jeudi 24 décembre 2009

Survolant 2009 : septembre/ setembro…

"Tua" de Maria Bethânia, plus lyrique mais moins festif
que son pendant, "Encanteria"


(texte français, texto português traduzido do francês)

Cette année, les chanteuses à voix ont dû s’excuser et modérer leur tempérament. Ana Carolina s’est montrée plus discrète sur « N9ve » (voir le mois d’août) et en interview, Isabella Taviani explique que, si elle reste une chanteuse émotionnelle, elle a tempérer ses ardeurs sur « Meu coração não quer viver batendo divagar », son quatrième album. De plus, comparé à illustre collège ( elle fut dès le début associée à Ana Carolina), Isabella montre des dispositions à varier plus facilement la formule de ses compositions et parvient à éviter cette dramaturgie occasionné par une interprétation exacerbée. Pour preuve quelques belles plages comme Presente-passado (irrésistible !), Borboletas e risos, ou Um vendaval en duo avec Toni Platão. « Meu coração… » se présente dès lors comme un album pop honorable, et en tout cas, le meilleur de la courte carrière discographique d’Isabella Taviani. La Jovem Guarda (la vague yé yé brésilienne) est un mouvement qui est régulièrement remis à l’honneur par des artistes de tous les horizons musicaux. On se souvient en 2008, du très bon album de Zé Renato, « É tempo de amar », dans lequel l’artiste reprenait brillamment des classiques de cette époque insouciante.

Avec un son bien plus contemporain, Arnaldo Antunes habille 12 compositions inédites qui, par leurs simplicités mélodiques, leurs rythmes et leurs textes volontairement naïfs, se réfèrent au mouvement qui vit l’apogée de Roberto Carlos, Erasmo Carlos et Wanderleia. « Iê Iê Iê » est un album joyeux où la sonorité inventive surpasse la qualité intrinsèque des compositions. La production du guitariste Catatau est la vraie bonne surprise de cet album dont le son est confectionné par quelques musiciens branchés et très actifs sur la scène de São Paulo. Parmi eux, Catatau lui même, Curumin à la batterie, Marcelo Jeneci au clavier ou Edgard Scandurra (ex-Ira !) à la guitare. La critique brésilienne spécialisée est dithyrambique à propos de « Iê îe îe », et si je reste plus mesuré, mes préférences vont tout de même vers la plage titulaire signée par Antunes, Marisa Monte et Carlinhos Brown (remember Os Tribalistas), Longe (Antunes/ B.Aguiar/ Marcelo Jeneci), Invejoso (Antunes/ Liminha), et Sua menina (Antunes/ Liminha/ Paulo Miklos).

Dans « Sobre as palavras », Chico Saraiva releve le défis de composer à partir des textes de l’excellent parolier Mauro Aguiar. Une contrainte - ou plutôt un exercice-, qui semble avoir stimuler l’excellent guitariste qui livre ici une série de belles compositions sophistiquées aux influences musicales diverses, principalement nordestines. Pour porter ses 13 chansons, Chico Saraiva fait appel à Verônica Ferriani, une des meilleures révélations féminines de cette année. La jeune chanteuse paulista avait déjà lancé son premier très bon album au début de cette année.
« Sobre as palavras » n’est pas un disque facile qui conquiert dès la première écoute mais, ceux qui prendront le temps, découvriront un travail de haute qualité, riche, et au final, irrésistible !

Depuis qu’elle a créé au sein de Biscoito Fino, son propre label Quitanda, Maria Bethânia produit des albums comme s’il n’y avait pas de lendemain. La diva n’a jamais été aussi présente sur la scène brésilienne et force est de constater qu’aucun de ses albums, shows, ou participations spéciales n’est gratuit ou dispensable. Tout est réalisé avec le soin et le professionnalisme qui a toujours caractérisé la bahianaise.
Après les deux cd’s « Pirata » et « Mar de Sophia » (2006), Bethânia revient cette année avec ces deux albums sortis en septembre, « Encanteria » et « Tua ». L’existence de deux albums distincts a du sens. « Tua » (photo de tête) est un album délicat et lyrique qui fait la part belle aux mélodies qui possèdent comme thème central l’amour. Et puisqu’on évoquait les chanteuses qui abusent de leur puissance vocale pour tenter d’insuffler un brin d’émotion, on comprend pourquoi Bethânia fait partie des plus grandes : la force de son interprétation contenue en impose bien plus que n’importe quelle génératrice de décibels.
« Encanteria », quant à lui, est plus immédiat d’accès. Et de fait, en célébrant la foi, Maria Bethânia réunit une série de chansons plus rythmées et festives qui abordent les style « régionaux » du Nordeste propre à la chanteuse. Pour les compositions, elle fait appel aux bahianais Roque Ferreira (six titres répartis sur les deux albums), Saul Barbosa, Roberto Mendes et Jorge Portugal; tandis que -toujours sur les deux albums- on retrouve quelques fournisseurs de le « reine » issus de la génération plus contemporaine comme Adriana Calcanhotto (la belle plage titulaire de « Tua »), Jorge Vercilo, J. Velloso, Chico César, Moska, Arnaldo Antunes, Vanessa da Mata, Moacyr Luz ou encore Vander Lee.

Pour commémorer le centenaire de la naissance du sambista Ataulfo Alves (1909-1969), le label brésilien Lua music lance le double album « 100 anos Ataulfo Alves ». Le premier volume rassemble des noms déjà consacrés pour des enregistrements spécialement conçus pour ce projet. Parmi ceux-ci : Elza Soarez, Elba Ramalho, Angela Rôrô, Zézé Motta, Fafá de Belém ou Luiz Ayrão. Mais le véritable intérêt réside dans le deuxième volet qui présente la nouvelle scène brésilienne en activité à Rio et à São Paulo. La plupart de ces artistes restent très respectueux et plutôt classiques dans leurs relectures (Fabiana Cozza, Marcos Sacramento, Verônica Ferriani, Edu Krieger, et même Romulo Fróes) ; tandis que d’autres donnent une approche originale, comme Silvia Machete (qui transforme Lírios de campo en fado portugais), Wado e Graziela Medori, Cérebro eletrônico, Anelis Assumpção ou le groupe 2ois. Indiscutablement, ce second volume fait toute la valeur de ce double album hommage.

Projet intéressant que cet album « Nego », qui propose de revisiter des classiques de la chanson nord américaine conçues entre les années 1920 et 1950. Et plus précisément des standards qui furent composés pour des comédies musicales ou pour le théâtre par des compositeurs, dont la plupart étaient juifs américains : George et Ira Gerschin, Rodgers et Hart, Oscar Hammerstein, Jerome Kern ou Harold Arlen. Ce projet fut proposé à Carlos Rennó et Jacques Morelenbaum pour le centre de culture judaïque de São Paulo. La tâche de traduire les textes en portugais fut laissée à Carlos Rennó. Et le résultat est plutôt probant : Gal Costa interprète Meu romance (My romance de Rodgers et Hart), Maria Rita chante Encantada (Bewitched, brothered and bewildered encore de Rodgers et Hart), Moreno Veloso se lance brillamment dans Tão fundo é o mar (How deep is the ocean d’Irvin Berlin), et Seu Jorge étonne dans Fruta estranha (Strange fruit de Lewis Allan). Participent encore du projet : Elba Ramalho, Dominguinhos et João Donato qui se réunissent pour Tenho um xodo por ti (I’ve got a crush on you de George et Ira Gershwin) ou encore Ná Ozzetti qui rejoint Simoninha sur Queria estar amando alguém (I wish I were in love again de Rodger et Hart). Les arrangements de l’album incombent au maestro Jacques Morelenbaum qui préserve l’atmosphère cool jazz de la plupart des titres (avec parfois un léger accent bossa dans les rythmes)
Leandro Sapucahy est surtout connu pour avoir produit les albums de Maria Rita et Arlindo Cruz. Mais ici, il lance son troisième album qui rend hommage au grand interprète de la samba que fut Roberto Ribeiro (1940-1996). Leandro revisite le répertoire de celui qui fut une figure marquante de l’école de samba Império Serrano. Mais hélas, sa voix ne possède pas beaucoup d’atouts pour rendre cet album captivant. Parmi les grandes sambas que Ribeiro a porté au pinacle, Acreditar (Yvonne Lara/ Delcio Carvalho) ou Todo menino é um rei (Nelson Ruffino/ Zé Luiz).

Alcione est une des grandes chanteuses de samba du Brésil, et ses albums des années 70 et 80 sont à ranger dans la parfaite discothèque du genre carioca. Hélas, cela fait longtemps que, depuis cette époque dorée, les disques de la « Marrom » ne (me) passionnent plus, principalement pour s’être dirigés vers un romantisme dégoulinant. De même, dans son dernier album « Acesa », il faut attendre la seconde moitié du disque pour que le rythme s’accélère et qu’il nous sortent des ballades sirupeuses qui nous plongent en léthargie. Alors, oui, on retrouve l’Alcione que l’on aime ! Mais que de temps perdu…

Au rayon des disques instrumentaux, Marcell Powell sort « Bala com bala », son deuxième album, entouré d’André Neiva à la basse et de Sandro Araújo à la batterie. Dans ce format restreint, on perçoit sans difficulté que le jeu de guitare percussif de Marcell vient en droite ligne de l’ADN musical de son illustre père, Baden Powell (1937-200). Pour preuve la splendide bataille rythmique qu’il livre avec la batterie sur O Morro nao tem vez (Tom Jobim/ Vinicius de Moraes), ou l’ébouriffante plage titulaire, Bala com bala, un classique de João Bosco et Aldir Blanc. Un jeu saccadé qui ne convient pas forcément à tous les titres comme sur Cry me a river (Arthur Hamilton), qui perd son climat original. Mais le guitariste peut se montrer aussi plus subtil comme sur Lamento sertanejo (Gilberto Gil/ Dominguinhos). Marcell Powell reprend également deux titres moins connus de son père, Chora violão et Um abraço no trio eléctrico.

