’aurai pas eu le temps de développer maintenant la pièce musicale de Tom & Vinicius que j’ai vue en début de voyage, ni ma rencontre informelle avec le jeune compositeur Bena Lobo, mais je me laisse un peu de matériel pour mon retour à Bruxelles.
A+, comme on l’écrit sur un « torpedo » (en fait un texto en français…Je viens d’apprendre ce mot…), et merci à ceux qui ont suivi ce voyage de poche…


(Trad. do texto francês destinado aos leitores aprendizes)

Viagem de bolso ao Rio – de 10 a 12 de abril : Leny Andrade, dentre outras pequenas coisas…

-Em cima, os mais recentes cd’s adquiridos ou ganhados nessa viagem...(vide texto francês)

-Eu sempre fico fascinado diante do entusiasmo que suscita no Brasil a vinda de algum(a) superstar internacional cujo auge da carreira já passou. Desse modo foi possível assistir a uma verdadeira explosão de paixões quando The Police, Madonna (lá vou eu me expor à crucificação !), B’52, Duran Duran, A-Ha, ou outros grupos « botoxados », vieram fazer uma visitinha a São Paulo ou ao Rio, cidade as quais eles « love the beach, the girls from the beach, and the caipirinha with the girls from the beach…of Brazil ».
Mas quem não precisa de botox algum são os quatro novaiorquinos do Kiss, que poderão por um longo tempo fazer seus shows tranquilamente sob suas máscaras inspiradas no teatro Kabuki, com muito sangue e tripas e fogos de artificios dum tempo do rock que já era (o pior é que eles têm músicas das quais eu gosto muito mesmo !) Os quatro caras vinham se produzindo há uma semana para essa apresentação que aconteceu na Apoteose ! Pode-se dizer, então, que ninguém se sentiu deslocado.
A propósito desse assunto, eu li no jornal O Globo de ontem uma breve reflexão do escritor e jornalista Ruy Castro, que disse o seguinte : «Pode haver alguma dúvida sobre quem usava aquela maquiagem : Secos & Molhados ou Kiss ? Mas não há dúvida sobre a inspiradora das plataformas que o Kiss usa em suas botas : Carmen Miranda ! » . Não tenho nada a acrescentar, pois o escritor tem razão, uma vez que a grande cantora, a « pequena notável », tinha menos de um metro e cinquenta e cinco de altura.

-Ontem, sábado, 11 de abril, fiz uma visita simpática à casa do Antônio Carlos Miguel, jornalista musical d´O Globo, com quem pude contar varias vezes na divulgação do meu trabalho. Esse crítico eminente, cada vez mais voltado ao jazz e à música instrumental, me mostrou a capa do último cd do Caetano Veloso, « Zii e zie », que sai ainda esse mês. Eu a achei esteticamente muito linda, mas duvido que o conteúdo soe assim tão sedutor. Mas não o escutei ainda. Entretanto, ele gostou muito, remando contra a maré da imprensa, que está torpedeando o disco violentamente. Antônio Carlos está começando também um livro que requer uma verdadeira « tour de force » : a biografia de João Donato – personagem um tanto bissexto, legendário, da música popular brasileira – proeminente pianista e compositor de carreira longuíssima, e mais do que nunca em plena atividade (eu o vi ainda recentemente no dvd « Sábado », do compositor Bena Lobo). O jornalista já tem em mente a estrutura do livro, que me parece bem interessante, visto que o « assunto » - eu falo de João – é um romance por si só. Bela iniciativa, de qualquer forma!
Antônio mostrou-se muito entusiasmado quanto à idéia de meu futuro espaço de Arte Popular Brasileira situado em Bruxelas, e ficou especialmente fascinado pelas carrancas do Mestre Guarany (vejam o post de 3 de abril). De qualquer forma, eu sei que hoje ele vai entrar em concentração futebolística, já que seu clube, o Fluminense, concorre para a semi-final do campeonato carioca contra o popular flamengo. Seu telefone será desligado a qualquer momento !
(Escrevendo essas linhas O Fluminense acabou de perder pro Flamengo ...e acho que o telefone vai ficar desligado por um certo tempo ! )

-Voltando à noite da última quinta-feira, quando assisti ao show de Leny Andrade no Teatro Rival : no formato voz / violão, voz / piano, em trio, com Pery Ribeiro ou com Emilio Santiago, ou como dessa vez, acompanhada de um quinteto... Eu já tive a oportunidade de vê-la um número incalculável de vezes no Rio, ou mesmo em Nova Iorque. Leny faz parte dessas artistas que nos levam a reavaliar nossos critérios de qualidades. O cartaz do show anuncia : « uma das maiores cantoras de todos os tempos... ». E o pior é que, quando se sai da sala, a gente se pergunta porque ainda ouve outras... Essa cantora de Bossa jazz, que vai e vem entre os Estados Unidos e o Rio, possui uma energia que dez litros de Red Bull não produziriam jamais. Essa « garota » de 67 anos, de um metro e meio de altura, é dona de um suingue que somente as grandes cantoras de jazz americanas são capazes de transmitir. Houve momentos de grande frisson, como a sublimíssima Ilusão à toa , de Johnny Alf, da qual eu não me canso, ou ainda Por causa de você, de Tom Jobim (1927-1994) e Dolores Duran (1930-1959), a quem Leny rendeu num outro momento uma vibrante homenagem. E, naturalmente, houve também os inevitáveis clássicos de Durval Ferreira (1935-2007), Batida diferente e sobretudo Estamos ai , onde a cantora se entrega com o coração em júbilo à improvisação vocal – seu famoso « scat swing » - exercício complexo através do qual ela passeia. Sem dúvida, eu sou um tanto suspeito por admirá-la, pelo fato de em certas oportunidades, eu e ela termos entornado umas boas doses de whisky, a título de couvert para umas entrevistas, jantando, que duravam algumas horas ; mas esse último show a que assisti no final dessa viagem foi uma bela saideira mesmo...

-Para terminar esse post, registro que fui agradavelmente surpreendido ao descobrir por acaso através de um canal de tv por assinatura que Roberta Sá decidiu fazer de « Belo estranho dia… » - a faixa título de seu álbum de 2007 – seu novo cavalo de batalha. Os que ouvem o meu programa Tropicália sabem que eu sou particularmente apaixonado por essa canção, e eu coloco aqui abaixo o clip que ela realizou para a ocasião. Uma vez em Bruxelas, eu me proponho, num outro post, a escrever para vocês a tradução em francês desse texto de Lula Queiroga.

-Eu não tive tempo de desenvolver por agora alguma coisa sobre o musical « Tom & Vinicius » a que eu assisti no início da viagem, nem tampouco meu encontro informal com o jovem compositor Bena Lobo... mas eu deixo algum material para ser trabalhado no meu retorno a Bruxelas. A+, como se escreve em francês em um « torpedo » (Acabei de aprender essa palavra em português !...) obrigado àqueles que que acompanharam nessa viagem de bolso...







samedi 11 avril 2009

Voyage de poche à Rio, 9 avril : Mariana Baltar.

Mariana Baltar, Centro Cultural Light, 08/04 (Photo Daniel A.)

(texto português em baixo)


Ce qui nous change avec Mariana Baltar, c’est que nous sortons un peu de la catégorie des jeunes et jolies chanteuses de la jeunesse dorée de la zone sud de Rio de Janeiro, qui n’ont pas trop à lutter pour enregistrer un album. Rien contre ces dernières qui nous gratifient souvent de bons disques, mais elles manquent souvent d’épaisseur sur scène, et surtout de vécu, pour être crédible sur la durée. Rien contre la jeunesse dorée non plus, moi-même journaliste de l’ex-jeunesse (le temps passe !) dorée de Bruxelles ! Mariana a du métier et de l’expérience -pour son jeune âge- et cela m’était apparu clairement lors d’une interview qu’elle m’avait concédée en 2008. Ancienne danseuse et choriste de la bande de Zé Pretinho de Jorge Benjor, ainsi que de Zeca Pagodinho, elle a déjà parcouru le monde et se pose indiscutablement en professC
ionnelle dans la manière rigoureuse d’aborder sa carrière. Elle fut aussi une des fondatrice du Centro Cultural Carioca où elle prodigua des courts de danse, mais ça, c’est un épisode qui sera développé ici lors de l’édition de son interview.
Mercredi dernier, elle se présentait au Centro Cultural light pour une session de « 12h30 em ponto » (12h30 pile), organisé par l’historien Ricardo Cravo Albin, directeur du Musée de l’image et du son de Rio.
J’aime assez cet horaire de concert, à une heure où l’on se sent frais et dispos, mais –comme me le confiera Mariana- cela peut s’avérer difficile pour une artiste exigeante comme elle l’est, la voix n’ayant pas encore eu le temps de se chauffer.

L'historien Ricardo Cravo Albin nous explique la lignée des chanteuses
qui va de Aracy cortes (1904-1985) à ...Mariana Baltar (photo Daniel A.)


Un peu comme pour le principe de Palco MPB (voir le post de Zé Renato), la représentation est interrompue entre les chansons, pour laisser le soin au maître de cérémonie (Cravo Albin), de nous faire un petit historique -comme il aime et sait si bien le faire- et de questionner la chanteuse. La verve du professeur Ricardo Cravo Albin est brillante et me rappelle l’époque où j’avais eu l’honneur de le recevoir dans Tropicália en 2005.
Forte de son premier album sorti en 2006 -« Uma dama também quer se divertir » (une dame a, elle aussi, envie de se divertir)- acclamé unanimement par la critique, Mariana Baltar attaque cette année son deuxième travail où elle compte bien -aux côtés de grands compositeurs classiques de la chanson et de la samba populaire- défendre une nouvelle génération de compositeurs talentueux.
Durant la représentation de mercredi dernier, elle divulgua déjà les noms de Pedro Moraes, Thiago Amud, Edu Kneip, Mauro Aguiar et Zé Paulo Becker. Le rôle de Mariana, comme celle de nombreuses chanteuses, est bel et bien fondamental, car il est de plus en plus clair que l’avenir de nombreux compositeurs masculins sont aux mains d’interprètes féminines de talent.
La présence sur scène de la chanteuse est faite de grâce et d’élégance, qui n’est pas sans rappeler la posture des divas illustres comme Carmen Miranda (1909-1955), Aracy de Almeida (1914-1988), Angêla Maria ou d’autres chanteuse de l’époque de la Radio Nationale. Ce fut un vrai bonheur d’entendre dans sa voix, les compositions de Assis Valente (1911-1958), Cartola (1908-1980), Herminio Bello de Carvalho, Billy Blanco, mais aussi de Vander Lee, Jorge Benjor et de Milton Nascimento. Cette Carioca de Copacabana, mais d’héritage pernabunana, à sans aucun doute une carrière assurée, dans la lignée qui pourrait ressemblée à celle d’une Teresa Cristina, dotée de la grâce d’une ballerine. C’est tout le mal que l’on lui souhaite.

