lundi 7 décembre 2009

Survolant 2009 : juin/ junho…

« Balangandãs » de Ná Ozzetti,
hommage au répertoire de Carmen Miranda.


(texte français, texto português traduzido do francês)

Comme d’habitude chaque année, la récolte du mois de juin fut abondante. Voici quelques albums qui ont attiré l’attention de mon oreille d’amateurs, sans être exhaustif, bien sûr…

Concernant la Samba, ou ce qui s’en rapproche…
Aline Calixto, jeune chanteuse de 28 ans déjà sous l’aile protectrice de Warner music, s’engouffre dans la brèche ouverte par Roberta Sá, en abordant une samba élégante au charme parfois ancien. Ce premier album séduisant, produit par Leandro Sapucahy, visite principalement des compositeurs du Minas Gerais (Affonsinho, Santão, Renegado) et de Rio de Janeiro (Edu Krieger. Mauro Diniz, Arlindo Cruz). Sur la dernière plage de l’album, Uma só voz (Edu Krieger), elle reçoit la bénédiction de Monarco, Walter Alfaiate, Wilson Moreira et Nelson Sargento.
Dans un style musical assez semblable, qui prône une samba plus mélodique, Moyseis Marques lance « Fases do coração », un très bon second album qui confirme les qualités d’interprète mais aussi d’auteur de cette figure masculine –pour changer des nombreuses chanteuses- qui s’est épanouie dans le quartier de Lapa (RJ).

Déjà plus aguerri, l’excellent chanteur Marcos Sacramento s’entoure de trois instrumentistes de premier rang pour « Na cabeça », qui surprend dans cette formule acoustique audacieuse : une voix et trois guitares. Luis F. Alcofra, Zé Paulo Becker et Rogério Caetano, se relaient pour les arrangements de ce répertoire en partie constitué par des compositions des quatre intégrants de l’album. Mais on trouve aussi des compositions de Noel Rosa, Chico Buarque ou Paulo Padilha.
Parmi les projets qui auront rendu hommage à Carmen Miranda (1909-1955) pour le cinquantenaire de sa naissance, « Balangandãs » de Ná Ozzetti (voir photo ci-dessus) s’impose de loin comme le plus réussi. La chanteuse de São Paulo ne s’aventure pas dans l’interprétation caricaturale. C’est armée de son talent personnel que Ná revisite avec des arrangement simples, modernes et parfois audacieux, le répertoire de celle qui fut l’image du Brésil à l’étranger, à partir des années 1930.
Changement de cap musical avec « Drês », le sixième album studio de Nando Reis. Un disque folk/rock puissant produit par Nando et Carlos Pontual dont la guitare rageuse domine toute la sonorité du disque. Avec Mosaico abstato et Hi, Dri, l’album de l’ex-Titãs, possède les meilleurs morceaux purement rock de l’année.

Et pour parler de Titãs, le groupe de São Paulo, qui existe depuis 1982, lance « Sacos plasticos », assez mal accepté par la critique spécialisée brésilienne. Le quintette use toujours des mêmes formules musicales, entre rock/punk et ballades racoleuses, tandis que les textes possèdent toujours le même type de structure…Mais bon, moi j’aime, et je marche toujours !
Erasmo Carlos est avec Raul Seixas et Rita Lee une des trois grandes icônes du rock brésilien. Mais des trois, Erasmo fut le premier ! En intitulant son dernier album « Rock’n’roll », l’artiste ne trompe personne. Entre rock, folk et country, l’album semble tout droit sorti d’un studio de Memphis. En cela la production de Liminha est irréprochable, et l’on rentre de plain-pied –avec santiag et blouson de cuir- dès les premiers accords de Jogo sujo (Erasmo Carlos). Hélas –avec tout le respect du à l’icône- la qualité moyenne de compositions, sur la longueur, modère un peu l’enthousiasme.
Séduite par la bande originale du film français « les chansons d’amour » (2007) de Cristophe Honoré, Zélia Duncan en retire deux compositions d’Alex Beaupin : As-tu déjà aimé? et De bonnes raisons. As-tu déjà aimé? devient « Pelo sabor do gesto » qui donne le titre à l’excellent album de la chanteuse de Niteroí (son huitième), produit par deux des producteurs les plus en vue du moment, Beto Villares (Céu, Rodrigo Campos) et John Ulhoa (Pato Fu, Fernanda Takai, Erika Machado).
Zélia revient brillamment à la pop de ses débuts, mais elle l’adapte à son temps par un habillage plus éthéré, contemporain et truffé de trouvailles sonores colorées.

Fernanda Cunha lance « Brasil Canadá », un album à l’ambiance bossa jazz composé de neuf titres puisés dans le répertoire brésilien et canadien. Le concept est un peu étrange et le résultat fort disparate. Néanmoins la très belle voix de Fernanda -qui rappelle celle d’Elis Regina dans ses interprétations les plus sobres- arrive à unifier un répertoire à priori décousu. Pescador (Marcio Hallack) et O primeiro jornal (Suely Costa/ Abel Silva) font parties des plus belles compositions entendues cette année.
« Pode entrar » est le dernier cd/dvd d’Ivete Sangalo. L’énergique bahianaise s’entoure d’un casting d’invités de luxe venus de divers horizons musicals : Maria Bethânia, Marcelo Camelo, Lulu Santos, Carlinhos Brown ou Saulo Fernandes. Quelques titres se distinguent comme Teus olhos (Marcelo Camelo), mais l’ensemble des 17 chansons (pfff !) végètent encore dans une grande banalité.
On attend toujours un bon répertoire à la hauteur du talent d’interprète d’Ivetinha.

