Este blog é dedicado a todos os curiosos que desejam saber mais sobre Arte e Música Popular Brasileira. Para os francófonos, uma oportunidade de descobrir um novo e fascinante universo cultural. Para os brasileiros, o interesse em conhecer o ponto de vista de um jornalista europeu sobre sua rica produção artística
Antonio Carlos Jobim (1927-1994)... pour ouvrir le Tropicália de ce lundi 20/04...
Et oui, c’est le grand retour de Tropicália ce lundi 27 avril, sur Radio Judaica (90,2 FM). Pour rappel, l’émission passe sur les ondes vers 21h50, et va jusqu’à…l’épuisement de l’animateur. Bon, disons que le concept du programme a trouvé son format sur environ 2H30 de diffusion. Tropicália s’écoute également online en accédant au site de la station : www.radiojudaica.be. Au menu de demain, les sujets abordés sur ce blog ces dernières semaines…Et ce n’est pas la matière qui manque. On écoutera donc entre beaucoup d’autres choses… Tom Jobim, Vinicius de Moraes, Roberta Sá, Mart’nália, Zé Renato, Leny Andrade, mais aussi des artistes moins connus et largement évoqués ici comme Mariana Baltar, Fred Martins, Bena Lobo, Cris Aflalo, Verônica Ferriani, Mariana Aydar, Thaís Motta ou Elisa Queirós.
Parmi les nombreuses nouveautés, on découvrira les nouveaux albums de Lula Queiroga, Alceu Valença, Guinga, Bangalafumenga, Verônica Sabino, Nana Caymmi ( !)…et puis….et puis…je vous propose de me rejoindre pour découvrir bien les autres surprises… Je vous retrouve sur les ondes !!
Pois é…Tropicália esta de volta esta segunda feira, 27 de abril, na Rádio Judaica (90,2 FM). Só para lembrar a vocês, o programa passa nas ondas às 16h50 (hora Brasil) até …o esgotamento do apresentador. Bom, digamos que 2 horas e 30 minutos de duração do programa, parece ser o formato ideal, até agora. Pode se ouvir Tropicália online, acessando www.radiojudaica.be No cardápio, amanhã, as pautas desenvolvidas neste blog, durantes essas últimas semanas…E não foram poucas ! Vamos ouvir a música do Tom Jobim, Vinicius de Moraes, Roberta Sá, Mart’nália, Zé Renato, Leny Andrade, mas também artistas menos conhecidos como Mariana Baltar, Fred Martins, Bena Lobo, Cris Aflalo, Verônica Ferriani, Mariana Aydar, Thaís Motta ou Elisa Queirós.
Por falar de novidades, a gente desfrutara dos novos discos de Lula Queiroga, Alceu Valença, Guinga, Bangalafumenga, Verônica Sabino, Nana Caymmi ( !), e que mais?…melhor se ligar para saber das inúmeras surpresas (pois também ainda não escolhi tudo !) Então, espero vocês amanhã…
Leny Andrade dans le show "Bossa jazz", Théâtre Rival, 09/04 (photo Daniel A.)
(texto português em baixo)
Et d’abord les derniers cd’s de ce voyage, acquis ou gracieusement offert…
PATRICIA MELLODI :« Pacote mais que completo » LULA QUEIROGA : « Tem juizo mas não usa » ZÉ GUILHERME :« Tempo ao tempo » MARISA ROTHENBERG :« Boa hora » TOTTO FERRAZ :« A Imagem que se imagina » CEZINHA OLIVEIRA : « Cezinha Oliveira » RUBENS NOGUEIRA : « Quando canto o meu samba » CÁSSIA MARIA : « De cara pro sol » SIBA E ROBERTO CORRÊA : « Violas de bronze » MARGARETH MENEZES : « Naturalmente » MARIA LÚCIA GODOY :« Cantares de Minas » EDU LOBO & CHICO BUARQUE :« O Grande circo mistico » (edição 2008) DÁ NO CORO : « Negro cor » NANA CAYMMI : « Sem poupar coração » VANDER LEE : « Faro » MARIANA AYDAR :« Peixes pássaros pessoas »
J’ai toujours été fasciné par l’enthousiasme que suscite au Brésil la venue d’une super star internationale, souvent sur le retour, quand ce n’est pas sur le déclin…Ainsi on a pu assister à un véritable déchaînement des passions quand The Police, Madonna (là je vais me faire crucifier!), Kraftwerk, Duran Duran, A-Ha, ou d’autres groupes botoxés, sont venus faire une petite visite à São Paulo ou Rio, ville où ils « love the beach and the girls and the caipirinha from Brazil...". Mais pas besoin de botox pour le quatuor new yorkais de Kiss, qui pourront encore longtemps venir faire leur show tranquillement sous leurs masques inspirés du théâtre Kabuki, à grands renforts d’hémoglobine et de pétards mouillés (le pire, c’est qu’il y a des titres que j’aime vraiment bien !). Les quatre lascars se sont produits, il y a une semaine, à l’endroit même où se déroule le défilé du Carnaval. Autant dire donc, que personne n’était dépaysé. À ce propos, je lisais dans le journal Globo d’hier, une petite réflexion de l’écrivain et journaliste Ruy Castro qui disait : « Il peut y avoir débat quant au fait de savoir qui a utilisé en premier ce type de maquillage : Kiss ou Secos e Molhados (ndlr : premier groupe brésilien du super chanteur Ney Matogrosso en 1973-74), mais il n’y a aucun doute sur qui fut la première à utiliser les platform boots…Carmen Miranda ! ». Rien à dire là-dessus, l’écrivain à raison, car la grande chanteuse au chapeau fruité, mesurait moins d’un mètre cinquante cinq.
