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mercredi 3 février 2010

Tropicalia 45 (part. 1 & 2)

CÁSSIA ELLER : destaque deste Tropicalia.

Voici la liste des titres joués en direct dans le programme Tropicalia du 01/02. Pour réécouter cette émission et d’autres plus anciennes, cliquez ICI


Eis aqui a lista das canções tocadas ao vivo no programa Tropicália, na Rádio Judaica, o dia 01/02. Pra escutar este programa, e outros mais antigos, cliquem AQUI.

PART. 2 : spécial CÁSSIA ELLER (1962-2000).

« Non, je ne regrette rien » (Michel Vaucaire/ Charles Dumont)
« Aquele grandão » (Mário Manga/ Leda Pasta)
« Por enquanto » (Renato Russo)
« Teu bem » (Paulo Barnabé)
« Malandragem » (Frejat/ Cazuza)
« Coronê Antonio Bento » (Luis Wanderley/ João do Vale)
« Billy Negão » (Cazuza/ Goffi/ Barros)
« Na Cadência do samba » (Ataulfo Alves/ Paulo Gesta)
« Vá morar com o diabo » (Riachão)
« Gatas extraordinárias » (Caetano Veloso)
« Relicário » (c/ Nando Reis) (Nando Reis)
« O Segundo sol » (Nando Reis)
« Nós » (Tião Carvalho)
« Luz del fuego » (c/ Rita Lee) (Rita Lee)
« Um branco, um xis, um zero » (Marisa Monte/ Arnaldo Antunes/ Pepeu Gomes)
« Partido alto » (Chico Buarque)

"Brasil em brasa" de Rogê, ouvre la première partir de Tropicalia 45.

Part. 1:

ROGÊ : « Brazil em brasa » (Rogê/ Arlindo Cruz/ G. Moura/ J. Joviniano)
PEDRO LUIS E A PAREDE (c/ Zeca Pagodinho) : « Ela tem a beleza que nunca sonhei » (Pedro Luis)
LENINE : « A Mancha » (Lenine/ Lula Queiroga)
ZECA BALEIRO : « Elas por elas » (Zeca Baleiro)
CHICO CÉSAR : « Girassol » (Chico César)
COMPANHIA ITINERANTE : « Samba do S » (Caio Figueiredo)
ALINE MUNIZ : « Não vacille » (Marco de Vita/ Aline Muniz)
SILVIA MACHETE : « Eu só quero saber de você » (Silvia Machete/ Cassava Nickens)
BOSSACUCANOVA, CARLOS LYRA & PEDRO LUIS : « Influênça do jazz » (Carlos Lyra)
CAROL SABOYA : « Águas passadas » (Mário Sève/ Chico César)
MART’NÁLIA : « Cabide » (Ana Carolina)
DORIVAL CAYMMI : « Acontece que sou baiano » (Dorival Caymmi)
CHICO BUARQUE : « Cantando no torro » (Chico Buarque)



mardi 16 juin 2009

Tropicália 26, 15/06 : la playlist.

José Miguel Wisnik (Bloco 2):
Une musique populaire belle et érudite à la fois (photo divulgation)


Tropicália est un programme de Musique Populaire Brésilienne qui passe sur les ondes de Radio Judaica en Belgique (90,2 Fm), tout les lundis de 21h50 à 0h15…Accessible aussi « online » sur www.radiojudaica.be et en podcast sur ce blog et sur PODOMATIC. En vidéo, quelques titres passés sur les ondes ce 08/06.

Tropicália é um programa de MPB que passa na Rádio Judaica na Bélgica (90,2 Fm), todas as segunda feiras, de16h50 as 19h15 (hora Brasil). Também « online », www.radiojudaica.be e em podcast neste blog ou PODOMATIC.
Em video, alguns titulos que passaram nas ondas nesse 15 de junho 2009. Aproveite !





BLOCO 1 :

-ROGÊ : « Pra dançar » (Rogê/ Gabriel Moura)

-DAÚDE : « Pata pata » (Myriam Makeba/ Kerry Ragaudy)
-TONY GARRIDO : « Os Nerds » (Toni Garrido/ Charles Marcilac)
-ALCEU VALENÇA : « Maracajá » (Alceu Valença)
-GERALDO AZEVEDO : « Dia Branco » (Geraldo Azevedo/ Renato Rocha)
-LETÍCIA TUÍ : « Cordel » (O.G.Pereira/ Beto Valente)
-LÚCIA MENEZES : « Uva de caminhão » (Assis Valente)
-EDU LOBO : « O Cordão da saideira » (Edu Lobo)
-WADO : « Tarja preta » (Wado/ Siri/ Santo Samba)
-MOSKA & MART’NÁLIA : « Entretanto » (Mart’nália/ Mombaça)
-EMILIO SANTIAGO : « Quero alegria » (Nelson Cavaquinho/ Guilherme de Brito)
-LUIZ MELODIA : « Estácio holly estácio » (Luiz Melodia)
-LUIZ MELODIA & JANE REIS : « Choro de passarinho » (R.Piau/ E.Amaral/ R.Cardoso)
-PARALAMAS DO SUCESSO : « Aposta em mim » (Vianna/ Ribeiro/ Barone)
-LUCIANA PESTANA : « Entre eu e você » (Luciana Pestana/ Gastão Villeroy)



BLOCO 2 :

-EUGÉNIA MELO E CASTRO & ADRIANA CALCANHOTTO : « Bem querer/ Futuros amantes » (Chico Buarque)