Omniprésent sur la scène brésilienne, le trompettiste Marcio Montarroyos (1948-2007) était également très apprécié hors de ses frontières. Il travailla entre autres avec Stevie Wonder, Sarah Vaughan, Carlos Santana ou Ella Fitzgerald. C’est déjà fort malade qu’il enregistra en 2007 cet album « O Rio e o mar », qui vient de sortir cette année de manière posthume, post-produit par son ami, le saxophoniste Léo Gandelman. « O Rio e o mar » est une ode à sa ville de cœur, Rio de janeiro, dans une approche lounge et électonique. Outre les classiques Rio (nouveau générique de l’émission Tropicália !!) et O Barquinho (les deux de Menescal et Bôscoli), « O Rio e o mar » contient cinq compositions de Montarroyos et trois de Gilles Cardoni, qui co-produit l’album et joue une bonne partie des autres instruments.

Le Dvd musical est devenu un produit de plus en plus formaté et conventionnel, et rares sont ceux qui arrivent encore à surprendre. Ils nous mettent face à une évidence : oui, quand nous le pouvons, il faut se déplacer pour aller voir les artistes en concert pour de vrai ! Cependant le dvd musical reste un document de belle qualité qui, pour les « gringos » comme moi qui ne vivent pas au Brésil, sont souvent l’unique possibilité de voir les artistes sur scène. Ils nous donnent au moins une idée significative de leurs prestations.

Quelques dvd’s sortis durant les mois de juillet, août et septembre de cette année, que j’ai pu visionnner:

-Fernanda Takai : « Luz negra, ao vivo » : résultat de l’excellent projet « Onde brilhem os olhos seus » (2007), album dans lequel Fernanda Takai rendait hommage au répertoire de Nara Leão (1942-1989), sous les arrangements judicieux et originaux de John Ulhoa et Lulu Camargo. Le show en public va bien au-delà du contenu du disque en studio. Outre des reprises de Duran Duran (Ordinary pain), Ben (Michael Jackson) et Eurythmics (There must be an angel), on trouve un inédit du duo Takai/ Ulhoa, 5 discos ; la version japonaise d’O Barquinho (Kubone) de Menescal/ Bôscoli ou encore Você já me esqueceu (Fred Jorge ).
Extras : documentaire sur la tournée brésilienne ; les clips de Kubone et Insensatez ; le making of du clip Insensatez ; et Ritmo da chuva (Rythm of the rain) (John C. Gummoe/ Démetrius), en bonus du show.
-Casuarina : « MTV apresenta Casuarina » : après deux albums studios, le jeune groupe de samba, un des principaux animateurs des nuits de Lapa (RJ), se présente au Fundação Progresso
(RJ) pour revisiter de nombreux classiques du genre. Par contre, seulement trois compositions du quintette.
Extra: Making of.

Invités : les sambistas Wilson Moreira, Roberto Silva, le groupe Moinho et, venu du monde de la pop, Moska et Frejat.


-Zeca Pagodinho : « Especial MTV : Uma prova de amor ao vivo » : show de la tournée « Uma prova de amor » (l’album est de 2008) de Zeca Pagodinho. Quatrième enregistrement visuel de l’artiste, capté au Citybank hall (RJ).
Invités : Almir Guineto, Jorge Benjor et la Velha Guarda da Portela.

Extra : making of.

-Roberta Sá : « Pra se ter alegria » : la chanteuse, chérie des cariocas, fait le tour du répertoire de ses deux excellents albums, et ajoute l’inédit Agora sim (Roberta Sá/ Pedro Luis/ Carlos Rennó). Enregistré au Vivo Rio (RJ).

Invités : Pedro Luis, Marcelo D2 et Hamilton de Hollanda.

Extra : le clip de Belo estranho dia de amanhã (Lula Queiroga); l
es rencontres en studio avec Chico Buarque pour Mambembe ; Ney Matogrosso et Trio Madeira Brasil pour Peito vazio ; António Zambujo avec Yamandú Costa et Ricardo Cruz pour Eu já não sei ; Yamandú Costa pour Modinha.

-Seu Jorge : « America Brasil, o dvd » : à l’apogée de son succès commercial, Seu Jorge lance son quatrième dvd (dont un avec Ana Carolina) dans un décor tropical luxuriant monté sur la scène du Citybank hall de Rio de Janeiro. Succès de toutes les époques de l’artiste, plus l’inédit Pessoal particular (Seu Jorge/ Peu Meurray) et la reprise inattendue de Tudo que você podia ser de Milton Nascimento et Lô Borges.
Invité : Damien Rice

Extra : le grand final du show qui termine en carnaval avec un medley de sambas et de marchinhas. A noter aussi, l’amusante présentation du menu du dvd. Qui verra, comprendra.. !

-Geraldo Azevedo : « Um geral do Azevedo » : premier dvd (enfin !) en public pour cette îcone de la MPB, un des grands noms qui divulgua le nordeste musical dans les années 70 aux côtés d’Alceu Valença, Zé Ramalho et Elba Ramalho. Geraldo Azevedo passe sa carrière en revue et présente deux inédits : É minha vida (Geraldo Azevedo/ Capinam) et É o frevo é Brasil (Geraldo Azevedo/ Geraldo Amaral). Enregistré au Circo Voador (RJ) en décembre 2008.
Extras : making of et galerie de photos.


-Maria Bethânia : « Dentro do mar tem rio » :
un dvd qui sort un an et demi après la tournée basée sur les albums « Mar de Sophia » et « Pirata ». Le double album cd existait déjà, mais l’artiste -méticuleuse comme à son habitude- avait rejeté la captation live qui avait été faite au Canecão (RJ) en août 2007. Entre les nombreux projets de la chanteuse, voici donc une captation superbe enregistrée, elle, en décembre 2007.

-Gonzaguinha : « Luiz Gonzaga Do Nascimento Jr » : de la série de programmes télévisés « Grandes nomes » (les grands noms) exhibés par TV Globo. Celui dédié à Gonzaguinha (1945-1991) date de 1981, et est le premier réel show en dvd de ce personnage marquant de la musique brésilienne des années 70 et 80. Compositeur enregistré par les plus grandes divas de la MPB (Bethânia, Elis Regina, Simone), il fut le plus brillant représentant d’un certain réalisme social romantique en pleine époque dictatoriale. Un show télévisé dans lequel l’artiste revisite 19 titres en 45 minutes.
Invités : Luiz Gonzaga, sans ses attributs de cangaceiro, et Roberto Ribeiro.


-Dorival Caymmi : « MPB especial »: encore un titre de cette série de programmes télévisés diffusés sur la TV Cultura. Celui-ci, dédié à la légende Dorival Caymmi, diffusé en 1972, a d’autant plus de valeur que rien n’existe vraiment en dvd sur le grand poète bahianais. Dorival a 58 ans, et raconte avec méthode et humour, sa vie et son œuvre. Il évoque avec sa guitare plus d’une vingtaine de ses chefs d’œuvre. Un dvd précieux .
-Titãs : « A vida até parece uma festa » : excellent film documentaire qui retrace le parcours d’un des plus importants groupes de rock brésiliens issus du début des années 80. Le film est vu aux travers des films amateurs de son intégrant Branco Mello (qui signe le scénario et la direction), mais est aussi confectionné de nombreuses images d’archives télévisuelles.
Beaucoup de moments délirants (et hilarants), mais aussi tragique (le décès de Marcelo Fromer, guitariste du groupe en 2001). Le film montre la cohésion du groupe qui réussit encore à survivre malgré le départ des deux personnalités devenues incontournable sur la scène brésilienne contemporaine : Arnaldo Antunes (qui quitta le groupe en 1992) et Nando Reis (en 2002).

Verônica Ferriani e Chico Saraiva
reunidos no excelente "Sobre as palavras"
Sobrevoando 2009 : setembro…

Esse ano, as cantoras donas de um « vozeirão » resolveram se desculpar e moderar seus temperamentos. Ana Carolina mostrou-se mais discreta em « N9ve » (vide o mês de agosto) ; e numa entrevista, Isabella Taviani explica que mesmo continuando a ser uma cantora sentimental, ela atenuou seus ardores em seu quarto álbum, « Meu coração não quer viver batendo devagar ». No mais, comparada à ilustre colega (Ana Carolina, à qual ela foi associada desde suas primeiras apresentações), Isabella mostra aptidão para variar mais facilmente a fórmula de suas composições, e também para evitar essa dramaturgia pesada causada por uma inerpretação exacerbada. Prova disso são algumas boas faixas como Presente-passado (irresistível !), Borboletas e risos, e Um vendaval (em duo com Toni Platão). « Meu coração… » apresenta-se desde então como um álbum pop louvável ; e, em todo caso, o melhor da curta carreira discográfica de Isabella Taviani.
A Jovem Guarda (a onda Yé Yé, como se chama na França) é um movimento que é regularmente honrado por artistas de todos os horizontes musicais. É de se lembrar, em 2008, do muito bom álbum de Zé Renato, « É tempo de amar », no qual o artista retomou brilhantemente clássicos daquela época atrevida.