Et encore, quelques notes retrouvées dans mon journal de classe…
« Pétala por pétala », deuxième album pour Vanessa Bumagny, après le bon « De papel » sorti en 2003. Produite par Zeca Baleiro, Vanessa participe seule ou en collaboration à toutes les compositions. Un album zen et aérien. On regrettera un peu trop d’effet reverb sur la voix de la chanteuse, qui n’en a pas vraiment besoin pour démontrer ses qualités vocales. Des qualités que Luiza Possi (oui, oui, la fille de Zizi Possi) possède aussi, indéniablement. Mais la jeune chanteuse, comme Ivete Sangalo, n’arrive toujours pas à se former un répertoire convainquant dans « Bon ventos sembre chegam ». Les bons vents doivent encore arriver…
Claudia Telles (oui, oui, la fille de Silvia Telles), nous offre un bel album de bossa classique, de sa voix acidulée. La plage titulaire « Quem sabe você » est signée Roberto Menescal et Ronaldo Bôscoli, mais on trouve aussi les noms de Carlos Lyra, Roberto Carlos, Edu Lobo, Vinicius de Moraes, Johnny Alf ou Rosa Passos.
Comme Vanessa Bumagny, on avait un peu perdu de vue Fernanda Porto, une des figures de proue de la scène électronique de São Paulo des années 2000. Elle revient avec « Auto.retrato », dans la même veine musicale. Ludique, mais pas essentiel.

"Pelo sabor do gesto"- Zélia Duncan.

Sobrevoando 2009 : junho…


Como de hábito a cada ano, a safra do mês de junho foi abundante. Abaixo alguns álbuns que desviaram a atenção de meus ouvidos dos amadores, sem que isso tenha sido exaustivo, naturalmente...
Com relação ao Samba, aqueles de quem me aproximei...
Aline Calixto, jovem cantora de 28 anos, já sob as asas protetoras da Warner music, esgueira-se pela brecha aberta por Roberta Sá, ao abordar um samba elegante com um charme às vezes antigo. Esse primeiro bom disco, produzido por Leandro Sapucahy, visita principalmente os compositores de Minas Gerais (Affonsinho, Santão, Renegado) e do Rio de Janeiro (Edu Krieger, Mauro Diniz, Arlindo Cruz). Na última faixa do álbum, Uma só voz (Edu Krieger), ela recebe as bênçãos de Monarco, Walter Alfaiate, Wilson Moreira e Nelson Sargento.

Num estilo musical bastante semelhante, que exalta um samba mais melódico, Moyseis Marques lança « Fases do coração », um segundo álbum bastante brilhante, que confirma as qualidades do intérprete, e também do autor dessa figura masculina –para variar das numerosas cantoras- que desponta no bairro da Lapa (RJ).
Já um pouco mais aguerrido, o excelente cantor Marcos Sacramento cerca-se de três instrumentistas de primeira categoria para « Na cabeça », que surpreende nessa fórmula acústica audaciosa : uma voz e três violões. Luis F. Alcofra, Zé Paulo Becker e Rogério Caetano se revezam nos arranjos para esse repertório em parte constituído por composições dos quatro integrantes do disco. Mas lança mão também de composições de Noel Rosa, Chico Buarque e Paulo Padilha.
Dentre os projetos que prestaram homenagem a Carmen Miranda (1909-1955) pelo cinquentenário de seu nascimento, « Balangandãs », de Ná Ozzetti (foto no texto francês), se impõe de longe como o melhor. A cantora de São Paulo não se aventura à interpretação caricatural. É munida de seu talento pessoal que Ná revisita com arranjos simples, modernos e por vezes audaciosos, o repertório daquela que foi a imagem do Brasil no estrangeiro, a partir da década de 30.

Mudando de direção musical com « Drês », o sexto álbum em estúdio de Nando Reis. Um disco folk/rock potente, produzido por Nando e Carlos Pontual, no qual a guitarra raivosa domina toda a sonoridade do disco. Com Mosaico abstato e Hi, Dri, o álbum do ex-Titãs contém as melhores porções puramente rock do ano.
E por falar em Titãs, o grupo de São Paulo, que existe desde 1982, lança « Sacos plásticos », bastante mal aceito pela crítica especializada brasileira. O quinteto utiliza sempre as mesmas fórmulas musicais, entre rock/punk e baladas comerciais, uma vez que as letras possuem sempre o mesmo tipo de estrutura... Mas enfim, mesmo assim, eu gosto, e vou continuar gostando !

Erasmo Carlos é junto com Raul Seixas e Rita Lee um dos três grandes ícones do rock brasileiro. Mas dos três, Erasmo foi o primeiro ! Ao intitular seu último álbum de « Rock’n’roll », o artista não engana ninguém. Entre rock, folk e country, o álbum parece ter saído direto de um estúdio de Memphis. Contando com a produção irretocável de Liminha, aqui entramos com o pé direito –com « santiag » e jaqueta de couro- nos primeiros acordes de Jogo sujo (Erasmo Carlos). Porém –com todo o respeito devido ao ícone- a qualidade mediana das composições, ao longo do disco, vai moderando um pouco esse entusiasmo.

Seduzida pela trilha sonora original do filme francês « Les chansons d’amour » (2007), de Cristophe Honoré, Zélia Duncan retira dele duas composições de Alex Beaupin : As-tu déjà aimé? e De bonnes raisons.
As-tu déjà aimé vem a ser « Pelo sabor do gesto » (foto acima), que dá o título ao excelente álbum da cantora de Niteroí (seu oitavo), produzido por dois dos produtores mais visados no momento : Beto Villares (Céu, Rodrigo Campos) e John Ulhoa (Pato Fu, Fernanda Takai, Erika Machado). Zélia retorna brilhantemente ao pop de suas origens, mas ela o adapta a seu tempo, através de uma roupagem mais etérea, contemporânea e recheada de achados sonoros coloridos.
Fernanda Cunha lança « Brasil Canadá », um álbum na ambiência bossa jazz, composto por nove títulos pinçados de um repertório tanto brasileiro quanto canadense. O conceito é um pouco estranho, mas a bela voz de Fernanda -qui lembra a de Elis Regina em suas interpretações mais sóbrias- chega a unificar um repertório a priori desconexo. Pescador (Marcio Hallack) e O primeiro jornal (Suely Costa/ Abel Silva) fazem parte das mais belas composições ouvidas esse ano.