(Texto traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Viagem de bolso ao Rio, 9 de abril : Mariana Baltar.

O que diferencia uma cantora como Mariana Baltar é que saímos um pouco da categoria das jovens cantoras da juventude dourada da zona sul do Rio de Janeiro, que não tiveram que lutar muito para gravar um disco. Nada contra essas moças, que nos gratificam as vezes com bons discos ; mas elas não deixam passar uma certa densidade em cena, e sobretudo alguma experiência, para que ganhem credibilidade para conseguir uma carreira longa. Também, nada contra a juventude dourada, absolutamente, tendo eu mesmo sido jornalista da ex-juventude dourada (o tempo passa !) de Bruxelas ! Mariana tem a intimidade com o métier e a experiência – mesmo para sua relativa pouca idade – e isso me acenou claramente ao longo de uma entrevista que ela me concedeu em 2008. Anteriormente como bailarina e backing vocal da Banda do Zé Pretinho, de Jorge Benjor, assim como de Zeca Pagodinho e da cantora Daúde, ela já percorreu o mundo e se posicionou indiscutivelmnte como uma profissional rigorosa pela forma com que conduz sua carreira. Ela foi também uma das fundadoras do Centro Cultural Carioca, onde promoveu um espaço de dança, mas esse é um episódio que será desenvolvido aqui quando da postagem de sua entrevista. Quarta-feira passada, ela se apresentou no Centro Cultural Light, para a sessão « 12 :30 h em ponto », organizada pelo historiador musical Ricardo Cravo Albin, diretor do Museu da Imagem e do Som do Rio de Janeiro.

Eu gosto bastante desse horário de show, numa hora na qual a gente se sente leve e disposto, mas – como me confidenciou Mariana – para uma artista exigente como ela, pode ser bastante difícil para quem se apresenta, posto que a voz ainda não teve o tempo ideal de estar devidamente aquecida.

Um pouco dentro do modelo do programa Palco MPB (vejam o post do Zé Renato), a apresentação é interrompida entre uma ou outra canção, para dar oportunidade ao mestre de cerimônias (Cravo Albin) de nos fazer um pequeno histórico – do jeito como ele gosta e bem sabe fazê-lo – e entrevistar a cantora. A verve do professor Cravo Albin é brilhante, e me faz lembrar o tempo em que tive a honra de recebê-lo ao vivo na primeira versão do meu programa Tropicália, em Bruxelas, em 2005.
Senhora de seu primeiro álbum, lançado em 2006 - « Uma dama também quer se divertir » – aclamado pela crítica, Mariana vai lançar este ano seu segundo trabalho, através do qual ela quer se posicionar bem : colocando-se ao lado de grandes compositores clássicos da canção e do samba populares, mas também defendendo uma nova geração de compositores talentosos.
Durante a apresentação dessa última quarta-feira, ela já divulgou os nomes de Pedro Moraes, Thiago Amud, Edu Kneip, Mauro Aguiar e Zé Paulo Becker. O papel de Mariana, como o de inúmeras cantoras, é bonito e fundamental, uma vez que nos fica cada vez mais claro que obras de numerosos compositores masculinos caem nas mãos de intérpretes femininas de talento.
A presença da cantora em cena é plena de graça e elegância, que não nos deixa esquecer das divas ilustres como Carmen Miranda, Aracy de Almeida (1914-1988), Angêla Maria (1909-1955) e outras cantoras da época da Rádio National. Foi um verdadeiro prazer ouvir através da voz de Mariana as composições de Assis Valente (1911-1958), Cartola (1908-1980), Herminio Belo de Carvalho, Billy Blanco... mas também de Vander Lee, Jorge Benjor e Milton Nascimento. Essa carioca da gema, mas de ascendência pernambucana, tem sem dúvida uma carreira garantida, seguindo a linha que se poderia comparar àquela de uma Teresa Cristina, dotada da graça de uma bailarina. Isso é o que no mínimo desejamos a ela...




vendredi 10 avril 2009

Voyage de poche à Rio, 8 avril : Fred Martins…Et ‘Osgêmeos’.

Le monde fascinant d' Osgêmeos, graffitistes de Sao Paulo.

(texto português em baixo)


Il existe certains artistes avec qui, durant les interviews, il se crée obligatoirement certaines affinités. Il est vrai que, dans la mesure du possible, j’essaie toujours de sortir du format traditionnel ‘question/réponse’, pour engager vers une conversation plus informelle. Ce n’est pas toujours facile -surtout avec les plus célèbres d’entre eux- et puis cela dépend bien évidemment de la personnalité de chacun.

Avec Fred Martins -que je considère comme un des compositeurs les plus doués de sa génération- j’ai pu garder régulièrement le contact et ce fut avec plaisir que je pus déjeuner avec cet artiste de Niterói au Centro Cultural Banco do Brasil. C’est dans cet espace que s’exposent pour l’instant les ‘graffitistes’ de São Paulo appelés Osgêmeos, autrement dit, les Jumeaux (en réalité Gustavo et Otávio Pandolfo)..
Pour parler de ceux-ci, ils ont déjà acquis une forte réputation internationale, et j’avais pris connaissance de leur art en visionnant le dvd de l’artiste Siba, du Pernabuco, pour lequel ils avaient entièrement envahi la scène du Théâtre Municipal de Niterói de leur monde. (À propos, même si Niterói se situe à un jet de pierre de Rio, il est aussi conseillé d’appeler un de ses habitants de Carioca, que de qualifier un irlandais d’anglais…un basque d’espagnol, etcetera !).
Le monde de ces ‘jumeaux’ est assez fascinant, mais comme tous les artistes de rue qui conquièrent une notoriété (Jean Michel Basquiat, Keith Haring…), la récupération mercantile de leur art aura sans doute raison de l’essence même de leur travail…Enfin, en attendant, leurs personnages issus de la réalité urbaine sont assez singuliers et interpellants. Outre le graphisme, ils pratiquent par ailleurs la sculpture et créent de véritables installations. J’aime assez…

Fred Martins, conquis par l'expo du CCBB (?) (photo Daniel A.)

Pour revenir à Fred Martins, son nom m’était d’abord apparu sur la pochette de bons nombres d’artistes, féminines principalement, comme Thaís Motta, Elisa Queiros, et d’autres ; mais aussi d’artistes plus confirmés tel que Ney Matogrosso ou Zélia Duncan.
Ses deux albums personnels -« Janelas » (2001) et « Raro e comum » (2005)- avaient attiré l’attention de la critique, et le prestigieux prix Visa du meilleur compositeur qu’il gagna en 2006, lui permit d’ouvrir un chemin vers une reconnaissance encore un peu timide. Son dvd « Tempo afora » (2007) sorti dans la foulée, nous a fait découvrir un artiste complet, mélodiste pop (ou MPB si vous préférez) subtil, et un excellent musicien. Il travailla de nombreuses années à retranscrire les partitions pour les fameux « songbooks » de Almir Chediak.
Notre rencontre informelle de mardi dernier fut l’occasion pour lui de me donner son dernier-né, « Guanabara » en vente au Brésil fin de ce mois d’avril. L’album est entièrement tourné vers ce qui l’amena à la musique : la Bossa Nova de Jobim et de João Gilberto.
Sans encore avoir pu l’écouter, ce qui me paraît primordial, c’est qu’il est constitué de compositions complètement nouvelles et non de reprises géniales, certes, mais mille fois entendues. L’hommage de Fred à ses maîtres se restreint donc uniquement à respecter l’esprit du style, acoustique et intimiste : une voix, une guitare, une contrebasse, une batterie, avec de çà et là, un accompagnement de cordes.
Si l’on accepte le fait qu’un style musical naît en accord avec les contextes de son époque, il n’y a aucune raison de penser que la Bossa (comme le rock, le jazz, et toutes musiques populaires) doive mourir à un moment donner. L’esthétique musicale d’un mouvement est là pour durer. La Bossa Nova, en tant que musique, n’est pas morte en 1964, et des artistes comme Fred Martins sont là pour le prouver. Il ne reste plus qu’à se plonger dans sa baie de « Guanabara ».

PS : Fred est également un excellent dessinateur et illustrateur, mais je n’ai rien pu trouver sur le net pour le prouver ici…

Texto português traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes.

Viagem de bolso ao Rio, 8 de abril : Fred Martins… E ‘Os Gêmeos’.