Com um som bem mais contemporâneo, Arnaldo Antunes apresenta 12 composições inéditas que, pela simplicidade melódica, seus ritmos, e suas letras propositadamente ingênuas, remetem ao movimento que presenciou o apogeu de Roberto Carlos, Erasmo Carlos e Wanderleia. « Iê Iê Iê » é um álbum animado, onde a sonoridade inventiva sobrepõe-se à qualidade intrínseca das composições. A produção do guitarrista Catatau é a verdadeira boa surpresa desse álbum, no qual o som é urdido por alguns músicos antenados e muito ativos na cena de São Paulo. Entre eles, o próprio Catatau, Curumin na bateria, Marcelo Jeneci no teclado e Edgard Scandurra (ex-Ira !) na guitarra.
A crítica brasileira especializada está bastante elogiosa em relação a « Iê Iê Iê », e se eu me mantenho mais comedido, minhas preferências vão na mesma direção em relação à faixa título assinada por Antunes, Marisa Monte e Carlinhos Brown (remember Os Tribalistas) ; Longe (Antunes/ B. Aguiar/ Marcelo Jeneci) ; Invejoso (Antunes/ Liminha) e Sua menina (Antunes/ Liminha/ Paulo Miklos).

Em « Sobre as palavras », Chico Saraiva assume o desafio de compor a partir dos textos do excelente letrista Mauro Aguiar. Uma limitação- ou sobretudo um exercício-, que parece ter estimulado o excelente violonista que apresenta aqui uma série de belas composições sofisticadas, sob influências musicais diversas, mas principalmente nordestinas. Para sustentar suas 13 canções, Chico Saraiva apelou para Verônica Ferriani, uma das melhores revelações femininas desse ano. A jovem cantora paulista já havia lançado seu primeiro muito bom álbum no início desse ano mesmo. « Sobre as palavras » não é um disco fácil que conquista à primeira audição, mas aqueles que lhe dedicarem algum tempo descobrirão um trabalho de alta qualidade, rico, e afinal, irresistível !
Depois que ela criou, ainda no seio da Biscoito Fino, seu próprio selo- Quitanda- Maria Bethânia produziu como se não houvesse amahã. A diva nunca esteve tão presente na cena brasileira, e é forçoso constatar que nenhum de seus álbuns, shows ou participações especiais é gratuita ou dispensável. Tudo é realizado com o cuidado e o profissionalismo que sempre caracterizaram a baiana.
Depois dos dois cd’s « Pirata » e « Mar de Sophia » (2006), Bethânia retorna esse ano com seus dois álbuns lançados em setembro : « Encanteria » e « Tua ».

A existência de dois álbuns distintos tem uma razão de ser. « Tua » é um disco delicado e lírico, que traz em si de mais belo as melodias que possuem como tema central o amor. E já que evocamos as cantoras que abusam de sua potência vocal para tentar imprimir toques de emoção, compreende-se porque Bethânia faz parte das grandes : a força de sua apresentação contida impõe-se bem mais do que qualquer cantora geradora de decibéis.
Já quanto a « Encanteria », é de acesso mais imediato. E de fato, ao celebrar nesse disco a fé, Maria Bethânia reúne uma série de canções mais ritmadas e festivas, que abordam o estilo « regional » do Nordeste habitual da cantora. Para as composições, ela apelou para os baianos Roque Ferreira (seis títulos divididos entre os dois álbuns), Saul Barbosa, Roberto Mendes e Jorge Portugal. Ao passo que –sempre em relação aos dois álbuns- reencontramos alguns provedores de títulos interpretados pela « rainha » egressos da geração mais contemporânea, como Adriana Calcanhotto (a bela faixa título de « Tua »), Jorge Vercilo, J. Velloso, Chico César, Moska, Arnaldo Antunes, Vanessa da Mata, Moacyr Luz ou ainda Vander Lee.

Para comemorar o centenário de nascimento do sambista Ataulfo Alves (1909-1969), o selo brasileiro Lua music lança o álbum duplo « 100 anos de Ataulfo Alves ». O primeiro volume reúne os nomes já consagrados para gravações especialmente concebidas para esse projeto. Dentre eles : Elza Soares, Elba Ramalho, Angela Rôrô, Zezé Motta, Fafá de Belém e Luiz Ayrão. Mas o verdadeiro interesse reside no segundo volume, que apresenta a nova cena brasileira em ativade no Rio e em São Paulo. A maioria desses artistas se mostra muito respeitosa e sobretudo clássica em suas releituras (Fabiana Cozza, Marcos Sacramento, Verônica Ferriani, Edu Krieger, e mesmo Romulo Fróes) ; enquanto que outros contibuem com uma abordagem original, como Silvia Machete (que transforma Lírios do campo num fado português), Wado & Graziela Medori, Cérebro eletrônico, Anelis Assumpção, e o grupo 2ois. Indiscutivelmente, esse segundo volume vale pelo duplo álbum homenagem.

Projeto interessante é esse álbum « Nego », que propõe a revisita aos clássicos da canção norteamericana concebidos entre as décadas de 20 e 50 do século passado. E mais precisamente dos mais « padrão », que foram compostos para as comédias musicais ou para o teatro, por compositores em sua maioria judaicoamericana : George & Ira Gerschin ; Rodgers & Hart, Oscar Hammerstein, Jerome Kern e Harold Arlen. Esse projeto foi proposto a Carlos Rennó e Jacques Morelenbaum, para o Centro de Cultura Judaica de São Paulo. A tarefa de traduzir as letras para o português coube a Carlos Rennó. E o resultado é em sua grande parte convincente : Gal Costa interpreta Meu romance (My romance, de Rodgers & Hart) ; Maria Rita canta Encantada (Bewitched, composta ainda em parceria por Rodgers & Hart) ; Moreno Veloso se lança brilhantemente em Tão fundo é o mar (How deep is the ocean, de Irvin Berlin) ; e Seu Jorge surpreende com Fruta estranha (Strange fruit, de Lewis Allan). Participam ainda do projeto : Elba Ramalho, Dominguinhos e João Donato, que se reúnem para Tenho um xodó por ti (I’ve got a crush on you, de George & Ira Gershwin) ; e ainda Ná Ozzetti, que se junta a Simoninha em Queria estar amando alguém (I wish I were in love again, de Rodgers & Hart). Os arranjos do álbum ficaram a cargo do maestro Jacques Morelenbaum, que preserva a atmosfera cool jazz da maioria dos títulos (eventualmente com um ligeiro acento bossa nos ritmos)

Leandro Sapucahy é conhecido sobretudo por ter produzido os álbuns de Maria Rita e Arlindo Cruz. Mas aqui ele lança seu terceiro disco, que presta homenagem ao grande intérprete do samba que foi Roberto Ribeiro (1940-1996). Leandro revisita o repertório daquele que foi uma figura marcante da escola de samba Império Serrano. Mas infelizmente, sua voz não tem lá grandes trunfos para tornar esse disco cativante. Dentre os sambas que Ribeiro levou ao auge estão Acreditar (Yvonne Lara/ Delcio Carvalho) e Todo menino é um rei (Nelson Ruffino/ Zé Luiz).
Alcione é uma das grandes cantoras de samba do Brasil, e seus álbuns dos anos 70 e 80 podem alinhar-se perfeitamente na perfeita discoteca do género carioca. Porém, faz um tempão que, depois dessa época de ouro, os discos da Marrom não me causam mais paixão, principalmente por terem se tornado de um romantismo meloso. Dessa forma, em seu último álbum, « Acesa », é preciso esperar a segunda metade do disco para que o ritmo se acelere e que possamos sair das baladas açucaradas que nos deixam em estado de letargia. E então, sim, reencontramos a Alcione que amamos ! Mas quanto tempo perdido...

Na seção de discos instrumentais, Marcel Powell lança « Bala com bala », seu segundo álbum, cercado por André Neiva no baixo e por Sandro Araújo na bateria. Através desse formato enxuto, percebemos sem dificuldade que a mão de violão percussivo de Marcell vem em linha direta do DNA musical de seu ilustre pai, Baden Powell (1937-200). Como prova, a esplêndida batalha ritmica que ele trava com a bateria em O Morro não tem vez (Tom Jobim/ Vinicius de Moraes), e a surpreendente faixa título, Bala com bala, um clássico de João Bosco e Aldir Blanc. Uma pegada brusca que não convém forçosamente a todos os títulos, como em Cry me a river (Arthur Hamilton), que perde seu clima original. Mas o violonista pode se mostrar também muito sutil em Lamento sertanejo (Gilberto Gil/ Dominguinhos). Marcell Powell retoma igualmente dois títulos menos conhecidos de seu pai : Chora violão e Um abraço no trio elétrico.

Onipresente na cena brasileira, o trompetista Marcio Montarroyos (1948-2007) era também muito apreciado fora de seu país. Ele trabalhou, entre outros, com Stevie Wonder, Sarah Vaughan, Carlos Santana e Ella Fitzgerald. Foi já muito doente que ele gravou em 2007 esse álbum « O Rio e o mar », que acaba de sair esse ano de maneira póstuma, pós- produzido por seu amigo, o saxofonista Léo Gandelman. « O Rio e o mar » é uma ode à cidade de seu coração, o Rio de Janeiro, numa abordagem lounge e eletrônica. Ao lado dos clássicos Rio (novo genérico da transmissão de Tropicália !!) e O Barquinho (as duas de Menescal & Bôscoli), « O Rio e o mar » contém cinco composições de Montarroyos e três de Gilles Cardoni, que co-produziu o álbum e toca uma boa parte dos outros instrumentos.