-PEDRO ABRUNHOSA & LENINE : « Diabo no corpo » (Pedro Abrunhosa)
-LULA QUEIROGA : « Fulana » (Lula Queiroga )
-VELHA GUARDA DA PORTELA : « Lenço »
-CAETANO VELOSO : « Lapa » (Caetano Veloso)
-ARNALDO ANTUNES : « Sampa » (Caetano Veloso)
-WILMA ARAÚJO : « Beleza delicateza » (Gustavo Gomes/ Vera Rocha)
-IVAN LINS : « Somos todos Iguais esta noite » (Ivan Lins/ Vitor Martins)
-DJAVAN : « Alagoas » (Djavan)
-NEY MATOGROSSO : « Ode aos ratos » (Edu Lobo/ Chico Buarque)
-MARIA ALCINA : « Espaço sideral » (Moisés Santana)
-EVELINE HECKER : « Tempo sem tempo » (José Miguel Wisnik/ Jorge Mautner)
-ZIZI POSSI : « Mais simples » (José Miguel Wisnik)
-LITTLE JOY : « The Next time around » (Moretti/ Amarante)
-LOS HERMANOS : « Retrato pra Iaiá » (Rodrigo Amarante)




BLOCO 3 :

-JOTA QUEST : « La Plata » (Flausino/ Buzelin/ Lara/ Fonseca/ Diniz)

-MARCELO D2 : « Desabafo » (MD2/ Nave/ Ivan Lins)
-ROBERTO CARLOS : « Detalhes » (Roberto Carlos/ Erasmo Carlos)
-FERNANDA TAKAI : « Debaixo dos caracois do seus cabelos » (Roberto Carlos/ Erasmo Carlos)
-ADRIANA MACIEL : « Perto do teu coração selvagem » (Vitor Ramil)
-VERONICA SABINO : « Tardes » (Adriana Calcanhotto)
-CELSO FONSECA : « Queda » (Luciano Salvador Bahia)
-VANDER LEE : « Obscuridade » (Vander Lee/ Cartola)
-VINCENTE BARRETO : « A Barca do desejo » (Vincente Barrreto/ Zeh Rocha)
-MARCOS SACRAMENTOS : « Meu rádio e meu mulato » (Herivelto Martins)
-MARIANA BALTAR : « Pressentimento » (H.B. De Carvalho/ Elton Medeiros)
-ZECA PAGODINHO : « Caviar » (Luiz Grande/ Barbeirinho de Jacarezinho/ Marcos Diniz)
-ED MOTTA : « The Runaways » (Ed Motta/ Robert Gallagher)


lundi 4 mai 2009

En écoute aujourd’hui : Nana Caymmi.

(texto português em baixo)

Mais avant…


Des centaines de blogs musicaux et d’articles de chroniqueurs culturels sont déjà montés au créneau pour débattre du fait de savoir si le dernier Caetano Veloso (ph. Daniel A.) était une œuvre digne de son vénérable auteur. Cela constitue –je trouve- beaucoup d’énergie et de temps gaspillé qu’on pourrait dédié à de nouveaux talents qui mériteraient notre attention. Je crois qu’il faut laisser passer l’orage car de toute façon, pour l’instant, les avis concernant le dernier album du bahianais, « Zii e Zie », sont emprunts de sentiments quelque peu exacerbés. Ceux qui le trouvent bon crient au génie, et ceux qui le trouvent moyen, prennent plaisir à dire qu’il est lamentable. Mesdames, messieurs, il nous faut raison garder ! Outres le fait que je le trouve largement meilleur que « Cê » (2007), je crois que « Zii e Zie » est un album qui donnera le meilleur de lui-même après la patine de quelques écoutes encore. Un peu comme quand, l’année dernière, j’étais prêt à ranger au placard l’album « Labiata » de Lenine. Avec une certaine patience et une longue mastication, cet album me révéla toute sa force intérieure et devint un de mes albums de chevet de l’année écoulée. Il n’y a plus qu’à espérer que le disque du « doux barbare », entouré de son groupe Cê, me révèle la même surprise…

Gilberto Gil console Nana aux funérailles de son illustre père, Dorival Caymmi (1914-2008)