« Pode entrar » é o mais recente cd/dvd de Ivete Sangalo. A enérgica baiana se acerca de um elenco de convidados de luxo vindos de diversos horizontes musicais : Maria Bethânia, Marcelo Camelo, Lulu Santos, Carlinhos Brown e Saulo Fernandes. Alguns títulos se distinguem, como Teus olhos (Marcelo Camelo), mas o conjunto de 17 canções (pfff !) vegetam ainda dentro de uma grande banalidade.
Ainda esperamos um bom repertório à altura do talento de intérprete de Ivetinha.
E ainda, algumas notas notas revistas no meu diário de classe...
« Pétala por pétala », segundo álbum por Vanessa Bumagny, depois do bom « De papel », lançado em 2003. Produzido por Zeca Baleiro, nele Vanessa participa sozinha ou em parceria em todas as composições. Um àlbum zen e aéreo. Uma pena o excesso de efeitos de reverberação sobre a voz da cantora, que nem precisava deles para demonstrar suas qualidades vocais.


Qualidades que Luiza Possi (sim, sim, a filha de Zizi Possi) possui também, indubitavelmente. Mas a jovem cantora, assim como Ivete Sangalo, não chega ainda a formar em torno de si um repertório convincente em « Bon ventos sempre chegam ». Os bons ventos ainda devem chegar...
Claudia Telles (sim, sim, a filha de Silvia Telles), nos oferece um belo álbum de bossa clássica, com sua voz acidulada. A faixa título « Quem sabe você » é assinada por Roberto Menescal e Ronaldo Bôscoli, mas encontramos ainda no disco os nomes de Carlos Lyra, Roberto Carlos, Edu Lobo, Vinicius de Moraes, Johnny Alf e Rosa Passos.
Como Vanessa Bumagny, perdemos um pouco de vista Fernanda Porto, uma da figuras de proa da cena eletrônica de São Paulo dos anos 2000. Ela retorna com « Auto retrato », dentro de sua mesma veia musical. Lúdica, mas não essencial.



vendredi 4 décembre 2009

TROPICALIA 37 (part. 1)

Ana Costa ouvre le programme Tropicalia 37 (part.1)

Voici la liste des titres joués en direct dans le programme Tropicalia du 29/10. Pour réécouter cette émission et d’autres plus anciennes, cliquez ICI

Eis aqui a lista das canções tocadas ao vivo no programa Tropicália do dia 29/10. Pra escutar este programa, e outros mais antigos, clique AQUI.

ANA COSTA : « Novos Alvos » (Mart’nália/ Zélia Duncan/ Ana Costa)
MAX DE CASTRO (c/ Paula Lima) : « O Nego do cabelo bom » (Max de Castro/ Seu Jorge)
PAULO PADILHA : « Certeza é ilusao » (Paulo Padilha)
MARCOS SACRAMENTO : « Dia santo também » (Paulo Padilha)
JOÃO DONATO : « Bananeira » (Gilberto Gil/ João Donato)
MOYSEIS MARQUES : « Entre os girasóis » (Edu Krieger/ Moyseis Marques)
ALINE CALIXTO : « Enfeitiçado » (Affonsinho)
NÁ OZZETTI : « Tic tac do meu coração » (Walfrido Silva/ Alcyr Pires Vermelho)
FERNANDA CUNHA : « Pescador » (Marcio Hallack)
ANTÓNIO ZAMBUJO : « Nem às paredes confesso » (Max/ Artur Ribeiro/ Francisco Trindade)
DJAVAN : « Carnaval no Rio » (Djavan)
PEDRO MARIANO : « Três moedas » (Frejat/ George Israel/ Mauro Santa Cecília)
NEI LOPES : « Chutando o balde » (Nei Lopes)
MARTINHO DA VILA : « Disritmia » (Martinho da Vila)

jeudi 3 décembre 2009

Survolant 2009 : mai/ maio…

(texte français, texto português traduzido do francês)

Entre un mois d’avril fourni et juin qui le sera plus encore, le mois de mai s’est avéré plus calme. Voici cependant quelques productions que j’ai eu l’occasion d’entendre…

MAI : Pedro Mariano lance « Incondicional », un album que la firme EMI avait refusé d’éditer en 2004 pour des divergences artistiques avec l’artiste. Cinq ans plus tard, il arrive sur le marché sur le label personnel de Mariano. Sans révolutionner la musique brésilienne, « Incondicional » apparaît comme un des bons albums dans sa discographie, toujours, bien sûr, dans la veine pop- soul dans laquelle le chanteur excelle.

Après le très bon album « Qual o assunto que mais lhe interessa ?» (2007), Elba Ramalho revient pour un album volontairement plus populaire pour ses 30 ans de carrière, en présentant des compositeurs nordestins peu connus sur le circuit habituel de l’axe Rio-São Paulo. « Balaio de amor » est une collection de baião, xote ou ballade à tendance romantique, bercés par l’accordéon le triangle et le zabumba. Plutôt sympa, quoique fort linéaire sur la longueur.
-Un des meilleurs albums de ce mois de mai est à attribuer à Ana Costa, qui -après l’excellent « Meu Carnaval » (2007)- signe « Novos alvos » (photo en tête de texte) qui surprend par sa variété . Elle reste bien sûr dans les rails de la samba traditionnelle -parfois teinté de pop-, - mais s’aventure avec bonheur dans des styles plus sophistiqués et des textes plus réfléchis.

-Il n’y a que 7 titres sur le premier album du chanteur et compositeur de São Paulo, Renato Godá, mais il n’en faut pas plus pour que l’artiste installe son univers glauque, débauché, qui sent le petit matin et l’haleine de whisky. Un monde musical entre le blues et la musique tzigane, proche de Tom Waits, ou surtout de Paolo Conte. Un petit bijoux, et on attend un album un peu plus fourni !

-Un des plus beaux disques de cette année sera à attribuer au Portugais António Zambujo. Sa présence ici est due au fait que « Outro sentido » (photo plus bas), sorti au Portugal et en Europe en 2007, est édité cette année au Brésil, augmenté de trois titres sur lesquels apparaissent les noms d’Ivan Lins, Pedro Luis, et ceux de Roberta Sá et Zé Renato, pour les participations spéciales. Des bonus qui n’apportent rien à la beauté initiale de l’album qui revisite quelques grands classiques du fado (Foi deus, Nem às paredes confesso) et d’autres où le chanteur surprend par des arrangements qui sorte du style traditionnel.