O Dvd musical tornou-se um produto cada vez mais pré formatado e convencional, e raros são aqueles que ainda chegam a surpreender. Eles nos colocam face a uma evidência : sim, quando nós assim podemos, devemos nos locomover para ver os artistas nos shows de verdade ! No entanto, o dvd musical sendo um documento de boa qualidade, que para os « gringos » como eu (que não vivem no Brasil) passa a ser normalmente a única possibilidade de vermos os artistas em cena, é então válido. Pelo menos para termos uma idéia aproximada de como é o show ao vivo.

Alguns dvd’s lançados durante os meses de julho, agosto e setembro desse ano, aos quais eu pude assistir :

-Fernanda Takai : « Luz negra, ao vivo » : resultado do excelente projeto « Onde brilhem os olhos seus » (2007), álbum através do qual Fernanda Takai prestou homenagem ao repertório de Nara Leão (1942-1989) sob os arranjos judiciosos e originais de John Ulhoa e Lulu Camargo. O show ao vivo vai além do conteúdo do disco gravado em estúdio. Ao lado de releituras de Duran Duran (Ordinary pain), Ben (Michael Jackson) e Eurythmics (There must be an angel), encontramos uma inédita do duo Takai/ Ulhoa, 5 discos, a versão jaonesa de O Barquinho (Kubone), de Menescal/ Bôscoli ; e ainda Você já me esqueceu (Fred Jorge) e Canta coração (My foolish heart) (Vitor Young/ Ned Washington/ Nelson Motta)
Extras : documentário sobre a tournée brasileira ; os clips de Kubone e Insensatez ; o making of do clip Insensatez ; e Ritmo da chuva (Rythm of the rain) (John C. Gummoe/ Démetrius) como bonus do show.

-Casuarina : « MTV apresenta Casuarina » : depois de dois álbuns gravados em estúdio, o jovem grupo de samba, sendo um dos principais animadores das noites da Lapa (Rio), apresenta-se na Fundição Progresso para revisitar numerosos clássicos do gênero. Ponto contra : somente três composições do quinteto. Convidados : os sambistas Wilson Moreira, Roberto Silva, o grupo Moinho, e, vindos do mundo pop, Moska e Frejat, muito à vontade...
Extra : making of.


-Zeca Pagodinho : « Especial MTV : Uma prova de amor ao vivo »
:
show da tournée « Uma prova de amor » (o álbum é de 2008). Quarta gravação visual do artista, captada no Citybank hall (RJ).
Convidados : Almir Guineto, Jorge Benjor e a Velha Guarda da Portela.

Extra : making of.

-Roberta Sá : « Pra se ter alegria » : a cantora, querida dos cariocas, revisita o repertório de seus dois excelentes álbuns, e acrescenta o título inédito Agora sim (Roberta Sá/ Pedro Luis/ Carlos Rennó). Gravado no Vivo Rio (RJ).
Convidados : Pedro Luis, Marcelo D2 e Hamilton de Hollanda.
Extra : o clip de Belo estranho dia de amanhã (Lula Queiroga). Os encontros em estúdio com Chico Buarque para Mambembe ; Ney Matogrosso e Trio Madeira Brasil para Peito vazio ; António Zambujo com Yamandú Costa e Ricardo Cruz para Eu já não sei ; Yamandú Costa para Modinha.

-Seu Jorge : « America Brasil, o dvd » : no apogeu de seu sucesso comercial, Seu Jorge lança seu quarto dvd (sendo um deles com Ana Carolina) num cenário tropical luxuriante montado no palco do Citybank hall do Rio de Janeiro. Sucessos de todas as épocas do artista, mais a inédita Pessoal particular (Seu Jorge/ Peu Meurray), e a releitura inesperada de Tudo que você podia ser, de Milton Nascimento e Lô Borges.

Convidado : Damien Rice

Extra : o grand finale do show, que termina em carnaval com um medley de sambas e de marchinhas. Digna de nota também a divertida apresentação do menu do dvd. Quem vier a ver... entenderá !

-Geraldo Azevedo : « Uma geral do Azevedo » : primeiro dvd (enfim !) ao vivo desse ícone da MPB, um do grandes nomes que divulgou o nordeste musical nos anos 70, ao lado de Alceu Valença, Zé Ramalho e Elba Ramalho. Geraldo Azevedo passa sua carreira em revista, e apresenta duas canções inéditas : É minha vida (Geraldo Azevedo/ Capinam) e É o frevo é Brasil (Geraldo Azevedo/ Geraldo Amaral). Gravado no Circo Voador em dezembro de 2008.
Extras : making of e galeria de fotos.


-Maria Bethânia : « Dentro do mar tem rio » :
un dvd que sai um ano e meio depois da tournée baseada nos álbuns « Mar de Sophia » e « Pirata ». O álbum cd duplo já existia ; porém, a artista, meticulosa como de hábito, havia rejeitado a captação ao vivo que tinha sido feita no Canecão (RJ) em agosto de 2007. Entre os numerosos projetos da cantora, eis aqui então uma captação soberba gravada, essa, em dezembro de 2007.

-Gonzaguinha : « Luiz Gonzaga do Nascimento Jr » :
da série dos programas televisivos « Grandes nomes », exibidos pela TV Globo, aquele dedicado a Gonzaguinha (1945-1991) data de 1981, e é o primeiro real show em dvd desse personagem marcante da música brasileira dos anos 70 e 80. Compositor gravado pelas maiores divas da MPB (Bethânia, Elis Regina, Simone), ele foi o mais brilhante representante de um certo realismo social romântico em plena época ditatorial.
Um show televisivo no qual o artista revisita 19 títulos em 45 minutos.

Convidados : Luiz Gonzaga, sem seus atributos de cangaceiro, e Roberto Ribeiro.


-Titãs : « A vida até parece uma festa » : excelente filme documentário que retraça o percurso de um dos mais imortantes grupos de rock brasileiro nascido no início dos anos 80. O filme é visto através da filmadora do seu integrante Branco Mello (que assina o roteiro e a direção), mas é também montado a partir de numerosas imagens de arquivos audiovisuaisais. Tem muitos momentos delirantes (e hilariantes), mas também trágicos (como a morte de Marcelo Fromer, guitarrista do grupo em 2001). O filme mostra a coesão do grupo, que resiste ainda e sobrevive, apesar da saída de duas personalidades que se tornaram indispensáveis à cena brasileira moderna : Arnaldo Antunes (que deixou o grupo em 1992) e Nando Reis (en 2002).
-Dorival Caymmi : « MPB especial » : ainda um título da série de programas televisivos transmitidos pela TV Cultura. Sendo esse aqui dedicado ao mito Dorival Caymmi, transmitido em 1972, na verdade de um conteúdo de valor inestimável já que não existe nada em dvd sobre o grande poeta baiano. Dorival, então aos 58 anos, conta com método e humor sua vida e sua obra. Ele evoca com seu violão mais de vinte de seus carros-chefe musicais. Un dvd precioso !

dimanche 20 décembre 2009

TROPICALIA 38 (part. 2)

Carlinhos Brown (ou Carlito Maron?) ouvre ce Tropicalia 38 (part. 2).


Voici la liste des titres joués en direct dans le programme Tropicalia du 14/12. Pour réécouter cette émission et d’autres plus anciennes, cliquez ICI

Eis aqui a lista das canções tocadas ao vivo no programa Tropicália do dia 14/12. Pra escutar este programa, e outros mais antigos, clique AQUI.

-CARLINHOS BROWN : « Carlito Maron » (Carlinhos Brown/ Arnaldo Antunes)
-ROMULO FROES (c/Nina Becker) : « O Que todo mundo quer » (Clima/ Nuno Ramos)
-DANIELA MERCURY : « Benção do samba » : Medley : « Na baixa do sapateiro » (Ary Barroso) // « O Samba da minha terra » (Dorival Caymmi)// « Saba da benção » (Vinicius de Moraes/ Baden Powell)
-CHICO SCIENCE & NAÇÃO ZUMBI : « Maracatu atomico » (Gilberto Gil/ Jorge Mautner)
-MANACÁ : « Diabo » (Leticia Persilias/ Na moral)
-JOÃO CALLADO : « Jongo » (João Callado)
-JOYCE : « Samba do grande amor » (Chico Buarque)
-AFFONSINHO : « Samba do carinho » (Affonsinho)
-ISABELLA TAVIANI : « Olhos de escudo » (Isabela Taviani)
-ANA CAÑAS : « A Menina e o cachorro » (Ana Cañas/ Liminha/ Arnaldo Antunes)
-VITOR RAMIL & MARCOS SUZANO : « Viagei » (Vitor Ramil)
-ROBERTA SÁ : « Ah, se eu vou » (Lula Queiroga)
-FLÁVIA BITTENCOURT : « Tenho sede » (Dominguinhos/ Anastácia)


samedi 19 décembre 2009

Survolant 2009 : août/ agosto…

"Feito para ouvir" d'Emilio Santiago, un des disques de l'année...
s'il n'avait pas été enregistré en 1977 !


(texte français, texto português traduzido do francês)

Les pochettes de disques se trouvent soit dans le texte français, soit dans sa traduction portugaise...