Autre nouvel album d’une icône de la MPB, « Sem poupar coração » de Nana Caymmi, vient de sortir de presse. On aurait été indulgent envers la grande interprète si cet album d’inédits qu’on attendait depuis «Desejo » (2001), s’était révélé un album simplement raisonnable. Les admirateurs de la grande chanteuse se seraient déjà réjouis du fait qu’elle n’avait pas définitivement abandonné sa carrière après le décès en août dernier de sa légende de père, véritable patrimoine musical du Brésil : Dorival Caymmi (1914-2008). Comme dans les plus belles histoires d’amour, sa veuve Stella Maris l’avait rejoint dans l’au-delà quelques jours plus tard. C’est dire si le retour de Nana n’était pas prévu pour si tôt. Mais il semble au contraire que cette double et douloureuse disparition ai poussé la diva a retrouver les studios d’enregistrements tel un hommage urgent. « Chers parents, j’ai chanté pour vous avec beaucoup de nostalgie », écrit-elle dans le livret. Comme pour l’album de Caetano, on a pu lire des approches très différentes à propos de cet album. Certains le trouvant romantique à l'excès, dominé par de trop nombreux boléros, un style qui –on devrait pourtant le savoir- a toujours marqué le répertoire de Nana. C’est un jugement sans doute dû à une écoute trop rapide et peu attentive de l’album. En ces temps de ‘fast food music’, c’est un dommage collatéral fréquent. D’autres critiques, très enthousiastes, affirment à l’opposé qu’il s’agit du meilleur album jamais enregistré par la chanteuse, occultant par la même de nombreux disques essentiels de l’interprète, principalement ceux des années septante qui -même avec des chiffres de vente modestes- l’ont imposée comme une des plus grandes interprètes du Brésil. Mais oui, « Sem poupar coração » est indiscutablement un des grands albums de sa discographie. Nana Caymmi fait partie de ces rares artistes pour lesquels le qualificatif de « sans surprise » constitue le label de qualité par excellence. Comme pour la pochette…Ou comme la sublime et classique entrée des accords au piano qui ouvre l’album avec la plage titulaire signée par Dori Caymmi et Paulo César Pinheiro. Soyons grandiloquents aussi…C’est alors que je m’agenouille et que je rentre en religion musicale ! Sa voix est restée en tout point sublime, toujours dominée par une technique hallucinante. Et avec une empreinte vocale (terme très à la mode) qui n’appartient qu’à elle, tout en émotion contenue. Une grande partie du répertoire se révèle d’une grande beauté : Contadições (Cristovão Bastos/ Aldir Blanc), Senhorinha (Guinga/ Paulo César Pinheiro), Dúvida (Márcio Ramos), le magnifique Confissão (Antonio Carlos Bigonha/ Simone Guimarães) et Pra quem ama demais (Fátima Guedes), forment une épine dorsal composée de titres au format classique mais d’une belle et grande sophistication mélodique. L’art de Nana n’en demande pas plus…Des grandes chansons ! « Sem poupar coração » n’en manque pas, même si l’album pêche un peu sur les trois derniers titres dispensables. J’attends toujours la loi urgente qui imposera aux artistes de ne jamais dépasser 12 titres par albums !

Le clan Caymmi à Rio dans les années 80: Danilo, Dori, Dorival et Nana.

Epilogue...


En relisant pour l’occasion la liste qu’avait édité le magazine Rolling Stones Brasil en octobre dernier, qui était censé rendre compte des 100 artistes les plus importants du Brésil, je remarquais -entre autres étrangetés inhérentes à ce genre de classements- que Nana ne participait pas de la fête, contrairement à d’autres grandes interprète traditionnelles de la Musique Populaire Brésilienne moderne. Bien sûr Nana n’a jamais eu la sensualité glamour de Gal Costa (années 70) ; l’extraversion et la théâtralité d’une Elis Regina (1945-1982) ; l’aura solaire d’une Clara Nunes (1943-1983), ou la « brasilianité » d’une Maria Bethânia. Nana Caymmi n’est pas une chanteuse de show, mais plutôt de récital dans la tradition de Dolores Duran (1930-1959) ou de Maysa (1936-1977), ces grandes chanteuses de samba-canção et de boléros…Ceci explique cela...

Texto português traduzido do francês destinado aos leitores aprendizes.

Escutando hoje : Nana Caymmi.

Mas antes…

Centenas de blogs musicais e dezenas de artigos de cronistas culturais já estão se dedicando fervorosamente ao debate sobre o fato do mais recente disco de Caetano Veloso ser uma obra digna de seu venerável autor. Isso representa – creio eu – muita energia e tempo perdidos que poderiam ser direcionados aos novos talentos que mereceriam a nossa atenção.
Eu acho que é melhor deixar passar essa agitação, por um instante, em torno desse álbum do baiano, « Zii e Zie », já que todas as opiniões estão carregadas de sentimentos um tanto exacerbados. Há os que o consideram bom mas que gritam de tudo quanto e lado que é genial, e aqueles que o acham médio, movidos pelo prazer de dizer que é lamentável. É preciso manter a cabeça fria ! Algo me faz acreditar que o considero muitíssimo melhor do que « Cê » (2007) ; mas eu acho que « Zii e Zie » é um álbum que dará o melhor de si com a pátina do tempo e de mais algumas audições. Um pouco como quando, no ano passado, eu estava prestes a arquivar o álbum « Labiata », de Lenine. Munido de uma certa paciência, e após uma longa ruminação, esse disco me revelou toda a sua força interior e veio a ser um dos melhores álbums de 2008. Fico então no aguardo de que o disco do « doce bárbaro », cercado por sua Banda Cê, me revele a mesma surpresa...

Outro novo álbum de um ícone da MPB : « Sem poupar coração », de Nana Caymmi. A princípio, a gente já teria sido indulgente se esse álbum de inéditos lançado depois de «Desejo » (2001), viesse a se revelar um disco simplesmente razoável. Os admiradores da grande cantora se regozijariam pelo fato dela não ter abandoado definitivamente sua carreira após a morte, em agosto passado, de seu lendário pai, verdadeiro patrimônio musical do Brasil : Dorival Caymmi (1914-2008). Como nas belas histórias de amor, sua viúva Stella Maris juntou-se a ele « do lado de lá » alguns dias mais tarde. Comenta-se que o retorno de Nana não era previsto de todo. Mas parece que, ao contrário do esperado, essas dolorosas perdas incentivaram a diva a retornar aos estúdios de gravação como uma homengem urgente. « Papai e mamãe, cantei pra vocês com muita saudade » - é o que está escrito no livreto do cd.