-Au rayon des albums en public, Ivan Lins nous propose une relecture très classe de son répertoire, accompagné par le Métropole orchestra dans cet enregistrement capté principalement à Amsterdam en 2008. L’habillage parfois jazz, parfois lyrique des compositions de l’artiste carioca –à la stature internationale- apporte une vision qui n’est en rien pompeuse ou prétentieuse.
-Pour son quatrième album, Céumar -la chanteuse du Minas Gerais bien encrée sur la scène São Paulo-, met en avant ses talents de compositrice (seule ou en collaboration) qu’elle présente en public dans un format voix et guitare (parfois voix piano), pour un concert enregistré en 2008. Beaucoup de très belles compositions, délicates, mais desservies par le trop grand nombre de titres –vingt- surtout sous cette présentation intimiste et sans images. Pour une fois, un dvd serait le bienvenu.

Autre album qui pêche par excès de chansons, « Chutando o balde » et ses 16 titres, du sambiste Nei Lopes ( aussi écrivain et historien musical). Excellente production, mais des textes un peu redondants, et pas toujours d’une grande subtilité. La critique brésilienne a aimé cependant.

Côté dvd’s, deux « grosses machines » : les « Multishow ao vivo » de Rita Lee et Vanessa da Mata. Le premier est divertissant, mais apporte peu de surprise, tandis que le second, enregistré dans la ville historique de Paraty (RJ), est esthétiquement très beau, mais relativement ennuyeux.
Et enfin, comme si la « reine » Maria Bethânia ne produisait pas assez (voir plus loin dans la rétrospective de cette année), elle réédite le show « As Cançoes que você fez pra mim », dédié au répertoire de Roberto Carlos et Erasmo Carlos. Il avait été lancé sous forme de VHS en 1994, et garde ici les défauts de l’ancien support. La manière de filmer date un peu elle aussi. Le dvd vaut pour le document.
À suivre/ a seguir…

Sobrevoando 2009 : maio…

Entre um mês de abril bem provido, e junho que o será mais ainda, o mês de maio mostrou-se mais calmo. Ainda assim, abaixo, algumas produções que eu tive a oportunidade de ouvir...

MAIO : Pedro Mariano lança « Incondicional », um álbum que a gravadora EMI havia recusado lançar em 2004 por divergências artísticas com o artista. Cinco anos mais tarde, o disco chega ao mercado através do selo pessoal de Mariano. Sem revolucionar a música brasileira, « Incondicional » surgiu como um dos bons álbuns de sua discografia, e sempre, naturalmente, no filão pop- soul, no qual o cantor se sobressai.
-Depois do excelente álbum « Qual o assunto que mais lhe interessa ?» (2007), Elba Ramalho retorna com um álbum propositadamente mais popular, pelos seus 30 anos de carreira, ao apresentar compositores nordestinos pouco conhecidos do circuito habitual do eixo Rio-São Paulo. « Balaio de amor » é uma coleção de baião, xote e balada tendendo ao romântico, embalada pela sanfona, o triângulo e a zabumba. Simpático, embora muito linear ao longo de sua extensão.
-Um dos melhores álbuns desse mês de maio deve ser atribuído a Ana Costa, que –depois do excelente « Meu Carnaval » (2007)- assina « Novos alvos » (foto acima), que surpreende por sua variedade. Ela permanece, sem dúvida, dentro das raízes do samba tradicional –às vezes com um colorido pop-, mas se aventura com prazer por estilos mais sofisticados e com textos mais reflexivos.

Não são mais do que 7 títulos constantes do primeiro álbum do cantor e compositor de São Paulo, Renato Godá, mas não é necesário mais do que isso para que o artista instale seu universo debochado, que cheira a madrugada e um quê de whisky no ar. Um mundo musical entre o blues e a música cigana, parecida com a de Tom Waits, mais sobretudo com a de Paolo Conte. Uma pequena jóia, mas aguardamos um disco um pouco mais extenso.
-Um dos mais belos discos desse ano será atribuído ao português António Zambujo. Sua presença aqui se deve ao fato de que « Outro sentido », lançado em Portugal e na Europa em 2007, foi editado esse ano no Brasil, acrescido de três títulos sobre os quais aparecem os nomes de Ivan Lins, Pedro Luis, e os de Roberta Sá e Zé Renato, como participações especiais. Esses bônus não trazem nada de mais à beleza original do álbum em si, que revisita alguns dos grandes clássicos do fado (Foi Deus, Nem às paredes confesso), além de outras músicas nas quais o cantor surpreende pelos arranjos que saem do estilo tradicional.
-No nicho dos álbuns gravados ao vivo, Ivan Lins nos propõe uma releitura de classe do seu repertório, acompanhado pela Métropole Orchestra, especialmente na gravação captada em Amsterdam, em 2008. A roupagem por vezes jazz, por vezes lírica, das composições do artista carioca –numa estatura internacional- traz uma visão que não é de forma alguma pomposa ou pretensiosa.

Para seu quarto álbum, Céumar, a cantora mineira bem adaptada na cena de São Paulo, vai em frente e mostra seus talentos de compositora (sozinha ou em parceria), que ela apresenta em público num formato voz e violão (às vezes voz e piano), para um show gravado em 2008. Um show com muitas belas composições, delicadas, mas pejudicado pelo número exagerado de títulos –vinte- sobretudo sob essa apresentação intimista e sem imagens. Pelo menos por uma vez, um dvd da artista seria benvindo.
Outro álbum que peca por um excesso de canções, « Chutando o balde » , com seus 16 títulos, do sambista Nei Lopes ( também escritor e historiador musical). Excelente produção, mas as letras são um pouco redundantes, e nem sempre de uma grande sutileza. A crítica brasileira, ainda assim, gostou do trabalho.

Com relação aos dvd’s, duas « máquinas quentes » : Os « Multishow ao vivo », sendo um de Rita Lee e outro de Vanessa da Mata. O primeiro é divertido, mas traz poucas surpresas ; já o segundo, gravado na vila histórica de Paraty (RJ), é esteticamente muito lindo, mas relativamente enfadonho.
E por fim, como se a « rainha » Maria Bethânia não produzisse bastante coisa (ver mais à frente na retrospectiva desse ano), ela reeditou o show « As Canções que você fez pra mim », dedicado ao repertório de Roberto Carlos e Erasmo Carlos. Ele havia sido lançado em formato VHS em 1994, e carrega aqui as falhas de seu antigo suporte. A maneira de filmar também a faz parecer um pouco datada. O dvd vale como documento.
À suivre/ a seguir…


lundi 30 novembre 2009

TROPICALIA 36 (part.1)

Arlindo Cruz, avec deux titres en public sur Tropicalia 36 (part.1)


Voici la liste des titres joués en direct dans le programme Tropicalia du 23/10. Pour réécouter cette émission et d’autres plus anciennes, cliquez ICI

Eis aqui a lista das canções tocadas ao vivo no programa Tropicália do dia 23/10. Pra escutar este programa, e outros mais antigos, clique AQUI.