Pour son troisième album, « Chiaroscuro », la rockeuse bahianaise Pitty fait une nette incursion dans les sixties pour diluer sa musique monolithique et la rendre plus abordable pour les radios FM. Pour preuve, le hit racoleur Me adora ou celui qui devrait l’être bientôt, Fracasso. Mais comme le naturel - en musique, comme ailleurs - prend toujours le dessus, c’est vers les titres plus heavy, comme le bon 8 ou 80 et surtout Medo, que Pitty retrouve sa vraie sincérité. Un album trop consensuel.
Ceux qui aiment la musique de Celso Fonseca aimeront celle de Diogo Poças. Ce jeune artiste de São Paulo -qui a passé de nombreuses années à composer des musiques de pub ou des jingles- lance ce premier « Tempo », qui abrite bossas et sambas chics et élégantes. Si l’album contient des reprises de Gilberto Gil (A Linha e o linho), de Baden Powell et Vinicius de Moraes (O Astraunauta), de Sidney Miller (Maria Joanna) ou même de Glen Miller (Moonlight serenade), c’est vers ses propres compositions qu’on trouvera de l’intérêt à découvrir Diogo Poças. Parmi ses créations, les petites perles réjouissantes que sont Carioquinha (composé avec son père, le maestro Edgard Poças) ou Nada que te diz respeito (Diogo Poças/ Jessé Santos) chanté avec Céu, la sœur de l’artiste. Un disque agréable et séduisant, promis certainement à une carrière internationale.

Si l’on excepte les albums en public, « N9ve » n’est que le cinquième disque d’Ana Carolina qui fêtait ses dix années de carrière en 2009. On aurait pu penser qu’elle squattait la scène musicale depuis bien plus longtemps, vu sa forte surexposition. Les neuf plages montrées ici sont loin de l’inspiration de ses deux premiers albums (en 1999 et 2001) , et n’atteignent même plus la grandeur baroque de son troisième, « Estampado » (2003). Mais si l’on veut voir les choses positivement, on s’éloigne de l’overdose stérile de « Dois quartos » (2006), qui contenait 24 chansons. De la lourde dramaturgie dans laquelle baignent la plupart des titres inclus (ballades ou tangos) dans « N9ve », s’extraient par miracle trois bijoux qui auront leurs places obligatoires dans les futures compilations de la puissante interprète : Torpedo, Tá rindo, é ? et Traição.
Simone lance « Na veia », un bon album, certes, mais qui ne soutient pas la comparaison avec son prédécesseur « Baiana da gema » (2004), un disque solaire qui était centré sur les compositions d’un Ivan Lins en grande forme. « Na veia » ne possède pas la même cohésion et apparaît davantage comme une collection de chansons éparses, partagées entre ballades romantiques, sambas et chansons pops, composées par des noms aussi illustres qu’Erasmo Carlos, Martinho da Vila, Gonzaguinha, Abel Silva, Paulinho da Viola, Elton Medeiros ou Marcos Valle. Les belles surprises restent cependant les deux inédits, Certas noites et Bem pra você, signés respectivement par Adriana Calcanhotto et Marina Lima, chacune en collaboration avec Dé Palmeira.


Pour rappel, Os Mutantes –groupe culte, principalement hors du Brésil- fut certainement l’élément musical le plus novateur du mouvement Tropicaliste. Il fut le premier véritable groupe rock à tendance psychadélique et progressive. Son âge d’or –alors que le chanteuse Rita Lee officiait encore en son sein- s’étend grosso modo de 1968 à 1972.
« Haih…ou amortecedor » est le premier album d'inédits du groupe depuis 35 ans. D’abord sorti à l’étranger, l’album a le mérite de ne pas trahir l’esprit de douce folie surréaliste et de joyeuse anarchie d'Os Mutantes dont le seul membre fondateur reste Sérgio Dias Batista.
« Haih…ou amortecedor », qui compte aussi la collaboration de Tom Zé (autre membre clef du Tropicalisme), ne surprend évidemment plus de la même manière, mais des titres comme Querida Querida, Teclar, ou Samba do Fidel, ne déméritent pas, et pousseront peut-être ceux qui les connaissent pas, à découvrir les anciens albums de ce groupe essentiel et pionnier du rock brésilien.
Belle surprise que ce « Página central » qui réunit Celso Fonseca et Marcos Valle.
Loin d’être une simple collaboration aimable et courtoise entre personnalités significatives qui naviguent entre la pop, la bossa et le jazz, l’album qui est composé de 12 inédits (partagés entre chansons et instrumentaux) révèle un travail pensé et sophistiqué, entre moments intimistes et arrangements faits d’envolées orchestrales. La plage titulaire qui ouvre « Página central » n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’univers musical glamour de Burt Bacharch ou Barry Manilow.

Un album classieux, dans lequel les deux artistes brésiliens se montrent au meilleur de leurs formes.


Moins percussif ou instinctif que Baden Powell, Rafael Rabello ou Yamandu Costa, Zé Paulo Becker n’en est pas moins un guitariste virtuose qui privilégie une approche plus délicate et mélodique. Comme l’indique le titre de l’album, « Pra tudo ficar bem » ("Pour que tout soit bien" ), est un album optimiste sur lequel le musicien se promène aux travers les divers styles propres au Brésil. Essentiellement instrumental, l’album comprend néanmoins quelques titres chantés, sur lesquels Zé Paulo Becker invite judicieusement Ney Matogrosso, Zé Renato et Moyseis Marques. Le guitariste, qui se révèle aussi un compositeur inspiré, fait preuve d’élégance en ne se mettant pas en avant, et en laissant place aux arrangements et aux autres excellents instrumentistes qui l’entourent.

Le nom du maestro Jaime Alem est inévitablement lié à celui de Maria Bethânia, pour laquelle il est depuis 25 ans, l’arrangeur principal de ses disques et de ses nombreux shows.
Pour ce premier disque instrumental, « Dez cordas do Brasil », il plonge dans les racines musicales de l’intérieur du Brasil, à travers la « viola caipira », guitare à dix cordes, dont le son cristalin est proche de la guitare portugaise. Quel que soit le nom des styles abordés dans cet album fait de 13 compositions personnelles, Jaime Alem nous fait découvrir les nombreuses influences - qu’elles soient indiennes, arabes ou espagnoles- qui se sont croisées dans le Nordeste Brésilien ou dans d’autres Etats hors des grandes villes.

Pianiste, compositeur et arrangeur, Alberto Rosenblit est davantage connu comme producteur musical pour la chaîne de télévision Rede Globo. Pour son deuxième album « De bem com a vida », il invite parmi les plus belles voix de la MPB pour porter ses compositions ‘cool’, principalement centrés sur la Bossa Nova, en faisant un détour par le choro ou la valse. On retrouve donc Zé Renato (toujours très demandé), Ney Matogrosso (idem !), Joyce, Ivan Lins, Zélia Duncan, ou Leila Pinheiro, pour des titres qui -tant pour les textes que par le style musical- sont centrés sur un Rio de Janeiro, tel qu’on le rêve et qu’on voudrait qu’il soit.
Autre album délicat, celui de la chanteuse de Belém (extrême nord du Brésil), Cláudia Cunha, installé à Salvador de Bahia depuis 1996. Le résultat s’appelle « Responde à roda », un disque qui revisite les différents rythmes de Bahia qui font le lien entre le Brésil et l’Afrique, mais aussi d’autres sonorités du Nordeste (baião), et tant qu’à faire, de Rio (choro, bossa et samba). Ce catalogue de musiques traditionnelles est produit par l’excellent artiste mineiro Sérgio Santos. La voix suave de Cláudia Cunha est sans aucun doute belle et élégante, mais un peu monocorde sur la longueur.

« Feito para ouvir » d’Emilio Santiago aurait pu être un des grands disques de cette année… s’il n’avait pas été enregistré en 1977 ! Il s’agit en fait de la réédition judicieuse décidée par le label brésilien Dubas música, du troisième album de celui que l’on peut considérer comme l’un des meilleurs interprète de la musique populaire brésilienne.
Au début des années 70, le crooner animait la nuit des clubs de Rio de Janeiro, entouré du trio de Laércia de Freitas. Roberto Menescal eut alors l’idée de cet album, qui rend le climat feutré des boîtes de jazz de l’époque. L’album fut pratiquement capté en une seule prise. C’est donc dans un climat intimiste qu’ Emilio reprend ici quelques titres (pas toujours les plus évidents) de grands compositeurs que l’artiste possédait à son répertoire : Toninho Horta, Johnny Alf, Gilberto Gil , Baden Powell, Durval Ferreira, Dorival caymmi, João Donato ou Antonio Carlos Jobim.
Dans une époque de crise (définitive ?) du disque, on saluera la réédition d’albums aussi essentiels.


« Elas cantam Paulinho da Viola » est le résultat enregistré en studio d’un show de 2008 qui rendait hommage aux 40 ans de carrière discographique du Prince de la samba. Pour l’occasion, cinq chanteuses de générations différentes revisitaient son répertoire cinq étoiles : la plus ancienne Alaíde Costa ; Milena, Cida Moreira, Célia ; et la plus jeune, l’excellente Fabianna Cozza. Parfois proches des versions originales, parfois (légèrement) plus audacieuses, on devine que ces versions, sur scène, devaient certainement surpasser cet enregistrement sur disque, un peu froid. Beau moment cependant, Sinal fechado, qui montre une interprétation émouvante de cette conversation chantée entre Cida Moreira et Alaíde Costa.

Sobrevoando 2009 : agosto…

(as capas dos discos ficam, ou no texto francês, ou no texto traduzido em português)

Em seu terceiro álbum « Chiaroscuro », a roqueira baiana Pitty fez uma incursão nos anos sessenta para diluir sua música monolítica e torná-la mais palatável pelas rádios FM. Como prova, o hit aliciador Me adora, ou aquele que deveria sê-lo em breve, Fracasso. Mas como é natural –em música ou em qualquer outra coisa- fixa-se sempre os primórdios, que é o caso dos títulos mais heavy, como o bom 8 ou 80 ; e sobretudo Medo, através dos quais Pitty retoma sua verdadeira autenticidade. Um álbum consensual demais.