Existem certos artistas com os quais, ao longo das entrevistas, criam-se naturalmente certas afinidades. É verdade que, na medida do possível, eu busco sempre evitar o tradicional formato « pergunta / resposta », a fim de promover uma conversa mais informal. Isso não é sempre fácil, sobretudo lidando com os nomes mais célebres, e afinal isso depende também da personalidade de cada um.
Com Fred Martins, que eu considero um dos compositores mais afáveis de sua geração, pude manter um contato regular, e foi com grande prazer que eu pude almoçar com esse artista de Niterói no Centro Cultural Banco do Brasil. É nesse mesmo espaço onde se encontra agora a exposição dos grafiteiros de São Paulo chamados de ‘Osgêmeos’ - Gustavo e Otávio Pandolfo.
Para falar desses dois, há que lembrar que eles já conquistaram uma forte reputação internacional, e eu já conhecia previamente o trabalho deles em função de assistir ao dvd do artista Siba, de Pernambuco, no qual eles invadiram a cena no Teatro Municipal de Niterói com seus mundo imaginário. (A propósito, mesmo que Niterói se situe geograficamente a um pulo do Rio – basta atravessar uma ponte – é tão aconselhado chamar um de seus habitantes de Carioca, assim como qualificar um irlandês de inglês... ou um basco de espanhol, etc. !).
O universo desses « gêmeos » é extremamente fascinante, mas como todos os artistas de rua que conquistaram alguma notoriedade (Jean Michel Basquiat, Keith Haring...), o retorno comercial desse tipo de arte virá sem dúvida em razão da essência mesma de seus trabalhos... Porém, enxergo seus personagens captados da realidade urbana como bastante peculiares e instigantes. Além do grafismo, eles fazem esculturas, criando inclusive verdadeiras instalações. Eu gosto bastante...

Voltando ao Fred Martins, seu nome me vinha a reboque de apresentações de bons nomes femininos, principalmente Suely Mesquita, Thaís Motta e Elisa Queiros, dentre outras ; mas também ao lado de artistas mais consagrados como Ney Matogrosso ou Zélia Duncan.
Seus dois álbuns pessoais -« Janelas » (2001) e « Raro e comum » (2005)- chamaram a atenção da crítica e a obtenção do prestigiado Prêmio Visa de melhor compositor, que ele ganhou em 2006, o que o permitiu abrir um caminho próprio, sob um reconhecimento então ainda tímido. Seu dvd « Tempo afora » (2007) saiu nesse rastro, e nos permitiu descobrir um artista completo : um melodista pop (ou MPB, se vocês assim o preferem) sutil, e um excelente musicista. Ele trabalhou por vários anos na retranscrição de numerosas partituras para os famosos « songbooks » do Almir Chediak.
Nosso reencontro informal dessa última terça-feira foi a oportunidade que tivemos para que ele me presentear com seu recém-nascido « Guanabara » , a ser colocado à venda no Brasil ao final desse mês de abril. O álbum é inteiramente voltado à o que lhe levou à música : a Bossa Nova de Jobim e de João Gilberto.
Mesmo até agora sem ter podido ouvi-lo, o que me parece primordial é o fato de que é um disco constituído de composições completamente novas, e não de regravações geniais – tudo bem, mas já mil vezes absorvidas. A homenagem de Fred a seus mestres se restringe então a respeitar o espírito do estilo bossanovista - acústico e intimista : uma voz, um violão, um contrabaixo, uma bateria e, aqui e ali, um acompanhamento de cordas.
Se aceitamos o fato de que um estilo musical nasce no contexto geral de sua época, não há razão para se imaginar que a Bossa (como o rock, o jazz, e todas as músicas populares) deva morrer no momento seguinte. A estética musical de um movimento está ali para perdurar. A Bossa Nova, como música, não acabou-se em 1964, e os artistas como Fred Martins estão aí para comprovar. Não me resta nada além de mergulhar dentro dessa baía de « Guanabara ».

P.S. : Fred é também um excelente desenhista e ilustrador, mas eu ainda não pude buscar algo na rede para mostrar a vocês aqui...


En vidéo: Merecimento (Fred Martins) par Elisa Queiros et Fred Martins (vidéo amateur)

Novamente par Fred Martins.



jeudi 9 avril 2009

Voyage de poche à Rio, 7 avril : Zé Renato.

Zé Renato, Palco MPB FM, 07/04 (photo DanielA.)

(texto português em baixo)

Le lundi est un jour désert pour qui voudrait voir un show à Rio. C’est pourtant le jour choisi par la station MPB FM pour enregistrer chaque semaine son fameux Palco MPB au Théâtre Rival, haut lieu culturel chargé d’histoire, au centre ville, à Cinélandia. Le principe est simple. Un artiste, généralement en période de promotion, est invité par la radio à présenter une bonne dizaine de titres, tandis que toutes les trois ou quatre chansons, Fernando Mansur –grande personnalité et animateur vedette- intervient sur scène pour une mini interview. L’ensemble du programme dure approximativement 75 minutes, et l’enregistrement est diffusé deux fois dans la semaine sur les antennes de la station. La formule existe depuis déjà un certain temps, et des artistes de tous les calibres et de tous les horizons musicaux se sont essayés à cet exercice assez agréable, en vérité.
Lundi dernier, c’était au tour de Zé Renato d’évoquer son dernier album « É tempo de amar » (Il est temps d’aimer), consacré au répertoire de la Jovem Guarda, l’équivalent chez nous de la vague Yé Yé des années 60-65. L’album sorti au mois de novembre avait été unanimement acclamé par la critique, et considéré comme une des meilleures plaque de l’année 2008.
Le système pour obtenir une place pour l’enregistrement de Palco MPB est quelque peu complexe, mais la sœur de l’artiste –qui est aussi son agent artistique-, Memeca Moschkovitch, m’avait bien aimablement invité, suite à une brève interview que Zé m’avait concédée en pleine finalisation du dit album, au mois d’août dernier.

Durant l'enregistrement de "é tempo de amar",
Zé Renato aux côtés de Dé Palmeira (photo Daniel A.)


Il est très difficile de présenter Zé Renato tant l’artiste est multiple. Mais je commencerais par écrire qu’il fait partie -en ce qui me concerne- des 5 meilleures interprètes masculins de la MPB de ces 40 dernières années. Une voix d’une grande technique, subtilité, et surtout d’une grande sensibilité. Et si vous me demandez (demandez-moi !) de vous citer les 4 autres sans trop réfléchir, je vous citerais Caetano Veloso, João Bosco, Ed Motta et Ney Matogrosso, chacun dans son registre bien particulier. Ne vous offusquez pas de ne pas voir João Gilberto…J’ai parlé des 40 dernières années. Puisque j’ai évoqué Ney Matogrosso, on peut trouver entre Zé Renato et lui, au moins deux points communs. Le premier étant de maintenir vivante la mémoire musicale collective des grands auteurs et interprètes de la musique populaire de 20ème siècle. Ainsi, Zé a rendu hommage à des artistes importantissimes tel que Zé Keti (1921-1999), Noël Rosa (1910-1937), Silvio Caldas (1908-1998), Elton Medeiros ou Orlando Silva (1915-1978). De même que Ney s’est consacré à l’œuvre de nombreux compositeurs et interprètes classiques comme Chico Buarque (Zé Renato aussi), Cartola (1908-1980), Angêla Maria, et d’autres. Comme Ney Matogrosso, Zé n’hésite pas non plus à travailler avec ses contemporains les plus branchés comme Pedro Luis, Lenine, Arnaldo Antunes ou Paulinho Moska. La seule différence réside dans le fait que Ney Matogrosso a décidé de se consacrer uniquement à l’interprétation, tandis que Zé Renato se pose comme un compositeur de grande qualité. En cela, je recommande « Cabô » de 2000, album dont j’ai pu déjà passer de nombreux extraits dans le programme Tropicália. Zé et Ney tiennent donc, pour les raisons invoquées, une place d’importance sur la scène musicale brésilienne.

Zé Renato interviewé par Fernando Mansur, 07/04 (photo Daniel A.)

Le but, dans ce petit journal de voyage, n’est pas de relater en long et en large la carrière de Zé Renato, qui en plus de sa carrière solo, a d’abord connu un succès phénoménal dans les années 80, avec son groupe Boca Livre. Je me tiendrai juste à dire que précédemment, j’avais eu par deux fois l’occasion de le voir en concert : la première dans un show d’anthologie avec le sambista Elton Medeiros et Mariana de Moraes (petite fille de Vinicius) en 1996, qui géra le cd « A Alegria continua » (dont j’ai la trace visuelle sur une vieille K7 VHS). Ensuite, dans ce même Théâtre Rival, je ne sais plus exactement en quelle année (1998 ?), quand Zé rendit hommage au chanteur légendaire, Orlando Silva (1915-1978). Celui là même qui fut l’idole du propre João Gilberto.
Cette fois-ci, sous l’impulsion du journaliste, écrivain, animateur radio et toujours jovial séducteur de la MPB, Nelson Motta, Zé a planché sur le répertoire de la Jovem Guarda, un répertoire pour lequel d’aucun se pincerait le nez de dédain, mais qui à travers la voix de Zé Renato, rendent toutes leurs sensibilités. Ces chansons de la Jovem Guarda font elles aussi parties de l’inconscience collective de tout un peuple. Zé a donné ainsi sur son album une nouvelle fraîcheur à ces petites perles légère comme Coração de papel (Sergio Reis), Nossa canção (Luiz Ayrão) ou A Última canção (Carlos Roberto).
L’ironie veut que Zé n’ait pu libérer à temps, pour son album, les chansons des protagonistes les plus importants du mouvement, Roberto et Erasmo Carlos, mais il se rattrape sur scène avec Namoradinha de um amigo meu qui ouvrit le show de lundi, ou encore O Calhambeque. Zé Renato nous gratifia encore de You don’t see me, titre des Beatles –composé par Paul en l’occurrence- bien dans le ton de cette époque, ou encore de Toada, chanson classique du répertoire de l’artiste, et gros succès du premier album de Boca Livre de 1979.
Ce fut donc un beau moment qui ponctua ma journée musicale de lundi… quant à Zé Renato, on se retrouvera ici même pour l’édition de son interview, et bien sûr dans l’émission Tropicália, qui reprendra ses activités le 20 avril…

texto português traduzido do francês, destinado a um publico aprendiz)

Viagem de bolso ao Rio, 7 de abril : Zé Renato.