-MOINHO : « Doida de varrer » (Ana Carolina/ Chacal)
-MART’NÁLIA : « Ela é minha cara » (Ronaldo Bastos/ Celso Fonseca)
-GUINGA & SÉRGIO SANTOS : « Por trás de brás de pina » (Guinga/ Mauro Aguiar)
-ARLINDO CRUZ : « O Que é o amor » (Fred Camacho/ Maurição/ A.Cruz)
-DÁ NO CORO : « Coisa da pele » (Jorge Aragão/ Acyr Marques)
-ROSA EMÍLIA : « Perfume de cebola » (Filó Machado/ Cacaso)
-FRED MARTINS : « Tudo teu » (Fred Martins/ Marcelo Diniz)
-NANA CAYMMI : « Bons momentos » (Zé Luiz Lopez/ Marcio Proença)
-VANDER LEE : « Do bão » (Leo Minax/ Vander Lee)
-RODRIGO CAMPOS : « Brother José » (Rodrigo Campos/ Beto Villares)
-ARLINDO CRUZ : « O Show tem que continuar » (L.C. da Vila/ Sombrinha/ A.Cruz)
-MARCELO D2/ CLÁUDIA : « Desabafo » (MD2/ Nave)/ « Deixe eu dizer » (Ivan Lins/ R.M.de Souza)
-LUA : « Se tudo pode acontecer » (Arnaldo Antunes/ P.Tatit /A.Ruiz/ J.Bandeira)
-ARNALDO BRANDÃO : « À venda » (Arnaldo Brandão/ Tavinho Paes)

vendredi 27 novembre 2009

Survolant 2009: avril/ abril...


(Textes français, texto português traduzido do francês)

Voir les posts précédents pour janvier, février et mars/ Vide os posts anteriores para janeiro, fevereiro e março.

AVRIL : Le marché du disque atteint enfin sa vitesse de croisière en ce mois d’avril qui voit la sortie de plusieurs très bons albums parmi les productions de cette année.
Parmi ceux-ci, « Peixes Pássaros Pessoas », le deuxième album de Mariana Aydar qui -au sortir de cette première décennie du nouveau millénaire- s’affirme comme l’une des artistes féminines les plus originales et consistantes. Le disque, dont l’épine dorsale est composée par le musicien, producteur et partenaire de Mariana, Duani, navigue entre sambas de tradition et autres rythmes purement brésiliens, habillés d’une sonorité définitivement contemporaine.
Dans un univers pas très éloigné, Rodrigo Campos lance le fascinant « São Mateus nao é um lugar assim tão longe », produit principalement par Beto Villares (voir l’album de Céu et Zélia Duncan plus loin dans l’année). L’ancien "cavaquiniste" de Fabiana Cozza nous fait découvrir un monde musical passionnant où la samba n’est qu’un point de départ vers des chemins rythmiques et mélodiques aux méandres inattendus. Ici aussi, tradition et modernité sont les maîtres mots. « São Mateus… » est gratifié de la note maximale dans toute la presse spécialisée, mais pour des raisons encore inexpliquées, il ne parvient pas encore à trouver une distribution qu’il mérite.
Toujours sous l’enseigne de rythmes purement brésiliens, mais mélangés cette fois ci à une forte pulsion rock, le troisième album de Lula Queiroga, « Tem juizo mas não usa » (pochette ci dessus), est un creuset de trouvailles sonores et mélodiques. L’ingénieux artiste du Pernambuco s’affirme comme très complémentaire à son compagnon de route, Lenine, moins puissant, certes, mais plus créatif.

Pour rester dans les albums sans concession, Caetano Veloso nous propose une suite heureuse à l’album « Cê » avec « Zii e zie », qui reste dans la même économie de recours instrumentaux (basse, guitare électrique, batterie) pour un son qui tend vers un rock alternatif et minimaliste. Trop verbeux et mélodiquement en perte d’inspiration pour certains, génial pour d’autres, force est de constater que Caetano reste néanmoins un artiste « vivant » sur la scène brésilienne.
Pour revenir à du plus classique, Nana Caymmi revient avec « Sem poupar coração », un album d’inédits que l’on attendait depuis « Desejos » de 2001. Et sans faire de bruit, la grande interprète nous offre tout simplement un album d’une désarmante beauté.

Comme tous les premiers de la classe, Vander Lee –comme Jorge Vercilo- énerve la critique spécialisée par sa facilité à composer des chansons immédiates à la limite du « trop populaire ». Pourtant le compositeur de Belo Horizonte (MG) ne tombe jamais dans le piège, et dans ce cinquième album « Faro », plus pop que ses prédécesseurs, il propose 12 compositions qui sont autant de (bons) hits potentiels.
L’album « Guanabara » de Fred Martins possède les défauts de ses qualités si l’on se réfère à un marché du disque où l’on a l’habitude de consommer de la musique fast food. Le compositeur cisèle des mélodies sophistiquées sur des harmonies recherchées que l’auditeur (ou le critique) impatient, ne prendra pas le temps de savourer. L’ensemble de l’album est un bel hommage à la Bossa Nova jusque dans les détails les plus méticuleux des arrangements.