Aqueles que amam a música de Celso Fonseca amarão aquela de Diogo Poças. Esse jovem artista de São Paulo que passou inúmeros anos compondo músicas de pub ou jingles, lança esse primeiro « Tempo », que abriga bossas e sambas chiques e elegantes. Quando ele não retoma releituras de Gilberto Gil (A Linha e o linho), de Baden Powell e Vinicius de Moraes (O Astraunauta), de Sidney Miller (Maria Joanna) ou mesmo de Glen Miller (Moonlight Serenade), vai ser através de suas próprias composições que será possível encontrar interesse em descobrir Diogo Poças. Entre suas criações, pequenas pérolas divertidas : Carioquinha (composta junto com seu pai, o maestro Edgard Poças) e Nada que te diz respeito (Diogo Poças/ Jessé Santos), cantada com Céu, a irmã do artista. Um disco agradável e sedutor, que promete certamente uma carreira internacional.
Desconsiderando os álbuns gravados ao vivo, « N9ve » vem a ser o quinto disco de Ana Carolina, que comemorou seus dez anos de carreira esse ano. As nove faixas mostradas aqui ficam longe da inspiração de seus dois primeiros álbuns (em 1999 e 2001), e não atingem nem mais a grandeza barroca de seu terceiro, « Estampado » (2003). Mas se optarmos por ver as coisas de forma positiva, há que se distanciar da overdose estéril de « Dois quartos » (2006). Da pesada dramaturgia na qual se banha a maior parte dos títulos inclusos (baladas e tangos) em « N9ve », pode-se extrair por milagre três jóias que terão seus lugares obrigatórios nas futuras compilações da potente intérprete : Torpedo, Tá rindo, é ? e Traição.


Simone lança « Na veia », um bom álbum, mas que não sustenta uma comparação com seu predecessor « Baiana da gema » (2004), disco solar centrado nas composições de um Ivan Lins em grande forma. « Na veia » não possui a mesma coesão, e parece mais uma coleção de canções esparsas, divididas entre baladas românticas, sambas e canções pop, compostas por nomes também ilustres como um Erasmo Carlos, Martinho da Vila, Gonzaguinha, Abel Silva, Paulinho da Viola, Elton Medeiros e Marcos Valle. As belas surpresas repousam, no entanto, nas duas inéditas Certas noites e Bem pra você, assinadas respectivamente por Adriana Calcanhotto e Marina Lima, ambas com a colaboração de Dé Palmeira.
Como lembrança, Os Mutantes –grupo cultuado, principalment fora do Brasil- foi certamente o elemento musical mais inovador do movimento Tropicalista. Ele foi o primeiro verdadeiro grupo de rock com tendência psicodélica e progressiva. Sua era de ouro –quando a cantora Rita Lee participava ainda em seu seio- se estende de 1968 a 1972.

« Haih… ou amortecedor » é o primeiro álbum inédito depois de 35 anos. Sendo lançado primeiro no estrangeiro, o álbum tem o mérito de não trair o espírito de doce loucura surrealista e de alegre anarquia d'Os Mutantes, no qual resta apenas como membro original seu fundador, Sérgio Dias Batista.

« Haih… ou amortecedor », que conta também com a colaboração de Tom Zé (outro membro fundamental do Tropicalismo), evidentemente não surpreende como no passado, mas títulos como Querida Querida, Teclar, e Samba do Fidel, não o desmerecem, e talvez incitem aqueles que não os conhecem, a descobrir os antigos álbuns desse grupo essencial e pioneiro do rock brasileiro.


Uma bela surpresa é esse « Página central » que reúne Celso Fonseca e Marcos Valle. Longe de ser uma simples colaboração amável e cortês entre personalidades significativas que navega entre o pop, a bossa e o jazz, o álbum composto de 12 inéditos divididos entre canções e música instrumental, revela um trabalho pensado e sofisticado, entre momentos intimistas e arranjos feitos de nuances orquestrais. A faixa título que abre « Página central » não está aliás longe de lembrar o universo musical glamuroso de Burt Bacharch ou mesmo Barry Manilow. Um álbum de classe, no qual os dois artistas brasileiros se mostram em suas melhores formas.
Menos percussivo e instintivo que Baden Powell, Rafael Rabello e Yamandu Costa, Zé Paulo Becker por seu lado não é menos que um violonista virtuose que privilegia uma abordagem mais delicada e melódica. Como indica o nome do álbum, « Pra tudo ficar bem », é um álbum otimista no qual o musicista passeia através dos diversos estilos próprios do Brasil. Essencialmente instrumental, o álbum compreende no entanto alguns títulos cantados, para os quais Zé Paulo Becker convida criteriosamente Ney Matogrosso, Zé Renato e Moyseis Marques. O violonista, que se revela também um compositor inspirado, tem inclusive a elegância de não se colocar à frente, deixando espaço para os arranjos e para os outros excelentes instrumentistas que o cercam.

O nome do maestro Jaime Alem é inevitavelmente ligado ao de Maria Bethânia, para quem ele é, há 25 anos, o arranjador principal de seus discos e seus numerosos shows. Para esse primeiro disco instrumental, « Dez cordas do Brasil », ele mergulha nas raízes musicais dos Sertões, através da viola caipira, um violão de dez cordas, cujo som cristalino assemelha-se ao da guitarra portuguesa.
Seja qual for o nome dos estilos abordados nesse álbum feito de 13 composições pessoais, Jaime Alem nos permite descobrir as numerosas influências que se cruzam no Nordeste Brasileiro e em outros estados, fora das grandes cidades, quer elas soem indígenas, árabes ou espanholas.

Pianista, compositor e arranjador, Alberto Rosenblit é mais conhecido como produtor musical para a Rede Globo.
Para seu segundo álbum, « De bem com a vida », ele convida das mais belas vozes da MPB para mostrar suas composições ‘cool’, principalmente centradas na Bossa Nova, mesmo fazendo um desvio pelo choro e pela valsa. Reencontramos então Zé Renato (sempre muito requisitado), Ney Matogrosso (idem !), Joyce, Ivan Lins, Zélia Duncan, e Leila Pinheiro, para os títulos que –tanto pelas letras quanto pelo estilo musical- são centrados num Rio de Janeiro, como o sonhamos e como gostaríamos que ele fosse.

Outro álbum delicado é o da cantora de Bélem (PA), Cláudia Cunha, instalada em Salvador, Bahia, desde 1996.
O resultado se chama « Responde à roda », um disco que revisita os diferentes ritmos da Bahia que fazem a ligação entre o Brasil e a África ; mas também outras sonoridades do Nordeste (baião), e, da mesma forma, do Rio (choro, bossa e samba). Esse catálogo de músicas tradicionais é produzido pelo excelente artista mineiro Sérgio Santos. A voz suave de Cláudia Cunha é sem dúvida alguma bela e elegante, mas um pouco monocórdia no seu decorrer.


« Feito para ouvir » (ao lado, a capa original), de Emílio Santiago, poderia ter sido um dos grandes discos desse ano... se ele não tivesse sido gravado em 1977 ! Tratou-se de se fazer a reedição judiciosa decidida pelo selo brasileiro Dubas música, do terceiro álbum daquele que podemos considerar um dos melhores intérpretes da música popular brasileira. No início dos anos 70, o crooner animava a noite dos night clubs do Rio de Janeiro, cercado pelo trio de Laércio de Freitas. Roberto Menescal teve então a idéia desse álbum, que apresenta o clima soft tal qual o das boates de jazz da época, e que foi praticamente capturado de um só golpe. E é num clima intimista que Emílio retoma aqui alguns títulos (nem sempre os mais evidentes) de grandes compositores que o artista possuía em seu repertório : Toninho Horta, Johnny Alf, Gilberto Gil , Baden Powell, Durval Ferreira, Dorival Caymmi, João Donato e Antonio Carlos Jobim. Numa época de crise (definitiva?) do disco, é de se dizer que é ato de coragem reeditar álbuns tão essenciais.
« Elas cantam Paulinho da Viola » é o resultado gravado em estúdio de um show de 2008, que prestou homenagem aos 40 anos de carreira discográfica do Príncipe do Samba. Para a ocasião, cinco cantoras de gerações diferentes revisitaram seu repertório cinco estrelas : A mais idosa Alaíde Costa ; Milena, Cida Moreira, Célia ; e a mais jovem, a excelente Fabianna Cozza. Por vezes próximas das versões originais, por vezes (ligeiramente) mais audaciosas, pode-se imaginar que que essas versões, em cena, deviam certamente superar essa gravação em disco, um pouco fria. Um bom momento, no entanto, é Sinal fechado, que mostra uma interpretação comovente dessa conversa cantada entre Cida Moreira e Alaíde Costa.
a seguir...

mercredi 16 décembre 2009

TROPICALIA 39 (part. 1)

Wilson Simonal (1938-2000)

Voici la liste des titres joués en direct dans le programme Tropicalia du 14/12. Pour réécouter cette émission et d’autres plus anciennes, cliquez ICI

Eis aqui a lista das canções tocadas ao vivo no programa Tropicália do dia 14/12. Pra escutar este programa, e outros mais antigos, clique AQUI.