A segunda-feira é um dia vazio para quem quer assistir a um show no Rio. Por isso é justamente o escolhido pela Rádio MPB FM para gravar seu famoso programa semanal « Palco MPB », no Teatro Rival - tradicional espaço cultural pleno de histórias, no Centro da cidade, mais precisamente na Cinelândia.
O formato é simples. Um artista, geralmente em fase de promoção de sua carreira, é convidado pela rádio a apresentar uma boa dezena de títulos, sendo que a cada quatro ou cinco canções, Fernando Mansur – grande personalidadeaine e animador esfuziante – intervém ao vivo para uma minientrevista. O programa em sua totalidade dura aproximadamente 75 minutos, e a gravação é transmitida duas vezes na semana sob as ondas da estação.
Essa fórmula já existe faz um bom tempo, e artistas de todos os calibres e sob as mais variadas vertentes musicais são submetidos a esse exercício, na verdade até muito agradável.
Segunda passada foi a vez de Zé Renato evocar seu mais recente álbum : « É tempo de amar » (Il est temps d’aimer), dedicado ao repertório da Jovem Guarda – o equivalente para nós europeus à onda do Yé yé dos anos 60-65. O disco, que saiu no último mês de novembro, foi aclamado por unanimidade pela crítica, e considerado uma das melhores placas do ano de 2008.
O método para se obter um espaço para a gravação no « Palco MPB » é um tanto complexo, mas a irmã do artista – que é também sua agente artística ( Memeca Moskovitch ) me havia amavelmente convidado, em seguida a uma breve entrevista que o Zé tinha me concedido em plena finalização do disco mencionado, no mês de agosto passado.

É muito difícil apresentar o Zé Renato, tamanha a multiplicidade dos talentos do artista e sobretudo do seu repertório. Mas eu começarei por dizer que ele faz parte – ao que me consta – de um dos cinco melhoes intérpretes masculinos da MPB ao longo desses últimos 40 anos. Uma voz detentora de uma grande técnica, e sobretudo de uma grande sensibilidade. E se você me perguntar (me pergunte !) quem são os outros quatro, sem parar para pensar muito, eu cito : Caetano Veloso, João Bosco, Ed Motta e Ney Matogrosso, cada qual dentro de seu registro bem particular. Não se espantem por não lerem aqui João Gilberto… Eu falei dos últimos quarenta anos.
Uma vez que mencionei o Ney Matogrosso, podemos encontrar entre Zé Renato e ele ao menos dois pontos em comum. O primeiro tem a ver com o fato de colaborarem para manter viva a memória musical coletiva dos grandes autores e intérpretes da música popular do século 20. Nesse contexto, Zé rendeu homenagens a artistas importantíssimos como Zé Keti (1921-1999), Noel Rosa (1910-1937), Silvio Caldas (1908-1998), Elton Medeiros ou Orlando Silva (1915-1978). Da mesma forma como Ney dedicou-se à obra de inúmeros compositores e intérpretes clássicos como Chico Buarque (Zé Renato também), Cartola (1908-1980), Angêla Maria, e outros.
Como Ney Matogrosso, Zé também não hesita em trabalhar com seus contemporâneos das mais diferentes linhas, como Pedro Luis, Lenine, Arnaldo Antunes ou Paulinho Moska. A única diferença reside no fato de que Ney Matogrosso decidiu consagrar-se unicamente à interpretação, enquanto que Zé Renato coloca-se como um compositor de grande qualidade. Nesse campo, eu recomendo « Cabô » de 2000, álbum do qual já eu pude extrair inúmeras faixas para transmitir através do meu programa Tropicália. Zé e Ney têm então, pelas razões aqui colocadas, uma posição importante dentro da cena musical brasileira.

A meta, a partir desse pequeno diário de viagem, não é a de relatar longa e detalhadamente a trajetória de Zé Renato, que além de sua carreia solo, traz a reboque um reconhecido sucesso, fenomenal, nos anos 80, através de seu grupo Boca Livre. Vou me ater a comentar que, há tempos atrás, eu pude por dua vezes assisti-lo em shows : pela primeira vez num espetáculo antológico com o sambista Elton Medeiros e Mariana de Moraes (neta de Vinicius) en 1996, que originou o cd « A Alegria continua » (do qual tenho o registro visual numa antiga fita em VHS). Em seguida, no mesmo Teatro Rival, não me lembro precisamente em que ano (1998 ?), quando Zé prestou uma homenagem au lendário cantor Orlando Silva (1915-1978). O mesmo Orlando que foi, ele mesmo, ídolo do próprio João Gilberto.
Agora, dessa vez, sob o incentivo do jornalista, escritor, radialista e figura eternamente jovial e sedutora no panorama da MPB - Nelson Motta - Zé rendeu-se ao reprtório da Jovem Guarda ; um repertório para o qual um ou outro pode torcer o nariz, mas que através da voz de Zé Renato, revelam toda a sua sensibilidade. Essas canções da Jovem Guarda também fizeram parte do inconsciente coletivo do povo brasileiro. Zé emprestou através desse seu disco uma nota de frescor a pequenas e leves pérolas como Coração de papel (Sergio Reis), Nossa canção (Luiz Ayrão) ou A Última canção (Carlos Roberto).
Ironicamente Zé não pôde liberar a tempo, para inclusão em seu álbum, as canções dos protagonistas mais importantes do movimento, que foram Roberto e Erasmo Carlos ; mas ele se retrata em cena com Namoradinha de um amigo meu, que abriu o show de segunda-feira, e, ainda, O Calhambeque. Zé Renato nos brindou também com You don’t see me, título dos Beatles – composto por Paul – bem em linha com o tom da época, assim como Toada, canção clássica do repertório do artista, e grande sucesso do primeiro álbum do Boca Livre, de 1979.
Esse foi assim um bom momento que pontuou minha jornada musical de segunda... quanto a Zé Renato, voltarei a ele aqui mesmo no blog, para a edição de sua entrevista, e certamente ele se fará presente também na próxima emissão do Tropicália, que retomará suas atividades no dia 20 de abril...



mercredi 8 avril 2009

Voyage de poche à Rio, 6 avril : Carlos Alberto et la Toca do Vinicius.

"Soirée à Copacabana", superbe B.D et deux cd's précieux.

(texto português em baixo)


Je ne suis pas à proprement parlé un grand fan des mégas magasins du type de la Fnac, mais force est de constater que celui qui est encastré dans l’antre du Barrashopping Barra de Tijuca, Rio- est une véritable machine de guerre, où j’ai pu compléter en partie mes recherches discographiques. On y trouve aussi des artistes ou des groupes complètement inconnus et -attiré par le graphisme d’une pochette- je confesse honteusement que je me laisse parfois aller à l’achat. La plupart de ces derniers iront peut être dans les magasins de seconde main, mais il m’est arrivé très souvent, à l’instinct, de faire des découvertes surprenantes.

Autre magasin, beaucoup plus accueillant, Arlequim, au centre ville, est davantage tourné vers la samba, la musique instrumentale, et le jazz. Je collerai en fin de post, les albums acquis lors de ces descentes d’achat compulsif !

Carlos Alberto sauvegarde le patrimoine musical d'Ipanema
t de Rio (photo Daniel A.)


Ce dimanche fut aussi l’occasion de faire une petite visite à mon vieil ami Carlos Alberto de la Toca do Vinicius, le grand chef de ce petit magasin charmant de disques et de livres, lové dans le cœur d’Ipanema, parmi les rues qui ont entendu les premiers accords d'Antonio Carlos Jobim (rue Nascimento Silva). Je connais Carlos depuis 20 ans, et il a la gentillesse de me considérer comme un des fondateurs de ce qui est devenu, rue Vinicius de Moraes, le centre de référence de la Bossa Nova. En fait de ‘fondateur’, je ne suis ni plus ni moins qu’un gars qui s’est présenté à l’ouverture de son magasin, à une époque ou la Bossa était pour moi la porte d’entrée vers ce qui allait devenir ma passion pour la musique populaire brésilienne. Je lui ai amené de Belgique, dimanche dernier, un petit coffret appelé « Soirée à Copacabana » (édition Nocturne, 2008) qui réunit une bande dessinée à l’esthétique classieuse et surtout deux cd’s qui réunissent des titres de la période pré-bossa nova. Connaissant assez bien le sujet, je peux vous dire que le choix des chansons est bigrement judicieux et qu’on y trouve des morceaux particulièrement pointus et parfois peu connus(voir ci-dessous). J’eu la chance de constater que cette pièce manquait aux archives de Carlos Alberto, ce qui est un exploit en sois.
La fille de Carlos gère également une grande librairie consacré à la Bossa Nova et à la MPB en général -le Bossa nova & Cia- qui se trouve à l’endroit même de l’ancien Beco das Garrafas, rue Duvivier. C’est dans ce club mythique de Copacabana, que se produisirent des noms aussi prestigieux que Silvia Telles, Dolores Duran, Sergio Mendes, Leny Andrade, Johnny Alf, Elis Regina, et autant d’autres légendes de la Bossa et de la Bossa Jazz.
Mais Carlos Alberto et sa famille -qui ont vécu une année épuisante en 2008, suite au cinquantenaire de la Bossa Nova- a encore bien des projets. Entre autres celui de créer un centre encore plus grand, qui comporterait une bibliothèque, une salle d’expositions, un café, une petite salle de show, et une autre où se dérouleraient des leçons de musiques. Cet ambitieux projet qui se doit d’exister à Ipanema même, demanderait un lieu assez spacieux…qui existe déjà, mais qui reste encore secret tant que la réalisation ne sera pas officialisée. Pour l’avoir vu, ce serait un rêve…Croisons les doigts pour Carlos…et surtout pour nous !