Kiss (première photo) ou Secos e Melhodos (deuxième)? Non! C'est Carmen Miranda (1909-1955) qui a inventé le glam!
Hier, samedi 11 avril, je fis une visite sympathique au domicile d’Antônio Carlos Miguel, journaliste musical du Globo, à qui je dois de m’avoir souvent soutenu dans la divulgation de mon travail. Cet éminent critique, tourné de plus en plus vers le jazz et la musique instrumentale, m’a montré la pochette du dernier Caetano Veloso, « Zii e zie », qui sort ce mois-ci. Je la trouve esthétiquement très réussie, mais je doute que le contenu soit aussi séduisant. En attendant, il l’a beaucoup aimé, se posant en cela, à contre courant de la presse qui torpille le disque violemment. Antônio s’est attaqué à l'écriture d'un livre qui s’annonce comme un véritable tour de force : la biographie de João Donato –personnage fantasque mais légende de la musique populaire brésilienne- éminent pianiste et compositeur à la carrière longuissime, et plus que jamais en activité. Je le voyais encore récemment dans le dvd « Sábado » du compositeur Bena Lobo. Le journaliste a déjà en tête la structure de l'ouvrage qui me paraît bien intéressante, d’autant que le « sujet » -je parle de João- est un roman à lui tout seul. Belle initiative en tout cas ! Antônio se montra visiblement très enthousiaste quant à l’idée de mon future espace d’Art Populaire Brésilien à Bruxelles, et se montra particulièrement fasciné par les carrancas de Maître Guarany (voir le post du 3 avril). En tout cas, aujourd’hui, je sais qu’il rentre en religion footballistique puisque son club, le Fluminense, entre en course pour la demi-finale du championnat carioca contre le populaire Flamengo. Son téléphone sera déconnecté à coup sûr !
Antônio Carlos Miguel et l'objet de ses futures nuits blanches: Joao Donato (photo Daniel A.)
Flash-back sur jeudi soir où j’assistais au show de Leny Andrade au Théâtre Rival. En formule voix/guitare, voix/ piano, en trio, avec Pery Ribeiro, Emilio Santiago, ou comme cette fois, accompagné d’un quintette…J’ai eu l’occasion de la voir, un nombre incalculable de fois à Rio, ou même à New York.
L'affiche du show de Leny à l'entrée du Rival (photo Daniel A.)