-DIOGO NOGUEIRA : « Presente de deus » (Fred Camacho/ Alceu Maia)
-WILSON SIMONAL : « Sá Marina » (Antonio Adolfo/ Tibério Gaspar)
-WILSON SIMONINHA : « Aqui é o pais do futebol » (Milton Nascimento/ Fernando Brant)
-WILSON SIMONAL : « Pais tropical » (Jorge Ben)
-GABRIEL MOURA : « O Perfume da nega » (G. Moura/ A. Carola/ V. Ribeiro)
-TANTINHO : « Modificado » (Padeirinho)
-ELZA SOARES : « Duro na queda » (Edu Lobo/ Chico Buarque)
-FLÁVIA BITTENCOURT : « Lamento sertanejo » (Dominguinhos/ Gilberto Gil)
-JOÃO BOSCO : « Jimbo no jazz » (João Bosco/ Nei Lopes)
-BRUNA CARAM : « Quem sabe isso quer dizer amor » (Lô Borges/ Márcio Borges)
-MARIA GADÚ : « Bela flor » (Maria Gadú)
-CéU : « Nascente » (L. Siba/ M. Céu)
-MOISÉS SANTANA : « O Desejo » (Moisés Santana)
-SAMUEL ROSA : « Carango » (Carlos Imperial/ Nonato Buzar)
-MARCELO D2 : « Nem vem que não tem » (Carlos Imperial)

lundi 14 décembre 2009

Survolant 2009 : juillet/ julho…

"Vagarosa" de Céu, un des meilleurs albums de 2009,
apprécié aussi hors du Brésil.


(texte français, texto português traduzido do francês)


Après un premier album en 2005, Céu avait déjà atteint le statut de cult dans les cercles branchés du monde entier, et on pouvait craindre que la chanteuse ne se perde dans une musique où la superficialité prévaudrait sur la réelle qualité musicale. Il n’en est rien et la (bonne) surprise est de taille. L’artiste de São Paulo prouve que l’on peut créer un album d’une modernité absolue, aérien et inventif dans les sonorité, mais aussi dense au niveau des compositions. « Vagarosa » -déjà encensé en Europe comme l’un des meilleurs albums de World music- nous maintient en haleine du début à la fin, sans les inévitables « ventres mous » que contiennent généralement tous les albums. La voix voilée de la chanteuse auréolée de mystère, ondule aux travers des mélodies dont émane parfois un parfum oriental, tandis que les rythmes voyagent du Brésil à la Jamaïque. Un coup de maître produit par Beto Villares (encore lui !).

Ceux qui suivent l’actualité musicale brésilienne savent déjà que Maria Gadú est présentée comme la révélation de cette année. Et tel est bien le cas. Maria Gadú possède un timbre original, chante bien, compose avec une maturité étonnante et , du haut de ses 22 ans, s’est déjà construit un look et une certaine attitude.
On pourrait presque dire que c’est une chanteuse anachronique, que l’on aurait mieux imaginé issue de la scène MPB-pop des années 90, à la suite de Marisa Monte, et aux côtés de Adriana Calcanhotto, Zélia Duncan et Cássia Eller.
Mais nous sommes en 2009, et Maria apparaît comme singulière parmi les innombrables chanteuses plutôt orientées vers la samba, traditionnelle ou accommodée aux sons contemporains. Le premier album de la jeune paulista est sans conteste une des très bonnes productions de l’année, dont on aurait même pu exclure les reprises –bonnes au demeurant- de Chico Buarque, Edu Lobo, Jacques Brel ou Kelly Key, pour faire place à d’autres compositions de la chanteuse.
Après Nana Caymmi, João Bosco est un autre artiste de la MPB classique à affirmer sa bonne santé musicale. « Nao vou pro céu… » est du Bosco "grand cru". Dans ce dernier opus, c’est la délicatesse et la sophistication des mélodies qui priment, dans un climat assez cool, évitant en cela les improvisations vocales parfois abusives de l’artiste. Une petite accélération de rythme, çà et là, n’aurait cependant pas été superflue. Mais outre ce détail, « Não vou pro céu… » est un album de grande classe.

Étonnant album que celui de João Callado, intégrant du Grupo Semente, qui accompagne Tereza Cristina au cavaquinho. S’il n’apparaît pas sur toutes les plages en tant que musicien, il est bien l’auteur de la majorité des 14 compositions, principalement instrumentales. Pour les autres, il s’entoure des voix de Teresa Cristina, bien sûr, mais aussi de Moyseis Marques, Áurea Martins, Soraya Ravenve et Alfredo Del-Penho. Du chorinho en passant par la modinha, le jongo, le ragtime, ou la samba à la mode ancienne, cet album étonnant nous révèle un compositeur qui jongle brillamment avec des styles musicaux qui forment dans son ensemble, une belle et surprenante mosaïque.
L’exploitation de l’image de « beau gosse » de Diogo Nogueira peut rendre l’artiste suspect tout autant que sa surexposition médiatique dans les émissions télévisuelles de variété. Mais il faut bien constater que le fils du regretté João Nogueira s’est imposé comme un des meilleurs interprète actuel de la samba. « Tô fazendo a minha parte », son deuxième album, se révèle très honorable, et montre que le chanteur se fait lentement -mais sûrement- un prénom. On attend surtout de sa part qu’il se mue en compositeur plus prolifique.

Rendre hommage à un compositeur consacré comme Dominguinhos, reste toujours un défi dangereux. Flávia Bittencourt évite tous les pièges de ce type de projets, souvent confectionnés des relectures aimables et condescendantes. D’autant qu’ils sont nombreux, ceux et celles qui ont chanté les chansons du sanfoneiro (accordéoniste) virtuose.
Sans trahir l’essence même de la musique de Dominguinhos –qui balaie toutes les musiques du Nordeste, et bien au delà- la jeune chanteuse du Maranhão réussit à captiver et à surprendre dans « Todo Domingos », et nous ravit par ses versions personnelles de grands classiques que sont par exemple les magnifiques Lamentos Sertanejos (Dominguinhos/ Gilberto Gil) ou Contrato de separação (Dominguinhos/ Anastácia).
Pour « Slow music », Joyce écrit dans le livret du cd, qu’elle réalise un rêve de dix ans, en s’entourant simplement d’un trio acoustique, basse batterie et piano, pour rendre une musique à l’ambiance « cool » bossa jazz, où les pauses et les silences sont aussi importants que la musique. L’album est dédié à Bill Evans, João Gilberto et Shirley Horn, une indication pour l’auditeur qui voudrait écouter ce bel album sobre, d’où les improvisations vocales jazzistes –habituelles chez la chanteuse carioca- sont heureusement absentes. Un album où Joyce se fait cependant discrète dans les compositions, laissant la place à des reprises –entre autres- de Chico Buarque, Suely Costa, Vinicius de Moraes, Marcos Valle ou Johnny Alf.

Il existe de ces albums que l’on écoute dix fois tant on voudrait les aimer ! Cela marche parfois ("Zie e Zii" de Caetano Veloso par exemple), même si la plupart du temps, on finit par abandonner…
Tel est les cas des albums de Bruna Caram et d’Ana Cañas, deux chanteuses de São Paulo qui vocalement ont les qualités nécessaires pour trouver leur place sur la scène féminine brésilienne.
Bruna Caram avait sorti en 2006, un premier splendide album, « Essa menina », dédié au compositeur Otávio Toledo. Hélas dans ce « Feriado pessoal », la chanteuse de 23 ans, aborde un répertoire pop assez banal qui perd toute la fraîcheur et l’originalité de son premier travail. Sa voix ingénue et touchante s’adapte mieux à des mélodies bucoliques et subtiles.
Celle d’Ana Cañas est par contre chargée d’électricité dans son second album, « Hein ? ». Meilleur et plus rock que son premier « Amor e caos » (2007), la chanteuse souffre toujours du même problème : celui ne pas pouvoir canaliser son énergie vocale, ni de la discipliner. Elle se perd, dès lors –sur disque comme sur scène- dans des improvisations et « grimaces » vocales irritantes. L’album possède cependant ses bons moments comme Na multidão, A Menina e o cachorro et Não quero mais , les trois signés Ana Cañas, Liminha (aussi à la production) et Arnaldo Antunes.
Moisés Santana fait partie de ces artiste « électron libre » marginale de la scène de São Paulo (même s’il est bahianais) comme peuvent l’être Carlos Careqa, André Abujamra, Arnaldo Antunes et quelques autres qui oscillent entre tradition et modernité. J’avais découvert son nom sur le tard, sur l’album « Hoje » (2005) de Gal Costa, qui proposait quelques compositeurs de la nouvelles générations. Sur ce troisième album, "Verso alogoria", l’artiste brouille les cartes en proposant une musique qui voyage entre samba, bossa, chorinho, forró mais aussi pop et funk. Intéressant quoique dissipé, et au final, peu de compositions très excitante.

De retour sur Rio, « Tantinho canta Padeirinho da Mangueira » nous plonge dans les trésors de la samba de l’ « estação primeiro ». Padeirinho da Mangueira (1927-1987) fut un compositeur inspiré de la vieille garde verte et rose. Ce compositeur devait enregistrer son premier album quand le destint en décida autrement en 1987. Un autre personnage de la plus populaire école de Rio de Janeiro, Tantinho, a donc décidé de proposer de déterrer 14 titres du fructueux compositeur, et de les lancer dans cet album absolument délicieux, excellemment produit par Paulão 7 cordas. Une des plus belles et sincères productions de samba traditionnelle de l’année.

Um banquinho, um violão... Maria Gadú , revelação deste ano.