Liste des titres du coffret « Soirée à Copacabana vol.1 »

CD 1 :
Dolores Duran - Por Causa de Você / Dolores Duran - Canção da Volta / Nora Ney - De cigarro em cigarro / Maysa - Resposta / Dóris Monteiro - Se é por falta de Adeus / Jacques Klein - Tão Só / Dorival Caymmi - História dos Pescadores / Elizete Cardoso - Olhos Verdes / Fafá Lemos - Nimguém me Ama / Mary Gonçalves - O que é amar / Zezinho e os Copacabana - Faceira / Elizete Cardoso - Na Baixa do Sapateiro / Elizete Cardoso - Noturno em tempo de Samba / Elizete Cardoso - Risque / Os Cariocas - Leviana / João Gilberto - Quando Ela Sai

CD 2 : Dick Farney - Copacabana / Lúcio Alves - Sábado em Copacabana / Dick Farney et Lúcio Alves - Tereza da Praia / Lúcio Alves - Valsa de uma Cidade / Dolores Duran - Carioca 1954 / Dorival Caymmi - É Doce Morrer no Mar / Dorival Caymmi - Canoeiro / Fafá Lemos - Madalena / Roberto Paiva - Lamento no morro / Os Namorados et João Donato - Eu Quero Um Samba / Luiz Bonfá - Minha saudade / Luiz Bonfá - Sambolero / Trio Plaza - Uma Noite no Plaza / Silvia Telles - Foi a Noite / Silvia Telles - Luar E Batucada / Quarteto Excelsior - Implorar / Johnny Alf - Rapaz De Bem / Garoto - Aquarela do Brasil / Trio Surdina - Duas Contas

Listes des cd’s et dvd’s acquis : nouveauté et autres…

CD’s

LUA : « Lua »
EUGÉNIA MELO E CASTRO : « Duetos X 16 »
EMILIO SANTIAGO : « Emilio Santiago » (1975)
ARMANDO LOBO : " Vulgar e sublime »
ANA SALVAGNI : " Avarandado »
LETÍCIA TUÍ : « Sambaião »
BETH CARVALHO : « Andança » (1969)
MARIA ALCINA : « Confete e serpentina »
ROGÊ : « Brasil em brasa »
PÉRICLES CAVALCANTI : « O Rei da cultura »
PEDRA BRANCA : « Feijoada polifonica »
NATALIA MALLO : « Qualquer lugar »
EDUARDO NEVES : « Gafieira de bolso »
LECI BRANDÃO : « 2 em 1 » (1975 e 1985)
DORINA : « Samba de fé »
WADO : « Cinema auditivo »
WILSON SIDERAL : « Dias claros »
GUINGA & PAULO SÉRGIO SANTOS: "Saudade do cordao"

DVD’s

FILME : « O MISTÉRIO DO SAMBA »
LARRY CORYELL, BADI ASSAD, JOHN ABERCROMBIE : « Three guitars »

(texto traduzido do francês, destinado a um publico aprendiz)

Viagem de bolso ao Rio, 6 de abril : Carlos Alberto e a « Toca do Vinicius ».

Eu não sou propriamente um grande fâ de magalojas do tipo da Fnac, mas é justo reconhecer que a que fica encastelada num esconderijo dentro do Barrashopping -na Barra de Tijuca, RJ – é uma verdadeira casamata à qual pude recorrer para completar em parte minhas buscas discográficas. Lá pode-se encontrar também artistas e grupos absolutamente incomuns e – atraído pelo grafismo de uma sacola – confesso com vergonha que me deixo levar a fazer uma compra ou outra. Uma parte desses desconhecidos acabarão nas lojas de segunda mão, mas já me aconteceu, com certa frequência, por instinto, de fazer descobertas surpreendentes.
Uma outra loja, bem mais acolhedora - Arlequim, no centro da cidade – tem uma maior quantidade de discos de samba, música instrumental, e jazz. Na parte em francês do post, tem a listado dos álbuns que adquiri, mesmo que sob um ataque de consumo compulsivo !

Esse domingo foi também a ocasião de fazer uma visitinha a meu velho amigo Carlos Alberto, da Toca do Vinicius, o « grand chef » dessa pequena loja tão charmosa, situada no coração de Ipanema, entre as ruas que ouviram os primeiros acordes de Tom Jobim (Rua Nascimento Silva e ... Vinicus de Moraes – antiga Rua Montenegro). Eu conheço o Antonio Carlos há vinte anos, e ele faz a gentileza de me considerar um dos fundadores dessa casa, o centro de referência da Bossa Nova. Ao invés de « fundador », eu não sou mais do que um dos presentes à inauguração de sua aconchegante loja, numa época na qual a Bossa veio a ser para mim a porta de entrada para o que viria a se tornar a minha paixão pela música popular brasileira. Eu trouxe da Bélgica para ele, domingo passado, uma pequena caixa intitulada « Soirée à Copacabana » (édition Nocturne, 2008) que traz uma capa com um design de estética bem caprichada, contendo dois cd’s que reunem títulos da fase pré-bossa nova. Conhecendo bastante bem o assunto, posso lhes assegurar que a seleção das canções é verdadeiramente criteriosa, e que nos traz alguns pedaços particularmente argutos. (vide a lista no texto em francês). Com sorte, eu tive a oportunidade de constatar que essa peça faltava aos arquivos do Carlos Alberto, que ainda não a tinha ganho.
A filha do Carlos gerencia elegantemente uma grande livraria consagrada à Bossa Nova e à MPB en geral, a Bossa Nova & Cia, que fica no centro mesmo do Beco das Garrafas na Rua Duvivier, em Copacabana. Foi nesse antigo clube mítico de Copa que surgiram nomes de prestígio como Silvia Telles, Dolores Duran, Sergio Mendes, Leny Andrade, Johnny Alf, Elis Regina, e tantos outros personagens lendários da Bossa e Bossa Jazz.
Mas Carlos Alberto e sua família – que viveram um ano esfuziante em 2008, por conta do cinquentenário da Bossa Nova – ainda têm outros projetos. Dentre outros, o de criar um espaço ainda maior, que prevê comportar uma biblioteca, um salão de exposições, um café, uma pequena sala de shows, além de algum outro espaço onde se desenvolvam aulas de música. Esse ambicioso projeto, que se pretende implantar em Ipanema mesmo, vai demandar um espaço bem amplo... que já existe, mas que permanece ainda em segredo, até que o projeto seja oficilizado. Eu, que pude ver onde sera este espaço, posso assegurar que vai ser uma maravilha, se acontecer... Vamos cruzar os dedos pelo Carlos... e sobretudo por nós mesmos !

En vidéo, Por causa de você (Jobim/ Dolores Duran), par Mariana Baltar.






dimanche 5 avril 2009

Voyage de poche à Rio, 5 avril : Mart’nália.

Mart'nalia au Vivo Rio, 3/04: pure fun! (photo Daniel A.)

(texto português em baixo)


-Mais d’abord la grande nouvelle du jour, celle d’avoir retrouvé l’album « Tokyo session » du guitariste Yamandu Costa. Ce disque dérobé contenait le générique Lamentos do morro (Garoto) que j’avais choisi pour ouvrir le programme Tropicália qui, je le rappelle, passe tout les lundi à 21h50 sur Radio Judaica -90,2 FM- ou online sur www.radiojudaica.be. Reprise le 20 avril, après ce voyage.
Je me sentais orphelin depuis la disparition de cet album, et j’espère que les mains impures de celui dans lesquelles il est tombé prennent au moins conscience qu’elles sont en présence d’un petit bijou…

Autre album que j’avais égaré (mais maintenant retrouvé) et qui m’a beaucoup manqué dans mes programmations : « Ponte aerea » (2004) de la chanteuse Eveline Hecker qui avait eu l’excellente idée d’enregistrer pour ce disque 12 titres de celui que je tiens pour un des meilleurs compositeurs contemporains brésiliens, José Miguel Wisnik. Pour information, Eveline Hecker fut choriste d’un nombre impressionnant d’artistes comme Caetano Veloso, Beth Carvalho, Gilberto Gil, Marina Lima, Cazuza, et bien sûr Antonio Carlos Jobim de l’époque Banda Nova (années 80). Elle fut également chanteuse du groupe Arranco de Varsóvia.

-Je me demande parfois ce qui pousse certains artistes –et ils sont nombreux- à m’écrire pour me demander d’écouter leurs albums…qu’ils ne m’envoient que rarement…Bizarre… En cela, je remercie Verônica Ferriani et Cris Aflalo d’avoir tenu leur promesse, d’autant que je connaissais déjà un peu leur très bon travail. De Cris, l’album « Só Xerêm » m’avait déjà beaucoup intéressé en 2004.
Chers amis artistes, n’ayez pas peur, je vous tiens en haute estime et je ne dis pas de mal des albums que je n’aime pas. Et si vous le voulez, je paie même les timbres…Et au mieux, vous risquez de passer sur les ondes européennes. Ça vaut le coup non ?

Mart'nalia et son kit de percussions (Photo Daniel A.)

-Et donc en ce samedi 4 avril, je me suis retrouvé à nouveau dans la salle Vivo Rio, pour assister cette fois à la dernière date de la tournée « Madrugada » de Mart’nália, qui aura fait le tour du monde. J’avais découvert la chanteuse –fille du grand sambista Martinho da Vila- en 2002, lors de la sortie de ce qui était déjà son troisième album, « Pé do meu samba », produit par Celso Fonseca et dirigé par Caetano Veloso. Ce fut une vraie révélation, car je sentais déjà que la plupart des compositions sortaient des rails mélodiques de la samba traditionnelle.
Deux albums plus tard –« Menino do Rio » en 2006 et « Madrugada » en 2008- et Mart’nália me conforte dans l’idée qu’elle y a ouvert une brèche importante : celle d’une samba plus pop, plus diversifiées dans ses mélodies et dans ses rythmes. Ses collaborations avec Zélia Duncan ou Paulinho Moska, ainsi que l’interprétation de titres offerts par Djavan, Ana Carolina, Caetano ou Arthur Maia, montrent là aussi une ouverture rafraîchissante. Sans omettre le fait qu’elle possède elle-même un solide talent de compositeur. Le plus étonnant, c’est que j’ai l’impression que ce sont les artistes issus de la pop ou de la MPB qui sont venus à elle, et non l’inverse. Concernant sa prestation, voilà une artiste qui se sent sur scène comme dans son salon, où sont éparpillés de multiples instruments de percussions avec lesquels elle jongle en s’amusant. Pure fun, divertissement total qui finit en batucada…l’avantage de ces concerts sans faille, c’est qu’il n’y a pas grand-chose à écrire à part qu’on y a dansé, chanté, que tout le monde parlait avec tout le monde, et qu’au final, on avait passé une super soirée dans la maison de Mart’nália. Vivement la prochaine fête, histoire qu’elle nous réinvite !