Assim como para o disco de Caetano, eu pude ler diversas abordagens acerca desse álbum. Alguns o acharam romântico demais, dominado por um número excessivo de boleros, um estilo que – e se deveria hoje se saber – sempre marcou o repertório de Nana. Trata-se sem dúvida de um julgamento devido à uma escuta pouco cuidadosa e rápida demais. Nesses tempos de música « fast food », é um efeito colateral frequente. As outras críticas, muito estusiásticas, afirmam justamente o oposto : que se trata do melhor álbum jamais gravado pela cantora, fazendo sombra inclusive aos numerosos discos essenciais da intérprete, principalmente aqueles dos anos setenta, que mesmo registrando um número de vendas moderado, a projetaram como uma das maiores intérpretes do Brasil.

Mas sim, « Sem poupar coração » é indiscutivelmente um grande álbum de sua discografia.
Nana Caymmi fez parte dessas raras artistas para as quais a qualificação de « sem surpresas » configura-se um atestado de qualidade por excelência. Como pela caixa ... Ou como pela sublime e clássica entrada dos acordes ao piano que abrem o álbum com a faixa titulo de Dori Caymmi e Paulo César Pinheiro. Sejamos grandiloquentes também... É aqui que entro na questão da « religiosidade musical »... Sua voz é pontuada de todo pelo sublime, sempre dominada por uma técnica alucinante. E com um selo vocal que já é parte inerente a ela mesma, concentrando toda a emoção. Uma grande parte do repertório revelou-se de uma grande beleza : Contadições (Cristovão Bastos / Aldir Blanc), Senhorinha (Guinga / Paulo César Pinheiro), Dúvida (Márcio Ramos), a magnífica Confissão (Antonio Carlos Bigonha / Simone Guimarães) e Pra quem ama demais (Fátima Guedes) formam uma espinha dorsal composta de títulos no formato clássico para além de uma bela e grande sofisticação melódica. A arte de Nana não demanda muito... Só grandes canções ! « Sem poupar coração » não carece dessas, mesmo que o disco peque no final das contas por uma certa platitude. Insisto a aguardar a lei que impedirá aos artistas de colocar mais de 12 faixas por discos !

P.S : Pela ocasião, dei uma olhada de novo na lista editada pela revista Rolling Stone Brasil em outubro passado, através da qual fiquei a par dos 100 artistas classificados como os mais importantes do Brasil, quando eu percebi – entre outras estranhezas inerantes a esse tipo de inventário – que Nana não participava da festa, ao contrário de outras grandes intérpretes tradicionais da música popular moderna. Certamente Nana Caymmi nunca teve o glamour sensual de uma Gal Costa, a extroversão e a teatralidade de uma Elis Regina (1945-1982), a solaridade de uma Clara Nunes (1943-1983), ou a « brasilianidade » de uma Maria Bethânia. Nana não é uma cantora de show, mas acima de tudo de recitais dentro da tradição de Dolores Duran (1930-1959) ou de Maysa (1936-1977), essas grandes cantoras de samba-canção e de boleros... Isso pode explicar o ocorrido nesse caso...


En Vidéo: Nana Caymmi et César Camargo Mariano: "Se queres saber" (Peter Pan)---
Nana Caymmi et Dori Caymmi: "Medley" (1996)



mardi 21 avril 2009

Petite étude comparée : Lula Queiroga et Lenine.

Lula Queiroga...plus intellectuel (photo divulgation)

(texto português em baixo)


C’est en 1997 que j’ai pris connaissance pour la première fois du nom de Lula Queiroga sur l’album « O Dia em que faremos contato » de Lenine, un disque qui avait bousculé certaines de mes certitudes musicales.

Lula Queiroga apparaissait aux crédits de plusieurs titres. Parmi ceux-ci, le rageur Dois olhos negros dont il était l’unique auteur, un rock viscéral et tribal à la ligne mélodique tortueuse, délivré sans concession par Lenine.
Par la suite, en cherchant bien, je retrouvais « Baque solto » (1983), premier essais discographique signé par les deux compères qui ne présageait en rien du son qu’ils allaient nous livrer par la suite.
Lenine connut une reconnaissance nationale et internationale vers la fin des années 90, tandis que Lula Queiroga, se cantonnait à une carrière plus discrète, surtout dédié à la composition pour autrui. Il lança cependant les très estimés « Aboiando a vaca mecânica » (2001) et « Azul Invisivel vermelho cruel » (2004), disques que je n’ai jamais eu la chance d’avoir entre les mains. Cependant certains des titres inclus dans ces albums –et d’autres de ses compositions- se retrouvèrent aux répertoires de Ney Matogrosso, Zizi Possi, Elba Ramalho, Zélia Duncan, Virginia Rosa, Paula Morelenbaum, et bien d’autres.
Plus récemment, ce furent Belo estranho dia de amanhã sur le dernier album de Roberta Sá (2007) et Tem juizo mas não usa , la meilleure plage de « Ponto enredo » (2008) de Pedro Luis e a Parede, qui attirèrent mon attention. Je fus surpris de voir que ces deux titres –parmi les plus joués sur Tropicália- étaient issus du même esprit créateur. L’une une bossa délicate, l’autre une samba rock vénéneuse et irrésistible. Elles sont d’ailleurs inclues dans des versions quelque peu distinctes sur le nouvel album de Lula Queiroga, "Tem juizo mas não usa", du même titre composé avec Pedro Luis.

Lenine...plus 'animal' (photo Daniel A.)