Parmi les albums instrumentaux, on notera « Saudade do Cordão », du grand compositeur et guitariste Guinga qui revisite certaines de ses compositions -plus quelques inédits- avec le clarinettiste Paulo Sérgio Santos, qui mène toutes les lignes mélodiques. La sonorité tantôt plaintive tantôt sautillante et légère de la clarinette -qui se promène sur les chorinhos, valses, ou le côco- nous donne la nostalgie d’un Rio ancien. Ce très bel album possède son équivalent en dvd.
Très proche du « nonsens » anglais, l’excellente pochette (et les photos du livret !) du sixième album de Carlos Careqa, « Tudo que respira quer comer », reflète assez bien l’esprit gentiment déjanté de cet artiste de l’underground de São Paulo, qui ne se définit pas aisément. Carlos Careqa utilise très librement le funk, la samba, le baião ou le tcha tcha tcha, pour porter ses textes parfois acides, parfois réflectifs ou encore totalement surréalistes, dans la droite ligne d’Itamar Assumpção ou d’André Abujamra. Ce qui n’empêche pas que certains titres font preuve d’un beau lyrisme comme la très bonne plage titulaire, Isso passará ou 28 (Vinte e oito).

Le label Biscoito Fino édite « Dolores Duran entre amigos ». Il s’agit en fait d’enregistrements informels effectués dans les années 1950, de réunions entre amis au centre desquelles Dolores Duran (1930-1959) se promène dans un répertoire fait de classiques américains, français et brésiliens. Elle est accompagnée à la guitare par le jeune Baden Powell ou Billy Blanco. Ces documents précieux, de bonnes qualité, de cette importante chanteuse et compositrice de la musique brésilienne, méritaient de voir le jour.
Entre les nombreux dvd’s, la sortie du festif « MTV ao vivo » d’Arlindo Cruz, figure incontournable de la samba carioca arrivé à l’ apogée du succès populaire depuis son apport important à l’album « Samba meu » (2007) de Maria Rita.


Sobrevoando 2009 : abril…

ABRIL : O mercado do disco alcançou finalmente sua velocidade de cruzeiro nesse mês de abril, que observou o lançamento de muito bons álbuns dentre as produções desse ano.
Entre os quais, « Peixes Pássaros Pessoas », o segundo álbum de Mariana Aydar que, quase saindo dessa primeira década do novo milênio, se afirma como uma das artistas femininas mais originais e consistentes. O disco, cuja espinha dorsal é composta pelo músico, produtor e companheiro de Mariana, Duani, navega entre sambas de tradição e outros ritmos puramente brasileiros, vestidos de uma sonoridade definitivamente contemporânea.

Num universo assim não tão distante, Rodrigo Campos lança o fascinante « São Mateus não é um lugar assim tão longe », produzido principalmente por Beto Villares (vide os álbuns de Céu e Zélia Duncan, mais à frente ao longo do ano). O antigo cavaquinista de Fabiana Cozza nos faz descobrir um universo musical apaixonante, no qual o samba não é mais do que um ponto de partida próximo aos caminhos rítmicos e melódicos que passam por meandros inusitados. Também aqui, tradição e modernidade são as palavras de ordem. « Sao Mateus… » é agraciado com a nota máxima de toda a imprensa especializada, mas por razões ainda inexplicáveis, ele ainda não conseguiu obter a distribuição que merece.
Sempre sob a marca de ritmos puramente brasileiros, mas mesclados dessa vez a uma forte pulsação rock, o terceiro álbum de Lula Queiroga, « Tem juízo mas não usa » (foto acima), é uma fonte de descobertas sonoras e melódicas. O inventivo artista de Pernambuco afirma-se como bem complementar a seu companheiro de estrada, Lenine ; menos pulsante, certamente... porém mais criativo.
Para nos deter nos álbuns sem concessões, Caetano Veloso nos apresenta uma sequência mais inspirada ao álbum « Cê », com « Zii e zie », que se enquadra na mesma economia de recursos instrumentais (baixo, guitarra elétrica, bateria) para um som que tende a um rock alternativo e minimalista. Em meio a um excesso de verborragia, e melodicamente tido como pouco inspirado para alguns, e genial para outros, o fato é que constata-se que Caetano continua ainda assim um artista « pulsante » na cena brasileira.

Para chegar ao que há de mais clássico, Nana Caymmi retorna com « Sem poupar coração », um álbum de inéditos que seguiu-se a « Desejos », de 2001. E sem fazer alarde, a grande intérprete propôs simplesmente um álbum de uma pacificadora beleza.
Como todos os primeiros da classe, Vander Lee –como Jorge Vercilo- irrita a crítica especializada por sua facilidade em compor canções imediatamente no limite do brega. No entanto, o compositor de Belo Horizonte (MG) não cai jamais na armadilha nesse quinto álbum, « Faro », mais pop que seus predecessores, que contem 12 composições que são de qualquer forma (bons) hits potenciais.

O álbum « Guanabara », de Fred Martins, sofre os efeitos decorrentes de sua categoria, em se tratando de um mercado do disco no qual se fomenta o hábito de se consumir música fast food. O compositor cinzela melodias sofisticadas sob harmonias elaboradas, que o ouvinte (ou o crítico) impaciente não dedica o devido tempo para saborear. O conjunto do álbum é uma bela homenagem à Bossa Nova, até mesmo nos detalhes - os mais meticulosos - dos arranjos.
Dentre os álbuns instrumentais, faz-se notar « Saudade do Cordão », do grande compositor e guitarrista Guinga, que revisita algumas de suas composições –além daquelas inéditas- com o clarinetista Paulo Sérgio Santos, que conduz todas as linhas melódicas. A sonoridade ora dolorosa, ora saltitante e ligeira da clarineta –que passeia pelos chorinhos, valsas, ou pelo côco- nos dando assim uma certa nostalgia de um Rio antigo. Esse belíssimo álbum tem um equivalente em dvd.

Muito próximo do « nonsense » inglês, a humorística capa (e as fotos do livreto !) do sexto álbum de Carlos Careqa, « Tudo que respira quer comer », reflete muito bem o espírito agradavelmente fora dos padrões desse artista do underground de São Paulo, que não se define tão facilmente. Carlos Careqa utiliza muito livremente o funk, o samba, o baião, e o tcha tcha tcha, para sustentar seus textos às vezes ácidos, às vezes reflexivos, ou ainda totalmente surrealistas, dentro da linha de Itamar Assumpção ou de André Abujamra. O que não impede que certos títulos evidenciam uma boa dose de lirismo, como a muito boa faixa-título, Isso passará, e também 28 (Vinte e oito).
O selo Biscoito Fino edita « Dolores Duran entre amigos », com gravações de reuniões entre amigos em meio aos quais Dolores Duran (1930-1959) transita por um repertório formado por clássicos americanos, franceses e brasileiros. Ela se faz acompanhar pelo violão pelos ainda jovens Baden Powell e Billy Blanco. A boa qualidade desses documentos preciosos dessa cantora e compositora importante da música brasileira, mereciam mesmo vir um dia a público.
Entre os inúmeros dvd’s, o lançamento do festivo « MTV ao vivo », de Arlindo Cruz, figura indispensável do samba carioca, que atinge seu apogeu popular depois de sua importante contribuição ao àlbum « Samba meu » (2007), de Maria Rita.