Viagem de bolso ao Rio, 5 de abril: Mart’nália. (traduçao do texto francês)

-Mas antes, a grande noticia do dia: o fato de eu ter reeencontrado o álbum « Tokyo session » do violonista Yamandu Costa. Esse disco que alguém me tomou “emprestou” contém o genérico Lamentos do morro (Garoto) , que escolhi para tema de abertura do meu programa “Tropicália” (vide link à direita da tela do blog, ao alto) lembrando a todos que é transmitido todas a segundas, às 16h45 (hora Brasil), pela Rádio Judaica - 90,2 FM - ou online através do site www.radiojudaica.be. Retornamos as transmissões a partir de 20 de abril, depois dessa minha viagem. Eu me sentia meio órfão depois de seu sumiço, e espero que o dono das mãos impuras nas quais esse álbum foi parar, tenha ao menos tido alguma conciência de que esta na presença de uma pequena jóia...
Outro álbum que eu havia perdido (mas agora já recuperado) e que me fazia muita falta dentro da minha programação: « Ponte aerea » (2004) da cantora Eveline Hecker, que teve a excelente idéia de gravar nesse disco 12 títulos daqueles que eu considero um dos melhores compositores contemporâneos brasileiros: José Miguel Wisnik.
A título de informação, Eveline Hecker fez backing vocal para um número impressionante de artistas, como Caetano Veloso, Beth Carvalho, Gilberto Gil, Marina Lima, Cazuza, e evidentemente Antonio Carlos Jobim, na época da Banda Nova. Ela foi também cantora do grupo Arranco de Varsóvia.

-Eu à vezes me pergunto o que leva, o que instiga certos artistas – e eles são muitos – a me escrever pedindo que eu escute seus discos... que eles me enviam na verdade muito raramente... Bizarro… Mas não foi o caso da Verônica Ferriani e Cris Aflalo que me enviaram os seus excelentes discos, já que conhecia um pouco do excelente trabalho de ambas. De Cris, o álbum « Só Xerêm » já havia sido objeto do meu interesse em 2004.
Queridos amigos artistas, não tenham medo, eu não falo mal de álbuns dos quais eu não gosto... e se quiserem, eu memo pago até pelo selo do correio... Na melhor das hipóteses, vocês correm o risco de passar através das ondas européias. Só isso já vale a pena, não?

Mart'nalia, Vivo Rio 03/04 (foto Daniel A.)

-E então nesse 4 de abril, eu retornei à sala Vivo Rio, para assistir desta vez à última oportunidade na agenda da tournée « Madrugada » de Mart’nália, que deu a volta ao mundo. Eu havia descoberto a cantora – filha do grande sambista Martinho da Vila – em 2002, assim que saiu o que já seria então o seu terceiro disco, « Pé do meu samba », produzido pelo Celso Fonseca e dirigido pelo Caetano Veloso. Essa foi uma verdadeira revelação pois tinha sentido que a grande parte das composições sairiam dos trilhos melódicos do samba tradicional. Dois álbuns mais tarde - « Menino do Rio » en 2002, e « Madrugada » em 2004 – então Mart’nália me conforta a partir da idéia de que ela abriu uma brecha importante: aquela de um samba mais pop, mais diversificado em suas melodias e em seus ritmos. Suas colaborações com Zélia Duncan ou Paulinho Moska, bem como a interpretação de títulos ofertados por Djavan, Ana Carolina, Caetano ou Arthur Maia, demonstravam dessa forma uma abertura oxigenante. Sem omitir o fato de que ela possui, por si um sólido talento como compositora. O mais espantoso é que eu tenho a impressão de que os artistas oriundos do pop ou da MPB é que vão a ela, e não o inverso.
A respeito da apresentação em cena, lá está uma artista que se sente em casa no palco, por onde ficam espalhados os múltiplos instrumentos de percussão com os quais ela magicamente se diverte. Pura alegria, diversão total…a vantagem desses shows sem falhas é que não há muito o que escrever a respeito – a não ser o fato de que muito se dançou, cantou, e que todo mundo conversou com todo o mundo... e que ao final, haviamos passado todos uma noite super animada na casa de Mart’nália. Aguardemos a próxima festa, esperando que ela volte a nos convidar!



samedi 4 avril 2009

Voyage de poche à Rio, 4 avril : Roberta Sá.

Roberta e Pedro Luis, Vivo Rio, 3 avril 2009 (foto Daniel A.)

(texto português em baixo)

En réalité, assister à un show qui doit être mis en boîte pour un dvd, apporte rarement un plus par rapport à une représentation normale. Si l’on excepte bien sûr l’éventuel plaisir de dire « j’y étais », et d’y voir, avec un peu de chance, apparaître furtivement sa bobine à l’écran. Pour le reste, comme sur un plateau de cinéma, on assiste à des scènes décousues, dont on refait les prises, jusqu’à obtenir un résultat qui pourra affronter la postérité. Et bien sûr, on perd toute l’uniformité d’un concert normal. Mais bon, ça, je le savais, même si pour le coup, il y avait exagération pour cet enregistrement du show « Que Belo estranho dia para se ter alegria » que Roberta Sá donnait ce 3 avril dans la salle du Vivo Rio, situé dans le parc de Flamengo.


Mais partons d’un constat positif. Roberta est sans nul doute, une des chanteuses les plus talentueuses qu’on ait pu découvrir ces dernières années, parmi la flopé d'interprètes féminines qui fleurissent tous les jours sur le marché brésilien. Roberta est une grande ! Chanteuse délicate à la technique vocale irréprochable, elle incarne une élégance teintée d’une certaine ingénuité (cette façon de rouler les yeux à la Joséphine Baker !). Roberta Sá pourrait être une sorte de Barbie de la MPB…que toutes les nombreuses jeunes filles présentes hier soir, rêvent de devenir un jour… pour épouser Ken. Quoique Roberta ressemble autant à Barbie que Pedro Luis, son époux, à Ken…(voir la photo)
La chanteuse a réuni sur ses deux albums (« Braseiro » en 2005 et « Que belo… » en 2007), un répertoire haut de gamme partagé entre des compositeurs classiques (Chico Buarque, Dorival Caymmi…) et d’autres particulièrement en vogue (Pedro Luis, Lula Queiroga, Marcelo Camelo, Roque Ferreira…).
Le hasard a fait qu’en août dernier, j’avais assisté au concert que la belle avait donné au Canecão de Rio –avec sensiblement le même repertoire- et que sa prestation m’avait réellement enthousiasmé.
De fait, le Canecão aurait sans doute mieux convenu pour l’enregistrement de ce show.

Roberta e Hamilton de Hollanda: "Novo amor" (foto Daniel A)

De deux choses l’une…Ou l’on assistait au spectacle sur le balcon en hauteur parmi les V.I.P, et dans ce cas, autant attendre de voir le dvd en pantoufles à la maison. Soit on se plantait au milieu des adolescentes enthousiastes qui chantaient à tue tête de la première à la dernière note, couvrant l’acoustique déjà très moyenne de cette salle.
D’accord quand il s’agit d’un concert rock ou un show de samba…Plus ennuyeux quand il s’agit d’écouter une interprète qui nous livre des compositions admirablement ciselées.
Roberta Sá est autant une chanteuse pour le Vivo Rio ou le Circo Voador, que Nana Caymmi le serait pour le Maracanã ou le Fundição Progresso. La subtilité et l’émotion de leur musique ne passent pas dans ce genre de salle de masse. Ajoutons à cela que Roberta semblait relativement stressée par l’événement, que la posture des musiciens était aussi animée que ceux de Kraftwerk (sauf à quelques rares moments), et vous aurez compris que je n’ai pas passé une grande soirée. Bien sûr Roberta n’est pas Maria Rita qui arpente la scène de long en large à grande enjambée. Au mieux, elle emprunte un pas, un soulèvement de jupe, ou une pirouette, au Flamenco. Mais d’accord, c’est son style, plus en retenue et en délicatesse. L’apparition attendue de Pedro Luis, du grand Hamilton de Hollanda (bien dépité après s’être ramassé sur la deuxième prise de « Novo amor » d’Edu Krieger), et de Marcelo D2 en rappel (le rappeur n’avait pas pris la peine d’apprendre son texte par cœur), n’ajouta rien à l’ensemble de la prestation. Par contre, la venue de Lenine sur « Fogo e Gasolina » aurait été judicieuse sur cette chanson dialogue.
Ceci dit, comme on le commentait après le spectacle, on devine que par la magie du montage et le mixage du son, on assistera probablement à un tout autre show sur le dvd….Mais qu’on ne s’y trompe pas…J’aime vraiment beaucoup Roberta Sá !

...e Marcelo D2 (foto Daniel A.)

(Tradução do texto francês, destinado a um público aprendiz)

4 de abril: Roberta Sá

Na verdade, assistir a um show que vai ser formatado para dvd raramente acrescenta algo a mais do que uma apresentação comum. A não ser pelo orgulho de dizer “eu fui...” ou, com sorte, ver a sua cara entusiasmada passando rapidinho na T.V. De resto, como num set de cinema, assiste-se a cenas descosturadas, onde se refazem algumas tomadas, simplesmente para que se obtenha um resultado digno que enfrentara a posteridade. E, claro, perde-se toda a uniformidade de um show normal. Mas enfim... disso eu já sabia, indo para gravação desse dvd “Que Belo estranho dia para se ter alegria”, que Roberta Sá realizou nesse dia 3 de abril, na sala de espetáculos do espaço Vivo Rio, que fica dentro do Parque do Flamengo.