Leny fait partie de ces artistes qui remettent les pendules à l’heure. L’affiche du show dit : « Une des meilleures chanteuses de tous les temps... ». Et le pire, c’est qu’en sortant de la salle, on se demande pourquoi on en écoute encore d’autres…Cette chanteuse de Bossa jazz, qui va et vient entre les Etats-unis et Rio, possède une énergie que dix litres de Red Bull ne vous apporteront jamais. Cette gamine de 67 ans, d’un mètre cinquante, possède un swing que seules les grandes chanteuses de jazz américaines peuvent transmettre. Il y eu des grands moments de frissons comme le sublimissime Ilusão à toa de Johnny Alf -dont je ne me lasse pas- ou encore Por causa du você de Tom Jobim (1927-1994)et Dolores Duran (1930-1959), à qui Leny rendit d’ailleurs un vibrant hommage. Bien sûr, il y eu aussi les incontournables classiques de Durval Ferreira (1935-2007), Batida diferente et surtout Estamos ai, où la chanteuse s’en donne à cœur joie dans l’improvisation vocale -son fameux scat swing, exercice périlleux- où la chanteuse se promène. Sans doute suis-je un peu suspect de l’admirer, car il fut un temps où la chanteuse et moi descendions quelques whisky bien tassés, sous le couvert d’une interview de plusieures heures, mais ce dernier concert du voyage fut une belle ‘sortie en matière’…
Pour terminer ce post, je fus agréablement surpris de voir, par hasard sur une chaîne câblée , que Roberta Sá avait décidé de faire de « Belo estranho dia de amanhã» - la plage titulaire de son album de 2007- son nouveau cheval de bataille. Ceux qui écoute mon programme Tropicália savent que je suis particulièrement amoureux de cette chanson dont je colle ici, le clip qu’elle a réalisé pour l’occasion. Une fois à Bruxelles, je me propose d’ailleurs de vous écrire la traduction en français de ce texte de Lula Queiroga.
Je n’aurai pas eu le temps de développer maintenant la pièce musicale de Tom & Vinicius que j’ai vue en début de voyage, ni ma rencontre informelle avec le jeune compositeur Bena Lobo, mais je me laisse un peu de matériel pour mon retour à Bruxelles. A+, comme on l’écrit sur un « torpedo » (en fait un texto en français…Je viens d’apprendre ce mot…), et merci à ceux qui ont suivi ce voyage de poche…
(Trad. do texto francês destinado aos leitores aprendizes)
Viagem de bolso ao Rio – de 10 a 12 de abril : Leny Andrade, dentre outras pequenas coisas…
-Em cima, os mais recentes cd’s adquiridos ou ganhados nessa viagem...(vide texto francês)
-Eu sempre fico fascinado diante do entusiasmo que suscita no Brasil a vinda de algum(a) superstar internacional cujo auge da carreira já passou. Desse modo foi possível assistir a uma verdadeira explosão de paixões quando The Police, Madonna (lá vou eu me expor à crucificação !), B’52, Duran Duran, A-Ha, ou outros grupos « botoxados », vieram fazer uma visitinha a São Paulo ou ao Rio, cidade as quais eles « love the beach, the girls from the beach, and the caipirinha with the girls from the beach…of Brazil ». Mas quem não precisa de botox algum são os quatro novaiorquinos do Kiss, que poderão por um longo tempo fazer seus shows tranquilamente sob suas máscaras inspiradas no teatro Kabuki, com muito sangue e tripas e fogos de artificios dum tempo do rock que já era (o pior é que eles têm músicas das quais eu gosto muito mesmo !) Os quatro caras vinham se produzindo há uma semana para essa apresentação que aconteceu na Apoteose ! Pode-se dizer, então, que ninguém se sentiu deslocado. A propósito desse assunto, eu li no jornal O Globo de ontem uma breve reflexão do escritor e jornalista Ruy Castro, que disse o seguinte : «Pode haver alguma dúvida sobre quem usava aquela maquiagem : Secos & Molhados ou Kiss ? Mas não há dúvida sobre a inspiradora das plataformas que o Kiss usa em suas botas : Carmen Miranda ! » . Não tenho nada a acrescentar, pois o escritor tem razão, uma vez que a grande cantora, a « pequena notável », tinha menos de um metro e cinquenta e cinco de altura.