A seguir / à suivre…

mardi 24 novembre 2009

Survolant 2009 : mars...

« Álbum de retratos » de Rosa Emilia,
hommage au poète Cacaso (1944-1987)


(texte français, texto português traduzido do francês)

« La fin de l’année approche et, avec elle, son lot de rétrospectives en tout genre. Comme en 2008, ce blog et l’émission Tropicália ne seront pas en reste.
Dans un soucis de revoir studieusement quelle fut la bande sonore de cette année, je me suis dit qu’il était temps de réécouter avec soin les bonnes « plaques » pour établir début janvier, la liste des albums qui auront attiré mon attention en 2009. Une opinion toute subjective, bien évidemment.
Pour tenir au plus près de l’actualité musicale, je me suis toujours informé auprès de deux sources musicales sérieuses (en lien ici, sur la colonne de droite): le blog super informatif du journaliste Mauro Ferreira (O Dia) ; et la liste exhaustive des albums reçus par Antônio Carlos Miguel –journaliste musical d'O Globo- éditée également sur son blog. »
Après les mois de janvier et février (voir post du 21/11), voici donc quelques productions significatives du mois de mars. »

-MARS : La chanteuse Tiê, ancienne choriste de Toquinho, lance de manière indépendante « Sweet jardim », un album de folk minimaliste et contemplatif. Un travail poétique loué par le publique branché de São Paulo (mais aussi Caetano Veloso), qui sera distribué trois mois plus tard par Warner music.

Pour l’album « Pra iluminar », Leila Pinheiro interprète 17 compositions d’Eduardo Gudin dans cet enregistrement en public (sans équivalent dvd pour l’instant). Parmi les sambas raffinées de l’auteur, Verde (E. Gudin/ G.C. Costa Netto), qui avait projeté la chanteuse au-devant de la scène en 1985 .
-Rosa Emilia, chanteuse bahianaise vivant en Italie, sort le très bel « Álbum de retratos » (photo ci-dessus) qui rend hommage au poète Cacaso (1944-1987), dont elle fut l’épouse. Entre bossa, samba et mélodies délicates, on retrouve associés au nom du parolier, ceux de Suely Costa, Olivia Byington, Zé Renato , Sérgio Santos ou Joyce, à laquelle la voix de Rosa Emilia s’apparente fortement.
Dans un style plus corrosif, la chanteuse « gaúcha » (sud du Brésil) au look néo-punk, Luciana Pestano, propose son second album « Tigra », produit entre autre, par Herbert Vianna, Marcos Cunha, ou Junior Tostoi. Ce dernier marque de sa guitare saignante le son de cet album, tout autant que la voix rauque (impressionnante !) de Luciana qui raille, tel du papiers de verre, des compositions de sa création.

Du côté des disques instrumentaux, le pianiste Luciano Alves, qui durant sa carrière a eu l’occasion de transiter par tous les styles –du rock progressif au classique- met sa virtuosité au service du grand compositeur Ernesto Nazareth (1863-1934), un des grands maîtres du choro du début du XXè siècle, mais aussi compositeurs d’innombrables tangos, valses, ou polkas.
- « Pintando e bordando » est le deuxième (bon) album de Lucia Menezes, chanteuse venue du Céara, qui de sa voix aigüe aux intonations délicieusement rétro nous fait voyager aux travers des rythmes du Nordeste, ou au cœur des répertoires de compositeurs classiques de la MPB tels Chico Buarque, Assis Valente, Edu Lobo ou Noel Rosa.
-On notera aussi le très intéressant groupe Dá no Coro, composé de 14 intégrants vocalistes et instrumentistes, qui dans l’album « Negro cor », rassemble des compositions qui ont pour lien la conscience africaine. On y trouve des relectures de titres de Lenine, Caetano Veloso, Milton Nascimento, Jorge Aragão, Jorge Benjor, ou Djavan.
-EMI Music lance sur le marché le coffret « O Canto da Cigarra nos anos 70 », qui compile les onze premiers albums de Simone, qui s’ étalent de 1973 à 1980. Et on se rend compte qu’il faudra attendre le sixième album de la chanteuse bahianaise, « Gotas D’água, pour qu’elle se sorte d’une interprétation souvent dure et austère, parfois limite dépressive.

-Au rayon des dvd’s, sort le premier volume de « Zoombido », programme télévisé animé par Paulinho Moska, qui reçoit un invité dans un format de 25 minutes. Les questions portent principalement sur le processus de création des chansons, et chaque émission propose trois titres en acoustique dont un en duo avec Moska. Les invités de ce premier volume sont : Lenine, Chico César, Zeca Baleiro, Pedro Luis, Mart’n’ália et Zeca Pagodinho…Un très bon concept, et de futures archives précieuses.


Sobrevoando 2009: março...

"O final do ano se aproxima, e com ele, uma fornada de retrospectivas de todos os gêneros. Como em 2008, esse blog e a transmissão de Tropicália não ficarão de fora dessa folheada sobre o que ocorreu em 2009. Dentro de uma preocupação de rever conscienciosamente qual foi a « trilha sonora » desse ano, eu disse a mim mesmo que já era tempo de reescutar com cuidado as boas « placas », para estabelecer, a partir de janeiro, a lista de álbuns que tenham chamado a minha atenção em 2009. Uma opinião absolutamnte subjetiva, evidentemente.
Para me manter atualizado ao máximo acerca das atualidades musicais, eu busco estar sempre bem informado junto às duas fontes sérias relacionadas aqui, na coluna à direita : o blog super informativo do jornalista Mauro Ferreira (O Dia) ; e a lista completíssima de álbuns recebidos e listados por Antônio Carlos Miguel –jornalista musical que conta com uma coluna no jornal O Globo- editada paralelamente em seu blog no Globoonline."