Mas vamos partir de uma ótica positiva: Roberta é, sem sombra de dúvida, uma das cantoras mais talentosas que pudemos descobrir nos últimos anos, em meio a uma enxurrada de intérpretes femininas que afloram todos os dias no mercado musical brasileiro. Roberta é das grandes! Cantora dedicada à técnica vocal irretocável, ela encarna uma elegância permeada por certa ingenuidade (esse jeito de revirar os olhos à la Josephine Baker!). Roberta Sá poderia ser uma espécie de Barbie da MPB... com a qual todas as numerosas meninas presentes ontem à noite sonhariam em se tornar um dia... Uma mulher perfeita, lindinha, bem vestidinha, limpinha, sorridente que ira se casar com o Ken...Só que a Roberta parece tão a Barbie como Pedro Luis o Ken! (vejam a foto do casal).
A cantora reuniu sob seus dois ôtimos álbuns (“Braseiro” em 2005 e “ Que Belo estranho dia para se ter alegria” em 2007), um repertório de primeira, dividido entre os compositores clássicos (Chico Buarque, Dorival Caymmi... ) e autores particularmente abalados ( Pedro Luis, Lula Queiroga, Marcelo Camelo, Roque Ferreira... ).
O acaso fez com que em agosto passado eu assistisse ao show que a bela realizou no Canecão, no Rio – numa apresentação que me deixou realmente entusiasmado.
De fato, o Canecão tinha, sem sombra de dúvida, melhores condições para a gravação desse show.
Das duas uma... Ou se assistia ao espetáculo na varanda suspensa entre os convidados V.I.P. ( e nesse caso, seria o mesmo que assistir ao dvd de pantufas, na poltrona de casa ) ... Ou então juntar-se a grande turma de adolescentes entusiastas que cantavam da primeira à última nota, abafando a já muito precária acústica dessa sala. Natural quando se trata de um show de rock ou samba... mas cansativo quando se trata de ouvir uma intérprete que nos brinda com composições admiravelmente esculpidas.
Roberta Sá é uma cantora tanto para o Vivo Rio sem mesa quanto para o Circo Voador, assim como Nana Caymmi o seria para o Maracanã ou para a Fundição Progresso. Eu bem sei que este clima de fã clube foi escolhido á propósito para a gravação do dvd, mas o subtexto e a emoção das músicas não são perceptíveis nesse tipo de sala para grandes massas agrupadas. Acrescente-se o fato de que Roberta parecia um pouco estressada pelo evento em si, e até pela postura dos músicos, que pareciam tão animados dos que os do Kraftwerk (salvo em alguns raros momentos). Vocês podem imaginar que eu não tive lá uma grande noite. É claro que Roberta não é Maria Rita, que percorre a cena de uma ponta à outra, com suas largas passadas. Roberta, arrisca um passo... levanta um pouco a saia, faz ondular os braços fazendo um pirueta, tudo isso emprestado ao estilo Flamenco. Mas tudo bem, é esse o seu estilo: mais contido e gracioso.
As participações de Pedro Luis (em Girando na renda), do grande Hamilton de Hollanda (bastante desgastado depois de ter errado na segunda tomada de Novo Amor, de Edu Krieger) e de Marcelo D2 (que nem aprendeu seu texto de cor no Samba do balanço) em nada acrescentaram à apresentação em termos de duetos. Por outro lado, o Lenine teria sido uma boa escolha para “Fogo e Gasolina”, esta canção-dialogo, ponto forte (entre outros) do disco “Que belo estranho dia...”. Dito isso tudo, como se comentava ao final do espetáculo, pode-se apostar que, graças à magica da edição das imagens e da mixagem do som, provavelmente assistiremos a um outro show no dvd... Mas que ninguém se engane... Eu realmente adoro a Roberta Sá!

vendredi 3 avril 2009

Voyage de poche à Rio : 3 avril…

Le Modern Sound: étape obligatoire pour amateurs de MPB, à Copacabana (..et ceci n'est toujours pas une publicité!).

. (texto em português em baixo!)

On ne peut pas dire que le temps maussade m’ait donné beaucoup de répits durant la journée d’hier. Juste de belles éclaircies, fin de matinée, qui me permirent d’accomplir le pèlerinage tant attendu vers ma Mecque à moi, le Modern sound, référence incontestée du « produit » musical à Rio et au Brésil : cd’s, dvd’s, grand choix d’anciens vinyles, livres sur le sujet, ou encore places de concerts. Cet antre de la musique existe depuis 1966 -comme me l’expliquait Pedro , le fondateurde l'endroit- et connu plusieurs réformations et agrandissements avant d’atteindre à sa configuration actuelle. Depuis 1999 donc, le magasin s’est doté du Alegre Bistrô, petit espace garni de table et d’une petite scène ou de nombreuses stars de la MPB viennent régulièrement donner un pocket show. Des artistes en devenir s’y produisent aussi…
Le Modern Sound vaut surtout pour son accueil personnalisé -ou les vendeurs qui connaissent leur sujet se font une joie de vous aiguiller- et par le choix des albums, dont beaucoup sont pratiquement introuvables ailleurs. Le magasin ne se borne pas à vendre les grosses « machines » commerciales. À la fin de ce post, je collerai le liste des albums et dvd’s acquis dans cet endroit hantés par les esprits des grands maîtres de la MPB aux travers de grandes affiches. Zé Renato s'y produira mardi prochain et Il ne sera pas facile d’y pénétrer à cette occasion…Mais qui sait, j’y aurai peut-être mes entrées…


Le monde érotico magique du grand sculpteur Chico Tabibuia (1936-2007)

Vidéo d'une exposition d'Art populaire brésilien, avec en évidence, les "carrancas" du Maître Guarany.




L’après-midi fut consacré au but premier de ce voyage : l’acquisition de quelques pièces d’exception pour ce qui devrait être le premier centre d’Art Populaire Brésilien qui s’ouvrira à Bruxelles en 2010. Votre humble serviteur, qui s’est donné comme but d’exposer cet art inconnu en Europe, a donc la joie et le plaisir de vous annoncer que cet espace s’est doté de trois pièces exceptionnelles du grand sculpteur Chico Tabibuia (1936-2007), qui par son monde érotico magique s’est affirmé comme une des figures centrales de l’expressionnisme populaire brésilien. S’ajoutait encore à cette acquisition une fort belle sculpture du Maître Guarany (1882-1885), figure de proue (c’est le cas de le dire) de l’Art Populaire Brésilien, et auteur de ces monstres anthropomorphiques (carrancas) qui ornaient, jusqu’en 1950, les embarcations qui naviguaient sur le fleuve São Francisco qui traverse l’état du Minas Geraes et du Pernambuco.

Vinicius de Moraes (Thelmo Fernandes) et Tom Jobim (Marcelo Serrado): le poète et le compositeur qui changeront à jamais ensemble la face de la Musique populaire brésilienne entre 1956 et 1965.

Sans exagérer, j’ai rarement vécu des trompes d’eaux aussi violentes que celles qui tombèrent hier soir, tandis que je me rendais au Théâtre Carlos Gomes, au centre ville, pour assister au spectacle musical « Tom & Vinicius ». La pluie était d’une telle force que même le trafic s’en était trouvé fluidifié, les automobilistes ayant préféré différer leurs retours dans leurs chaumières.
Je craignais le pire en allant voir ce spectacle qui retraçait l’histoire de ce couple mythique de la Musique Populaire Brésilienne –Tom Jobim (1927-1994) et Vinicius de Moraes (1913-1980)- mais ma satisfaction au sortir du spectacle n’en fut que plus grande. Je reviendrai plus en détail sur cette pièce musicale, qui s’annonçait comme un défi d’ampleur, mais qui au final s’avère un pari réussi…

Au programme ce soir, le show de Roberta Sã, nouvelle diva de la MPB depuis 2005, qui a forcé le respect de la critique et l’admiration du public, forte de ses deux albums : « Braseiro » (2005) et « Belo estranho dia para se ter alegria » (2007). La belle se produira au Vivo Rio pour l’enregistrement d’un dvd pour un concert que j’avais déjà vu il y a quelques mois au Canecão. Rapport à la première heure demain…promis !

Listes des cd’s et dvd’s acquis hier…Nouveautés et autres :
Cd’s e Dvd’s adquiridos ontém, novidades e outras coisas :

DVD’s :

SAMBA SOCIAL CLUBE 2 (divers artistes)
DONA EDITH DO PRATO : « E Vozes da purificaçao »
OS BRITOS (George Israël, Rodrigo Santos, Gutto Goffi, Nanni Dias)
BENA LOBO : « Sábado »

CD’s :

LÚCIA MENEZES : « Pintando e bordando »
MÁRCIO THADEU : « Negro canto »
GLÓRIA GADELHA : « Tinto e tropical » (2004)
BANGALAFUMENGA : « Barraco dourado »
LITTLE JOY : « Little Joy »
TONI GARRIDO : « Todo meu canto »
VICENTE BARRETO : « Vicente »
CLARA SVERNER : « Chiquinha Gonzaga por… »
LUCIANA PESTANO : « Tigra »
SERGIO BRITTO : « Eu sou 300 » (2006)
LEILA PINHEIRO & EDUARDO GUDIN : « Pra iluminar, ao vivo »
EDUARDA FADINI : « Lucipínio volta »
GUILHERME VERGUEIRO & PAULINHO LIMA : « Parceria »
HERMETO PASCOAL : « Cérebro magnetico » (1980)
JOÃO NOGUEIRA : « O Nome do samba é João »
CHICO SARAIVA : « Saraivada »
CARMEN MIRANDA : « 100 anos, duetos e outras Carmens »
LUCIANO ALVES : « Interpreta Ernesto Nazareth »

(Traduçao do texto francês, destinado aos leitores aprendizes)

3 de abril

Não posso dizer exatamente que esse tempinho chato me deixou de castigo ontem. Assim que surgiu uma nesga de céu azul, no final da tarde, pude me lançar à peregrinação há tanto esperada `minha “Meca”: a Modern Sound, referência incontestável do “produto” musical no Rio e no Brasil: cd´s, dvd´s, um grande leque de vinis antigos, livros sobre o assunto, e ainda espaços para apresentações ao vivo. Esse “antro” da música existe desde 1966 – como me explicou o Pedro, o fundador do ponto – e passou por diversas reformas e ampliações até chegar a seu formato atual.
A partir de 1999, então, a loja agregou o “Alegro Bistrô”, guarnecido de mesas em torno de um pequeno espaço onde numerosas estrelas da MPB comparecem regularmente para apresentar pocket shows. Os artistas promissores também ali se apresentam.
A Modern Sound vale sobretudo por seu atendimento personalizado – e por seus vendedores em especial, que conhecem a fundo o produto da casa, e não medem esforços para orientar o cliente... para a escolha de álbuns, contribuem em muito, até na descoberta de peças consideradas praticamente improváveis de existirem.
Mas a loja não se limita a vender os grandes sucessos comerciais. Ao final do texto francês, coloquei a lista de álbuns e dvd´s que adquiri nesse ambiente habitado pelo espírito dos grandes mestres da MPB, presentes através de grandes cartazes. Zé Renato lá se apresentará na próxima terça-feira, e não será tão fácil assim conseguir um lugar no mesmo dia...
Mas, quem sabe, talvez até lá eu já tenha garantido minhas entradas...