Bien sûr, Lenine et Lula Queiroga ont bu aux mêmes sources sonores : le rock, l’électro, l’afrocyber culture de Chico Science et à l’héritage ancestral du Pernambuco. Cependant les deux artistes ont des personnalités bien différentes. Physiquement, sur scène ou vocalement, Lenine possède cette attitude primale, et une sauvagerie instinctive qui ne sont pas le propre de Queiroga, artiste à la posture plus intellectuelle. D’où une projection médiatique visuelle plus évidente pour Lenine.
Mais Lula possède en main une palette harmonique bien plus riche en termes de composition, ainsi qu’une volonté constante de recherche quant à l’instrumentation. Pour résumé, je dirais que Lula Queiroga aurait pu composer chacun des titres de Lenine, mais que l’inverse est peu probable. Lenine est un troubadour moderne, un interprète sans égale, maître de sa guitare percussive et des atmosphères musicales qu’il veut installer. Qu’elles soient angoissantes, orageuses ou parfois méditatives.
Il reste tout simplement plus rock que son « gémeaux » de Recife.

De son côté, Lula Queiroga est un inventeur de sons contemporains, un expérimentateur, pas très éloigné parfois de certains avant-guardistes de São Paulo (je pense à André Abujamra, à Itamar Assumpção pour certaines lignes mélodiques saccadées, voire à Arnaldo Antunes dans ses intonations). C’est ce mélange peu définissable, qui emprunte à une multitude d’influences passionantes, que Lula Queiroga nous offre dans « Tem juizo mas não usa ». À chaque écoute, il nous livre de nouvelles surprises aux entournures de chaque ligne mélodique. Il est trop tôt pour dire si l’album sera une des meilleures productions de l’année, mais il sera difficile de faire plus contemporain.

LULA QUEIROGA: « Tem juizo mas não usa » (Luni prod.)

(texto português traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Pequeno estudo comparado : Lula Queiroga e Lenine.

Foi em 1997 que eu tomei conhecimento pela primeira vez do nome de Lula Queiroga, através do álbum « O Dia em que faremos contato », de Lenine ; um disco que veio balançar algumas de minhas certezas musicais. Um verdadeiro choque…
Lula Queiroga aparecia nos créditos de diversas faixas. Dentre algumas, Dois olhos negros , do qual ele é o único autor : um rock visceral e tribal, de linha melódica tortuosa, executado sem concessões por Lenine.
Na sequência, procurando bem, eu reencontrei « Baque solto » (1983), primeiro ensaio discográfico assinado pelos dois amigos de longa data, que ainda não nos mostrava o som com o qual eles iriam nos invadir, 10 anos depois.
Lenine é senhor de um reconhecimento nacional e internacional desde o final dos anos 90, enquanto que Lula Queiroga encastelou-se numa carreira mais discreta, dedicada sobretudo à composição para terceiros. Mas ele lançou, em paralelo, os apreciados « Aboiando a vaca mecânica » (2001) e « Azul Invisivel vermelho cruel » (2004), discos que eu jamais tive a oportunidade de ter em mãos. Porém, alguns títulos constantes desses álbuns - além de outras de suas composições – nos trazem de volta aos repertórios de Ney Matogrosso, Zizi Possi, Elba Ramalho, Zélia Duncan, Virginia Rosa, Paula Morelenbaum, além de outros.
Mais recentemente, foram Belo estranho dia de amanhã, do mais recente álbum de Roberta Sá (2007) ; e Tem juizo mas não usa (Lula Queiroga/ Pedro Luis), a melhor faixa de « Ponto enredo » (2008), de Pedro Luis e a Parede, que me chamaram a atenção. Eu me surpreendi ao verificar que esses dois títulos – dentre os mais tocados no Tropicália – são resultado do mesmo espírito criativo. O primeiro é uma bossa delicada ; o outro um samba-rock « envenenado » e irresistível. Essas faixas estão também inclusas, sob versões um pouco diferentes, dentro de « Tem juizo mas não usa », terceiro disco de Lula, que acabou de sair.
Na verdade, Lenine e Lula Queiroga beberam das mesmas fontes sonoras : do rock, do eletro, da cultura afrocyber do Mangue Beat, e da herança ancestral de Pernambuco. Não obstante, os dois artistas têm personalidades bem diferentes. Fisicamente, em cena ou vocalmente, Lenine é dono de uma atitute primal e de uma selvageria instintivas, que não são próprias de Queiroga - artista de postura mais intelectual. Daí uma projeção midiática visual mais evidente para Lenine.
Mas Lula tem nas mãos uma paleta harmônica bem mais rica em termos de composições, bem como um impulso constante de proceder à pesquisa instrumental. Em resumo, eu diria que Lula Queiroga poderia ter composto qualquer título de Lenine, mas o inverso é pouco provável. Lenine é um trovador moderno, um intérprete sem igual ; mestre de sua guitarra percussiva e das atmosferas musicais que ele pretende criar. Quer elas soem angustiantes, tempestuosas, ou por vezes meditativas.
Resta-lhe simplesmente mais rock do que seu « gêmeo » de Recife.
Por seu lado, Lula Queiroga é um inventor de sons contemporâneos, um experimentador, não tão distante assim de certos vanguardistas de São Paulo (eu penso em André Abujamra ou Itamar Assumpção para certas linhas melódicas mais bruscas, à maneira de Arnaldo Antunes em suas entonações), ou em Portugal, Pedro Abrunhosa. É essa mistura, meio indefinida, que conduz a uma multiplicidade de influências apaixonantes, e que Lula Queiroga nos oferece em « Tem juizo mas não usa ». A cada vez que se ouve, ele nos aponta novas surpresas através dos contornos de cada linha melódica. Ainda é muito cedo para dizer se esse álbum será uma da melhores produções do ano, mas será difícil que se faça algo mais comtemporâneo.