Depois dos meses de janeiro e fevereiro (vide post de 21/11), aqui agora então algumas produções significativas do mês de março :


-MARÇO : A cantora Tiê, antiga backing vocal de Toquinho, lança de forma independente « Sweet jardim », um álbum folk minimalista e contemplativo. Um trabalho poético elogiado pelo público antenado de São Paulo (mas também Caetano Veloso), que depois, foi distribuido em junho pela Warner Music.
Já no álbum « Pra iluminar », Leila Pinheiro interpreta 17 composições de Eduardo Gudin nessa gravação em público (ainda sem o equivalente em dvd, por enquanto). Dentre os sambas refinados do autor, Verde (E. Gudin/ G.C. Costa Netto), que havia projetado a cantora à cena, em 1985 .
-Rosa Emilia, cantora baiana que vive na Itália, lança o belo « Álbum de retratos », que presta homenagem ao poeta Cacaso (1944-1987), de quem ela foi esposa. Entre bossa, samba e melodias delicadas, encontramos associadas ao nome do letrista, tais como os de Suely Costa, Olivia Byington, Zé Renato , Sérgio Santos e Joyce, cuja voz a de Rosa Emilia se assemelha fortemente.

Num estilo mais corrosivo, a cantora « gaúcha » com look neo-punk, Luciana Pestano, nos apresenta seu segundo álbum, « Tigra », produzido, entre outros, por Herbert Vianna, Marcos Cunha, e Junior Tostoi. Esse último revela através de sua guitarra sangrenta o som desse álbum, tanto quanto a voz rouca (impressionante !) de Luciana, que esmerilha sem piedade as composições de sua própria autoria.
No tocante aos discos instrumentais, o pianista Luciano Alves, que durante sua carreira teve a ocasião de transitar por todos os estilos –do rock progressivo ao clássico- coloca seu virtuosismo a serviço do grande compositor Ernesto Nazareth (1863-1934) um dos grandes mestres do choro no início do século XX, mas também compositor de inúmeros tangos, valsas e polkas.

- « Pintando e bordando » é o segundo (bom) álbum de Lucia Menezes, cantora vinda do Ceará, de voz aguda com intonações deliciosamente rétro nos faz viajar através dos ritmos do Nordeste, e ao âmago dos repertórios de compositores clássicos da MPB tais como Chico Buarque, Assis Valente, Edu Lobo e Noel Rosa.
-É de se notar também o interessantíssimo grupo Dá no Coro, composto por 14 integrantes vocalistas e instrumentistas, que através do álbum « Negro cor », reúnem composições que têm em comum a consciência africana. Nele encontramos releituras de títulos de Lenine, Caetano Veloso, Milton Nascimento, Jorge Aragão, Jorge Benjor, e Djavan.
A EMI Music lança no mercado a caixa « O Canto da Cigarra nos anos 70 », que compila os onze primeiros álbuns de Simone, que se alinham de 1973 a 1980. E nos damos conta de que foi preciso esperar pelo sexto disco da cantora baiana, « Gotas D’água » (1975), para que ela abandone de vez seu jeito de interpretar, bastante dura e austera, por vezes no limite do depressivo.
- Enfim, para falar de dvd’s, a saida do primeiro volume de « Zoombido », programa de televisão animado por Paulinho Moska, que recebe um convidado, num formato de 25 minutos. As perguntas giram em torno principlmente sobre o processo de criação das canções, e cada transmissão propõe três títulos em acústico, dos quais um entre dois junto com Moska. Os convidados desse primeiro bloco são : Lenine, Chico César, Zeca Baleiro, Pedro Luis, Mart’n’ália e Zeca Pagodinho…Uma concepção muito boa e, no futuro, acervos preciosos.


lundi 23 novembre 2009

TROPICALIA 35 (part.2)

Dominguinhos chante Luiz Gonzaga dans Tropicalia (part.2)

Voici la liste des titres joués en direct dans le programme Tropicalia du 16/10. Pour réécouter cette émission et d’autres plus anciennes, cliquez ICI


Eis aqui a lista das canções tocadas ao vivo no programa Tropicália do dia 16/10. Pra escutar este programa, e outros mais antigos, clique AQUI.


-DOMINGUINHOS (c/ Gilberto Gil) : « Forró de Mané Vito » (Zé Dantas/ Luiz Gonzaga)

-DOMINGUINHOS (c/ Tânia Alves)
: « Qui nem giló » (Luiz Gonzaga/ Humberto Teixeira)

-REGINA SOUZA :
« A Estrada » (Toni Garrido/ Lazão/ da Gama/ B.Farias)

-JORGE BEN : « O Circo chegou » (Jorge Ben)

-LUCAS SANTTANA : « Amor em Jacumã » (L.Santtana)

-PAULO CORRÊA : « Confesso » (Paulo Corrêa)

-FREJAT/ PAULO GONZO : « Segredos » (Frejat)
-MOACYR LUZ (c/ Zeca Pagodinho): « Vida da minha vida » (Sereno/ Moacyr Luz)

-TRÊS MENINAS DO BRASIL : « Menina amanhã de manha » (Tom Zé/ Perna Froes)

-ALCEU VALENÇA : « Chuvas de cajus » (Alçeu Valença)
-MARIZA : « Fronteiras » (P.H. de Mello/ M.Pacheco)
-VERÔNICA FERRIANI : « Ahiê » (João Donato/ P.C.Pinheio)

-CRIS AFLALO : « Conceiçao dos coqueiros » (Lula Queiroga/ Lulu Oliveira/ A.Bicudo)

-RODRIGO BITTENCOURT :
« Não é pecado » (R.Bittencourt/ Nilo Romero)

-MARIA ALCINA : « Espaço sideral » (Moisés Santana)

-JORGE BEN : « Taj Mahal » (Jorge Ben)

CE BLOG EST DÉDIÉ AUX CURIEUX QUI AIMERAIENT CONNAÎTRE L'ART ET LA MUSIQUE POPULAIRE BRÉSILIENNE. UNE OCCASION POUR LES FRANCOPHONES DE DÉCOUVRIR UN MONDE INCONNU OU IL EST DE MISE DE LAISSER SES PRÉJUGES AU VESTIAIRE.