“O mundo mágico-erótico do grande escultor Chico Tabibuia ( 1936 – 2007 )”.
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“Vídeo de uma exposição de Arte popular Brasileira, colocando em evidência as carrancas do mestre Guarany...”

A tarde foi dedicada ao objetivo principal dessa viagem: a aquisição de algumas peças especiais destinadas ao que deverá vir a ser o primeiro Centro de Arte Popular Brasileira a ser inaugurado em Bruxelas em 2010. Vosso humilde servo aqui, que se dedica a expor essa arte incomum na Europa, tem então a alegria e o prazer de vos comunicar que esse espaço vai contar com três peças excepcionais de grande escultor ChicoTabibuia ( 1936 – 2007 ), que através de seu universo mágico-erótico, firmou-se como uma das figuras centrais do expressionismo popular brasileiro. Junte-se ainda a essa aquisição, uma forte e bela escultura do Mestre Guarany ( 1882 – 1985 ), figura proeminete da Arte Popular Brasileira, sendo o autor desses monstros antropomórficos ( carrancas ) que ornamentam, até na década de 50, as embarcações que navegaram pelas águas do Rio São Francisco – o “Velho Chico” – que atravessa os estados de Minas Geraes e Pernambuco.


“Vinicius de Moaraes ( Thelmo Fernandes ) e Tom Jobim ( Marcelo Serrado ): o poeta e o compositor que, juntos, mudaram como nunca dantes, a cara da Música Popular Brasileira entre 1956 e 1965”.


Sem exagero, eu nunca vi trombas d´água tão violentas quanto essas que caíram ontem à noite, no centro da cidade, para onde fui a fim de assistir ao espetáculo musical “Tom & Vinicius”. A chuva era de uma tamanha força, que até o trânsito ficou mais leve; os motoristas devem ter preferido esperar um pouco antes de retornar a seus aconchegantes lares.
Eu esperava pelo pior ao ir assistir a esse espetáculo que recria a história dessa dupla mítica da Música popular Brasileira – Tom Jobim ( 1927 – 1994 ) e Vinicius de Moraes ( 1913 – 1980 ) – mas a surpresa se revelou ôtima. Retornarei mais detalhadamente sobre esse musical, um desafio de grande amplitude, mas que no final das contas se sai perfeitamente bem...

Na programação dessa noite, o show de Roberta Sá, a nova diva da MPB desde 2005, quando ganhou o respeito da crítica e a admiração do público, resultado de seus dois álbuns: “Brasileiro” ( 2005 ) e “Belo estranho dia para se ter alegria” ( 2007 ). A bela se paresentará no espaço Vivo Rio para a gravação de um dvd de um show que eu já assisti faz alguns meses. Conto a vocês amanhã logo que possível... prometo!

jeudi 2 avril 2009

Un voyage de poche : onze jours à Rio…

La Livraria da Travessa: entrée en matière luxueuse.
Livres d'art, musique et restaurant de bonne tenue ( ceci n'est pas une publicité!)


(Texo português em baixo)

Jeudi 2 avril...


Tandis que les premiers jours aux températures printanières s’installent sur Bruxelles, Rio m’accueille d’une pluie battante et d’une moiteur à couper au couteau.
Tandis que la Belgique s’enfonce comme prévu footbalistiquement en s’inclinant deux à un en Bosnie, le Brésil, qui a vécu un début de campagne difficile, s’impose sans problème trois à zéro contre le Pérou à Porto Alegre. Bien sûr, on se gausse de la défaite subie par les frères ennemis argentins, six à un, face aux Boliviens…Et ce n’est pas un poisson d’avril, s’amusaient à commenter la presse sportive hier en soirée...

Arrivé à l’hôtel vers 18h, le Christ rédempteur -honteux de je ne sais quoi -s’emmitouflait dans les nuages, et malgré un décalage horaire de 5 heures, je me posais la question de savoir si je me sentais déjà le courage de plonger dans le bain musical pour aller entendre Moyseis Marques, jeune sambista talentueux, dans le quartier de Lapa…Réponse : non ! Avec un peu de chances, il y jouera encore la semaine prochaine. Dès lors, pour ne pas dire que j’allais perdre ma soirée, je fis une petite rafle salvatrice à la Livraria da Travessa du quartier Leblon, histoire de calmer mes angoisses de quatre mois sans nouveautés musicales.
Sans forcer, voici la liste des cd’s et dvd’s acquise, tout styles confondus (après le texte portugais):

DVD’s :

ANTONIO NÓBREGA : « Nove de fevereiro »
TRÊS MENINAS DO BRASIL AO VIVO (Teresa Cristina, Jussara Silveira, Rita Ribeiro)
PAULINHO MOSKA : « Zoombido, para se fazer uma cancão »
VERÔNICA SABINO : « Que nega é essa ? »
CLARA NUNES : « Os musicais do Fantastico »
TRIBUTO A CAZUZA (Varios artistas) : « Ao vivo na praia de Copacabana »

CD’s :

ALCEU VALENÇA : « Ciranda mourisca »
PARALAMAS DO SUCESSO : « Brasil afora »
SAMBA SOCIAL CLUBE 2 (divers artistes)
OLIVIA BYINGTON : « Perto »
ZÉ PAULO BECKER : « Um violão na roda de choro » (2006)
CRIS AFLALO : « Quase tudo dá »
ADRIANA MACIEL : « Dez canções »
ARMANDINHO : « Pop choro »
OS BOSSA NOVA (Lyra, Menescal, Donato, Valle)
MOACYR LUZ : « Batucando »

Et ce n’est qu’un apéritif, bien sûr ! En écrivant ces lignes, je m’aperçois qu’il pleut averse en cette matinée du 2 avril, et les déplacements dans la ville ne seront pas chose aisée. Au programme ce soir, outre des valeurs sûr à Lapa avec Casuarina et Teresa Cristina e son groupe Semente, il y a cette pièce musicale « Tom e Vinicius », qui me tente assez, si tant est qu’il y ai encore des places...We'll see...

Aller, en vidéo une fameuse chanson qui nous dit que de la fenêtre, on voit le Christ redempteur...et c'est beau! Moi, j'attend toujours...

texto português:

Quarta feira, 2 de abril


Enquanto os primeiros dias sob a temperatura primaveril chegam a Bruxelas, o Rio ontem me acolhe debaixo de uma chuva torrencial e de uma umidade que se poderia cortar com garfo e faca.
Enquanto a Bélgica se afunda no futebol, como já era de se esperar, perdendo de dois a um na Bosnia, o Brasil, depois de um início de campanha bem difícil, conseguiu tranquilamente ganhar de três a zero do Peru em Porto Alegre. Tudo bem que se faça gozação com a surpresa dos “irmãos inimigos” argentinos, por perderem de seis a um para os bolivianos... e não era uma pegadinha do primeiro de abril (“peixe de abril”, como a gente diz em francês). De qualquer maneiras, os comentaristas esportivos gostaram da quase “piada”.
Depois de ter chegado ao hotel por volta das 18:00 h, com um Cristo Redentor – meio acanhado, não sei bem por que – semioculto por entre as nuvens, e apesar de um “jet lag” de 5 horas, ainda me perguntei se teria coragem, àquela altura, de partir para a Lapa a fim de assistir ao jovem e talentoso sambista Moyseis Marques... Resposta: Não! Com alguma sorte, ele há de se apresentar novamente na próxima semana. Por fim, para não dizer que desperdicei meu primeiro fim de noite no Rio, fiz uma visita salvadora à Livraria da Travessa do Leblon, na intenção de aplacar minha angústia depois de quatro meses sem novidades musicais brasileiras.

Sem compromisso, abaixo, a lista de dvd´s e cd´s adquiridos dentro dos mais variados estilos...(ver a lista no texto francês)

E isso é só um aperitivo, naturalmente! E no que escrevo essas linhas, me dou conta de que chove copiosamente nessa manhã de 2 de abril, e a locomoção pela cidade não vai ser lá muito fácil. Sobre a programação noturna, além da boa opção de hoje na Lapa – Casuarina ou Teresa Cristina e seu Grupo Semente – há também o musical “Tom & Vinicius”, que me tenta bastante... se é que ainda há ingressos... We´ll see.


A calhar, no vídeo abaixo, uma famosa canção que nos diz que da janela se vê o Redentor... e que é lindo! Já eu, continuo ainda aguardando...

Corcovado: Tom Jobim & Elis Regina


CE BLOG EST DÉDIÉ AUX CURIEUX QUI AIMERAIENT CONNAÎTRE L'ART ET LA MUSIQUE POPULAIRE BRÉSILIENNE. UNE OCCASION POUR LES FRANCOPHONES DE DÉCOUVRIR UN MONDE INCONNU OU IL EST DE MISE DE LAISSER SES PRÉJUGES AU VESTIAIRE.