En vidéo: LULA QUEIROGA (live): « Tem juizo mas não usa » (Pedro Luis/ Lula Queiroga)
LENINE: "Dois olhos negros" (live MTV") (Lula Queiroga)



mercredi 15 avril 2009

Voyage de poche, flashback : Bena Lobo.

Bena Lobo dans l' intimité (photo Daniel A.)

(texto português em baixo)


L’histoire de Bena Lobo est celle du problème universellement connu dans le monde des arts (mais pas seulement) : être le descendant d’une lignée illustre. Et donc de la difficulté de se forger un prénom. Mais pour Bena (ou Bernardo) ; le destin a mis la barre très haut. Fils d’Edu Lobo, un des compositeurs les plus importants de la musique populaire brésilienne moderne (et donc du monde !), et petit-fils de Fernando Lobo (1915-1996), autre célèbre compositeur, historien et écrivain, voilà ce qui s’appelle un héritage lourd à porter. Et comme si cela ne suffisait pas, la maman n’est autre que Wanda Sá, une des protagonistes des premiers moments de la Bossa Nova.


La première fois que j’ai pris connaissance de l’existence de Bena, ce fut dans les pages de « Caras », célèbre revue qui nous raconte les petites histoires de toutes les jet sets réunies. On l’y voyait jouer pour une fête donner par une personnalité qui m’était inconnue. Il n’avait donc rien pour que je m’y intéresse à la base. Peu de temps après, sortait son deuxième album, « Sábado », où il apparaissait sur la pochette en playboy au sourire carnassier, lunette de soleil…Ce qui me le rendait encore plus suspect ! Mais la présence de Lenine, Seu Jorge, Milton Nascimento, Pedro Luis et d’autres invités prestigieux, cités sur les crédits de la pochette, me poussa à la curiosité. Et grand bien me fit, car à l’écoute de cet album, je fus plutôt impressionné par la qualité des compositions de Bena, divisées entre la samba funk et les mélodies très empruntes des harmonies du Nordeste. Est-ce à cause de l’ADN de ses origines du Pernambuco…Quoi qu’il en soit, l’idée que Bena était le fils de qui que ce soit avait disparue de mon esprit.
Seulement voilà, être non seulement « fils de », mais aussi être pote avec le gratin de la MPB, ancienne et nouvelle génération confondue…Voire même de fréquenter la jeunesse dorée de la Zone Sud de Rio, ce sont autant de raisons pour que la presse spécialisée se pince le nez.
Quand je l’ai rencontré, en 2008, je me suis retrouvé devant un gars sympa, avenant et d’une grande simplicité (voire humilité). J’ai perçu un artiste qui devait non seulement dédier son énergie à la composition, mais aussi à se poser comme artiste à part entière, quel que soit son entourage prestigieux. Et peut-être que là, Bena n’a pas toujours fait les bons choix.

Peu de temps après, il enregistrait fin 2006, au Théâtre Rival (RJ), le dvd homonyme au disque, « Sábado, ao vivo », qui n’est sorti qu’en décembre 2008. C’est dire si, pour l’artiste, c’est déjà une production qui fait déjà partie de ses souvenirs lointains.

Profitant de ce ‘voyage de poche’, nous avions décidé de nous revoir, histoire de parler de ses projets… Et j’avais pour le coup, eu le temps de visionner le dvd en question, la veille. Comme pour l’album en studio – à mon avis- il commet l’erreur de ne pas s’affirmer seul ; et invite sur scène une pléiade de noms fameux. Le super bassiste Arthur Maia, João Donato, Pedro Luis, Edu Lobo, sans parler –et ça, c’est une bonne idée- de Carlos Malta e Pife Muderno. Si, indiscutablement, la prestation de ses propres compositions constitue le point fort du show, il est à se demander si les hommages –sincères- rendu à ses maîtres -comme Chico Buarque, Caetano Veloso, Tom Jobim, João Donato, ou à son propre père- ne viennent pas un peu tôt dans sa carrière. Autre erreur sans doute –et cela il me l’avouera lui-même avant que je ne lui en parle- les trop nombreux close ups sur le public, pour la plupart constitué d’amis et de célébrités venues de tous les horizons. Difficile après cela, d’obtenir une certaine crédibilité de la critique. Par instants, j’ai senti le garçon un peu désappointé face à cette indifférence que semble montrer la presse de Rio, principalement.
Mais Bena Lobo n’est pas décidé à baisser les bras. Il n’est bien sûr pas question de se cloîtrer et d’ignorer ses amitiés franches, aussi célèbres soit-elles…Mais sans doute d’oser s’affirmer seul en tant qu’artiste. Le garçon possède, à mon avis, le talent requis pour cela.

Paulo César Pinheiro, un des plus grands poètes de la samba
(photo M.L.Thompson)


Le compositeur a déjà entamé un projet qui pourrait enfin lui apporter une certaine reconnaissance: celui de sortir fin de cette année 2009, un album en collaboration avec Paulo César Pinheiro, un des plus importants paroliers (lettriste) de la samba. Si pour les arrangements ou la production de ce disque, il pouvait aussi compter sur un arrangeur du calibre d’un Dori Caymmi (c’est une idée pressentie, mais non conclue encore), cela pourrait donner naissance à un bien beau projet.