Sobrevoando 2009 : julho…


Depois de um primeiro álbum em 2005, Céu já havia atingido o status de cult nos círculos antenados da Europa e dos Estados Unidos. Temia-se que a cantora se perdesse num determinado estilo de música onde a superficialidade teria superado uma verdadeira qualidade musical. Porém, nada disso aconteceu, e a (boa) surpresa é de considerável magnitude. A artista de São Paulo prova que é possível criar um álbum de uma modernidade absoluta, arejado e inventivo em sonoridades, mas também denso ao nível das composições. « Vagarosa » -já devidamente incensado na Europa como um dos melhores álbuns de World music- nos mantém ligados do início ao fim, sem as inevitáveis "barrigas" que todos os álbuns geralmente contêm. A voz enevoada da cantora, aureolada de mistério, ondula através de melodias das quais emana um perfume oriental uma vez que os ritmos viajam do Brasil à Jamaica. Um golpe de mestre produzido por Beto Villares (ele, mais uma vez !).
Aqueles que acompanham a atualidade musical brasileira já sabem que Maria Gadú (foto acima) é apresentada como a revelação desse ano. E esse é bem o caso. Maria Gadú possui um timbre original, canta bem, compõe com uma maturidade surpreendente e, do alto de seus 23 anos, já construiu para si um look e uma atitude segura.
Poderíamos quase afirmar que é uma cantora anacrônica, mais fácil de imaginá-la saída da cena MPB-pop dos anos 90, em seguida a Marisa Monte, e ladeando Adriana Calcanhotto, Zélia Duncan e Cássia Eller.
Mas estamos em 2009, e Maria surge como singular entre as inúmeras cantoras orientadas sobretudo para o samba, tradicional ou adaptado aos sons contemporâneos. O primeiro álbum da jovem paulista é incontestavelmente uma das muito boas produções do ano, do qual poderíamos ter até mesmo excluído as regravações –ali hospedadas- de Chico Buarque, Edu Lobo, Jacques Brel e Kelly Key, para abrir espaço a outras composições da própra cantora.

Depois de Nana Caymmi, João Bosco é um outro artista da MPB clássica a afirmar sua boa saúde musical. « Nao vou pro céu… » é das melhores lavras do artista mineiro. Nessa última obra, são a delicadeza e a sofisicação das melodias que dominam, num clima bastante cool, evitando aqui as improvisações vocais por vezes abusivas do artista. Uma pequena aceleração de ritmo, aqui e ali, não chega no entanto a ser um supérfluo. Mas fora este detalhe, « Não vou pro céu… » é um álbum de grande categoria.
-Boa surpresa, o primeiro álbum de João Callado, integrante do Grupo Semente, que acompanha Tereza Cristina ao cavaquinho. Se por um lado ele não aparece em todas as faixas como musicista, por outro ele é o autor da maioria das 14 composições, principalmente instrumentais. Para as demais, ele se cerca da voz de Teresa Cristina, naturalmente, mas também de Moyseis Marques, Áurea Martins, Soraya Ravenle e Alfredo Del-Penho. Do chorinho, passando pela modinha, o jongo, o ragtime, e o samba à moda antiga, esse álbum espantoso nos revela um compositor que faz malabarismos brilhantes com estilos musicais diversos, que formam, em seu conjunto, um belo e surpreendente mosaico.


A exploração da imagem de galã de Diogo Nogueira pode certamente irritar quanto tanto a sua superexposição midiática nos pogramas televisivos de variedades. Mas é justo que se constate que o filho do saudoso João Nogueira impõe-se como um dos melhores intérpretes atuais do samba. « Tô fazendo a minha parte », seu segundo álbum, revela-se muito louvável, e mostra que o cantor construiu lenta mas seguramente um nome próprio. Esperamos de sua parte, sobretudo, que ele se torne agora um compositor mais profícuo.
-Prestar homenagem a um compositor consagrado como Dominguinhos, constitui-se sempre um desafio perigoso. Flávia Bittencourt evita todas as armadilhas desses tipos de projetos, geralmente baseados em releituras amáveis e condescendentes. Tanto que são numerosos aqueles e aquelas que já cantaram as canções do sanfoneiro (acordeonista) virtuose.
Sem trair a essência mesma da música de Dominguinhos –que perspassa todas as músicas do Nordeste, e por certo além- a jovem cantora do Maranhão consegue cativar e surpreender em « Todo Domingos », e nos arrebata com suas versões pessoais de grandes clássicos, como por exemplo as magníficas Lamentos Sertanejos (Dominguinhos/ Gilberto Gil) e Contrato de separação (Dominguinhos/ Anastácia).

Em « Slow music », Joyce escreve no livreto do cd que ela realiza um sonho de dez anos, ao cercar-se simplesmente de um trio acústico- baixo, bateria e piano (mais ela no violão)- para apresentar uma música em ambiência « cool » bossa jazz, onde as pausas e os silêncios são tão importantes quanto a música. O álbum é dedicado a Bill Evans, João Gilberto e Shirley Horn, numa dica para o ouvinte que gostaria de escutar esse belo disco sóbrio, no qual as improvisações vocais jazzísticas –habituais da cantora carioca- felizmente estão ausentes. Um álbum em que Joyce se coloca de forma discreta nas composições, deixando espaço para as releituras –entre outros- de Chico Buarque, Suely Costa, Vinicius de Moraes, Marcos Valle e Johnny Alf.

Existem desses álbuns que escutamos umas dez vezes, tamanha a vontade que temos de amá-los ! E assim o fazemos às vezes ("Zie e Zii" de Caetano Veloso, por exemplo), mesmo que na maior parte dos casos acabemos por abandoná-los... Esse é o caso dos álbuns de Bruna Caram e de Ana Cañas, duas cantoras de São Paulo que vocalmente têm as qualidades necessárias para encontrar seus respectivos lugares na cena feminina brasileira. Bruna Caram foi lançada em 2006, com um primeiro esplêndido álbum, « Essa menina », dedicado ao compositor Otávio Toledo. Então, nesse « Feriado pessoal », a cantora de 23 anos aborda um repertório pop tão banal que perde todo o frescor e originalidade de seu primeiro trabalho. Sua voz ingênua e tocante adapta-se melhor às melodias bucólicas e sutis.
A voz da Ana Cañas, por sua vez, é caregada de elétricidade em seu segundo álbum, « Hein ? ». Melhor e mais rock do que seu primeiro, « Amor e caos », a cantora sofre ainda do mesmo problema : ela não consegue canalizar sua energia vocal, nem consegue discipliná-la. Ela se perde, daí em diante –tanto em disco quanto em cena- em improvisações e « trejeitos » vocais irritantes. O álbum possui, no entanto, seus bons momentos, como Na multidão, A Menina e o cachorro e Não quero mais : os três assinados por Ana Cañas, Liminha (também na produção) e Arnaldo Antunes.


Moisés Santana é um desses artistas « electron livre » marginal da cena de São Paulo (mesmo sendo ele baiano) como podem o ser Carlos Careqa, André Abujamra, Arnaldo Antunes e alguns outros que oscilam entre tradição e modernidade. Eu descobri seu nome um tanto tarde, através do álbum « Hoje » (2005), de Gal Costa, que apresentava alguns compositores das novas gerações. Em seu terceiro álbum, "Verso alegoria" o artista embaralha as cartas ao propor uma música que viaja entre samba, bossa, chorinho e forró ; mas também entre pop e funk. Interessante, embora disperso.
De volta ao Rio, « Tantinho canta Padeirinho da Mangueira » nos faz mergulhar nos tesouros do samba da « estação primeira ». Pandeirinho da Mangueira (1927-1987) foi um compositor inspirado da velha guarda verde e rosa. Esse compositor já deveria ter gravado seu primeiro disco, quando em 1987 o destino decidiu que seria diferente. Um outro personagem da escola de samba mais popular do Rio de Janeiro, Tantinho, decidiu então desencavar 14 títulos do fértil compositor, e lançar esse álbum absolutamente delicioso, e excelentemente produzido por Paulão 7 cordas. Uma da mais belas e sinceras produções de samba tradicional do ano.

mercredi 9 décembre 2009

TROPICALIA 37 (part. 2)

Zélia Duncan, destaque de Tropicália 37 (part. 2)

Voici la liste des titres joués en direct dans le programme Tropicalia du 29/10. Pour réécouter cette émission et d’autres plus anciennes, cliquez ICI

Eis aqui a lista das canções tocadas ao vivo no programa Tropicália do dia 29/10. Pra escutar este programa, e outros mais antigos, clique AQUI.

-DAÚDE : « Sozinha de novo » (Celso Fonseca)
-MARCIO MONTARROYOS : « Rio » (Roberto Menescal/ Ronaldo Bôscoli)
-ZÉLIA DUNCAN : « Boas razões » // B.O. du film « Les chansons d’amours »-« De bonnes raisons » (Zélia Duncan/ Alex Beaupin)
-RITA LEE : « Bwana » (Rita Lee/ Roberto de Carvalho)
-IVAN LINS & THE METROPOLE ORCHESTRA : « Daquele que eu sei » (Ivan Lins/ Vitor Martins)
-MARIA BETHÂNIA : « As Canções que você fez pra mim » (Erasmo Carlos/ Roberto Carlos)
-RENATO GODÁ : « Kamikaze » (Renato Godá)
-TITÃS : « Antes de você » (Paulo Miklos)
-NANDO REIS : « Hi, Dri » (Nando Reis)
-ZÉLIA DUNCAN : « Pelo sabor do gesto » // B.O. du film « Les chansons d’amour »-« As-tu déjà aimé » (Zélia Duncan/ Alex Beaupain)
-FERNANDA ABREU : « Aquarela brasileira » (Silas de Oliveira)
-PAULINHO DA VIOLA : « Quando bate uma saudade » (Paulinho da Viola)
-VANESSA DA MATA : « Não me deixe só » (Vanessa da Mata)

CE BLOG EST DÉDIÉ AUX CURIEUX QUI AIMERAIENT CONNAÎTRE L'ART ET LA MUSIQUE POPULAIRE BRÉSILIENNE. UNE OCCASION POUR LES FRANCOPHONES DE DÉCOUVRIR UN MONDE INCONNU OU IL EST DE MISE DE LAISSER SES PRÉJUGES AU VESTIAIRE.