En attendant Bena s’active aux répétitions d’une série de shows à venir prochainement avec son ami et collègue Daniel Gonzagua, lui aussi artiste talentueux, dernier maillon d’une filiation prestigieuse, celle de Gonzaguinha (1945-1991) et Luiz Gonzagua (1912-1989). C'est d'ailleurs ce parallèle de filiation entre les deux artistes qui sera mis à l'honneur.
Quant à moi, j’attends surtout le projet qui l’affirmera en tant qu’artiste autonome.

(tradução do texto francês, destinado aos leitores aprendizes)

Viagem de bolso, flashback : Bena Lobo.

A história de Bena Lobo é daquelas do tipo que abordam um problema universalmente conhecido no mundo das artes (mas não somente) : ser o descendente de uma linhagem ilustre. E daí a dificuldade de se forjar um « nome próprio ». Mas para Bena (ou Bernardo) ; o destino colocou o desafio muito acima do comum. Filho de Edu Lobo, um dos compositores mais importantes da moderna música popular basileira (e quiçá do mundo !) e filho caçula de Fernando Lobo (1915-1996), outro célebre compositor e escritor, convenhamos que se trata e uma herança pesada de se carregar. E como se isso não fosse o bastante, sua mamãe não é ninguém menos que Wanda Sá, uma das protagonistas dos primeiros momentos da Bossa Nova.

A primeira vez em que tomei conhecimento da existência de Bena, foi através das páginas de « Caras », famosa revista que nos conta historinhas de todo tipo acerca de personalidades do jet set brasileiro. Podia-se vê-lo tocando numa festa organizada por uma « celebridade » que me era desconhecida. Não havia então nada naquilo que me interessasse a princípio. Um certo tempo depois, tendo saído seu segundo álbum, « Sábado », em cuja capa ele aparecia como um playboy a sorrir com certo escárnio, sob óculos escuros... Aí é que eu o achei ainda mais suspeito ! Mas as presenças de Lenine, Seu Jorge, Milton Nascimento, Pedro Luis e de tantos outros convidados de prestígio citados nos créditos da caixa, me rendi à curiosidade. No que fiz muito bem, uma vez que ao ouvir esse disco, eu fiquei acima de tudo impressionado com a qualidade das composições de Bena, divididas entre o samba funk e as melodias bem influenciadas pelas harmonias do Nordeste. E isso por causa, provavelmente, do registro em seu DNA das suas origens pernambucanas...
E mesmo apesar disso, a idéia de que Bena é filho de quem é, já tinha então desaparecido de meu espírito.
E dessa forma, sendo não somente « filho de », mas ao mesmo tempo ser amigo fiel de boa parte do pessoal da MPB, antiga e nova gerações se confundindo, somam-se as razões para que a imprensa especializada lhe torça o nariz.
Quando eu o reencontrei, em 2008, eu me vi novamente frente a um cara simpático, receptivo, e de uma grande simplicidade (eu diria mesmo humildade). Eu percebi um artista que não deveria dedicar sua energia somente à composição, mas também a se colocar como um artista por inteiro, independente de sua prestigiada « entourage ». Um tempo depois, ele gravou, em fins de 2006, no Teatro Rival (RJ), o dvd homônimo ao disco, « Sábado ao vivo », que só veio a ser lançado em dezembro de 2008. Seria o caso de se considerar, em relação ao artista, que esse trabalho é uma produção que já faz parte de uma memória longíncua do mesmo.

Aproveitando essa « viagem de bolso », nós resolvemos nos rever, a fim de conversar sobre seus projetos... E eu tive, por acaso, um tempo para dar uma olhada no dvd em questão, na véspera. Assim como para o álbum em estúdio – a meu ver – ele cometeu o erro de não se afirmar por si só, convidando para dividir a cena uma plêiade de nomes famosos. O super baixista Arthur Maia, João Donato, Pedro Luis, Edu Lobo, sem falar – e essa, sim, é uma boa idéia : Carlos Malta e Pife Muderno. Se, indiscutivelmente, a apresentação de suas próprias composições constitui o ponto forte do show, ele deve se questionar se as homenagens – sinceras – prestadas a seus mestres como Chico Buarque, Caetano Veloso, Tom Jobim, João Donato, e até mesmo a seu próprio pai, chegaram cedo demais à sua carreira. Outro erro, sem dúvida – e esse ele mesmo me confessou antes que eu mencionasse : o excesso de closes sobre o público, constituído em sua maor parte por amigos e celebridades vindas de todas as origens. Fica difícil, depois disso, de se obter uma certa credibilidade por parte da crítica. Por instantes, eu senti o rapaz um pouco desapontado frente a essa indiferença a ele dispensada, principalmente por parte da imprensa carioca.
Mas Bena Lobo não resolveu ficar de braços cruzados. Nem tampouco isolar-se ou ignorar suas amizades verdadeiras, tão célebres por elas mesmas... Mas sem dúvida deve ousar afirmar-se mais por si só como artista. Ele possui, a meu ver, o talento necessário para tanto.
O compositor já encetou um projeto que poderá enfim trazer-lhe um certo reconhecimento : aquele a ser lançado nesse ano de 2009 ; um álbum em colaboração com Paulo César Pinheiro, um dos mais importantes letristas do samba. Se para os arranjos ou para a produção desse disco ele puder contar também com um arranjador do calibre de um Dori Caymmi (é uma idéia já em pauta, mas ainda não concluída), assim será possível dar à luz um projeto bem legal.
No aguardo, Bena trabalha na repetição de uma série de shows a estrear proximamente com seu amigo e colega Daniel Gonzagua, esse também um artista muito talentoso, e o mais jovem egresso de uma filiação de prestígio : Gonzaguinha (1945-1991) e Luiz Gonzagua (1912-1989).
Quanto a mim, aguardo sobretudo o projeto que o afirmará como um artista autônomo que ,afinal, ele já é. Só lhe falta prova-lo para uma certa crítica.


En vidéo, Edu Lobo e Bena: "Na Carreira" (Edu Lobo/ Chico Buarque)


jeudi 28 février 2008

Objetivo do Blog

...uma obra da Arnaldo Antunez

...Não, meus caros amigos brasileiros... eu confesso: não formatei esse blog originalmente para vocês! Mas sim para os ouvintes de música na Bélgica e em outros países de língua também francesa. Eles não conhecem ainda muito bem a excelência musical do Brasil, e eu não quero que eles vivam uma vida inteira sem ao menos terem se aproximado um pouco mais das raridades que vocês guardam.

...Sim, vocês... que moram a dez mil quilômetros da minha casa, em Bruxelas.

Será que meu perfil – suponho que vocês o tenham lido – é longo demais? Talvez. Mas eu tinha que provar a minha credibilidade, certo?

Por isso, uma vez decidido a escrever tanto para os europeus quanto para os brasileiros, os posts desse blog serão diferenciados: mais didáticos, em francês, para os europeus, e mais leves, em português – para vocês que vivenciam diretamente a sua experiência musical. No entanto, ambos poderão ser acessados por quaisquer dos leitores, dentro do que proponho, que é promover o intercâmbio de impressões e idéias sobre a música popular brasileira.
Sou grato a todos os artistas, produtores, gravadoras, historiadores e jornalistas especializados em música de seu País, que me deram força para divulgar a música brasileira na Europa. Sem essa contribuição preciosa eu não estaria aqui, agora, me comunicando com vocês.

Há tempos, através de diversos artigos e programas de rádio produzidos por mim, tento chamar a atenção dos ouvintes sobre a mistura genial dos sons do Brasil. Sempre tive a intenção de deixar claro que a música popular brasileira é provavelmente a melhor do mundo; porque ela assimilou e transmutou inúmeros outros sons do planeta. E essa alquimia funcionou!


Assim, quando eu apresentei meu primeiro programa de rádio – “Tropicália” – dedicado à música brasileira, em 2003, em Bruxelas, Bélgica, misturei canções de Tom Jobim e Vitor Ramil ao som das bandas Eddie e Cordel do Fogo Encantado. Incluindo também Pitty e Totonho & os Cabra. Não satisfeito, acrescentei ao “menu” uma gravação original de Noel Rosa. Fechei o programa com Junio Barreto e Lucas Santtana. Exagerado? Sim! Um verdadeiro “Samba do Belga Doido”. Mas foi de propósito – só para derrubar clichês. Acredito que perdi muitos ouvintes naquele dia!

De qualquer forma, o saldo foi positivo. Os que pensavam que a bossa nova era “música de elevador”, ou que a música brasileira se resumia a ritmos eletrônicos lounge insosos “enfeitando” os bares da moda, certamente devem ter superado seus preconceitos. Isso para não falar dos shows de samba tidos como “exóticos” espalhados mundo afora – mero pretexto para exibir mulatas esculturais; aliás, nem todas brasileiras!


Então, imaginem todo o trabalho que me espera: falar de Mart´nalia, Pato Fu ou Otto, enquanto dez por cento da população conhece vagamente o nome de um Caetano ou de um Milton. Talvez nem isso, acreditem... Encontrar em Bruxelas, a “capital da Europa”, um CD de Lenine, Adriana Calcanhoto ou Skank, nem pensar! Para encontrar o que quero preciso ir até Lisboa, ou vasculhar as raras lojas especializadas pela Europa que importam corajosamente as novidades da música popular brasileira.


Esta seção do blog, em português, me permitirá falar não somente da atualidade musical, mas também das mais diversas histórias decorrentes das entrevistas que fiz e de shows aos quais assisti. Ou simplesmante da alegria de redescobrir certos discos um tanto esquecidos, ou até mesmo ignorados quando lançados.


Acredito, reiterando minha proposta, que o interesse por esse blog reside, mais que tudo, no intercâmbio entre o meu ponto de vista como jornalista europeu, que mergulhou na sua música há vinte anos, e os seus comentários – o que certamente nos enriquecerá mutuamente.

Deixo claro que jamais pretendi competir com seus famosos e competentes jornalistas especializados. Nesse nosso espaço, assumo o papel de um simples amante da sua música.

Também desejo ardentemente convidar para esse blog, juntando-se a nós, aqueles tantos que já mencionei – os atores do cenário que compõe o mundo da música. O mesmo vale para os experts em Arte Popular Brasileira, que espero, sempre que possível, apresentar a vocês aqui.

Então, Brasil, mostra a tua cara! E me ajuda a mostrar a beleza do teu som aqui para nós, seus amigos do Velho Continente.

Abração,

Daniel.

CE BLOG EST DÉDIÉ AUX CURIEUX QUI AIMERAIENT CONNAÎTRE L'ART ET LA MUSIQUE POPULAIRE BRÉSILIENNE. UNE OCCASION POUR LES FRANCOPHONES DE DÉCOUVRIR UN MONDE INCONNU OU IL EST DE MISE DE LAISSER SES PRÉJUGES AU VESTIAIRE.