-Ontem, sábado, 11 de abril, fiz uma visita simpática à casa do Antônio Carlos Miguel, jornalista musical d´O Globo, com quem pude contar varias vezes na divulgação do meu trabalho. Esse crítico eminente, cada vez mais voltado ao jazz e à música instrumental, me mostrou a capa do último cd do Caetano Veloso,« Zii e zie », que sai ainda esse mês. Eu a achei esteticamente muito linda, mas duvido que o conteúdo soe assim tão sedutor. Mas não o escutei ainda. Entretanto, ele gostou muito, remando contra a maré da imprensa, que está torpedeando o disco violentamente. Antônio Carlos está começando também um livro que requer uma verdadeira « tour de force » : a biografia de João Donato – personagem um tanto bissexto, legendário, da música popular brasileira – proeminente pianista e compositor de carreira longuíssima, e mais do que nunca em plena atividade (eu o vi ainda recentemente no dvd « Sábado », do compositor Bena Lobo). O jornalista já tem em mente a estrutura do livro, que me parece bem interessante, visto que o « assunto » - eu falo de João – é um romance por si só. Bela iniciativa, de qualquer forma! Antônio mostrou-se muito entusiasmado quanto à idéia de meu futuro espaço de Arte Popular Brasileira situado em Bruxelas, e ficou especialmente fascinado pelas carrancas do Mestre Guarany (vejam o post de 3 de abril). De qualquer forma, eu sei que hoje ele vai entrar em concentração futebolística, já que seu clube, o Fluminense, concorre para a semi-final do campeonato carioca contra o popular flamengo. Seu telefone será desligado a qualquer momento ! (Escrevendo essas linhas O Fluminense acabou de perder pro Flamengo ...e acho que o telefone vai ficar desligado por um certo tempo ! )
-Voltando à noite da última quinta-feira, quando assisti ao show de Leny Andrade no Teatro Rival : no formato voz / violão, voz / piano, em trio, com Pery Ribeiro ou com Emilio Santiago, ou como dessa vez, acompanhada de um quinteto... Eu já tive a oportunidade de vê-la um número incalculável de vezes no Rio, ou mesmo em Nova Iorque. Leny faz parte dessas artistas que nos levam a reavaliar nossos critérios de qualidades. O cartaz do show anuncia : « uma das maiores cantoras de todos os tempos... ». E o pior é que, quando se sai da sala, a gente se pergunta porque ainda ouve outras... Essa cantora de Bossa jazz, que vai e vem entre os Estados Unidos e o Rio, possui uma energia que dez litros de Red Bull não produziriam jamais. Essa « garota » de 67 anos, de um metro e meio de altura, é dona de um suingue que somente as grandes cantoras de jazz americanas são capazes de transmitir. Houve momentos de grande frisson, como a sublimíssima Ilusão à toa , de Johnny Alf, da qual eu não me canso, ou ainda Por causa de você, de Tom Jobim (1927-1994) e Dolores Duran (1930-1959), a quem Leny rendeu num outro momento uma vibrante homenagem. E, naturalmente, houve também os inevitáveis clássicos de Durval Ferreira (1935-2007), Batida diferente e sobretudo Estamos ai , onde a cantora se entrega com o coração em júbilo à improvisação vocal – seu famoso « scat swing » - exercício complexo através do qual ela passeia. Sem dúvida, eu sou um tanto suspeito por admirá-la, pelo fato de em certas oportunidades, eu e ela termos entornado umas boas doses de whisky, a título de couvert para umas entrevistas, jantando, que duravam algumas horas ; mas esse último show a que assisti no final dessa viagem foi uma bela saideira mesmo...
-Para terminar esse post, registro que fui agradavelmente surpreendido ao descobrir por acaso através de um canal de tv por assinatura que Roberta Sá decidiu fazer de « Belo estranho dia… » - a faixa título de seu álbum de 2007 – seu novo cavalo de batalha. Os que ouvem o meu programa Tropicália sabem que eu sou particularmente apaixonado por essa canção, e eu coloco aqui abaixo o clip que ela realizou para a ocasião. Uma vez em Bruxelas, eu me proponho, num outro post, a escrever para vocês a tradução em francês desse texto de Lula Queiroga.
-Eu não tive tempo de desenvolver por agora alguma coisa sobre o musical « Tom & Vinicius » a que eu assisti no início da viagem, nem tampouco meu encontro informal com o jovem compositor Bena Lobo... mas eu deixo algum material para ser trabalhado no meu retorno a Bruxelas. A+, como se escreve em francês em um « torpedo » (Acabei de aprender essa palavra em português !...) obrigado àqueles que que acompanharam nessa viagem de bolso...
Le monde fascinant d' Osgêmeos, graffitistes de Sao Paulo.
(texto português em baixo)
Il existe certains artistes avec qui, durant les interviews, il se crée obligatoirement certaines affinités. Il est vrai que, dans la mesure du possible, j’essaie toujours de sortir du format traditionnel ‘question/réponse’, pour engager vers une conversation plus informelle. Ce n’est pas toujours facile -surtout avec les plus célèbres d’entre eux- et puis cela dépend bien évidemment de la personnalité de chacun. Avec Fred Martins -que je considère comme un des compositeurs les plus doués de sa génération- j’ai pu garder régulièrement le contact et ce fut avec plaisir que je pus déjeuner avec cet artiste de Niterói au Centro Cultural Banco do Brasil. C’est dans cet espace que s’exposent pour l’instant les ‘graffitistes’ de São Paulo appelés Osgêmeos, autrement dit, les Jumeaux (en réalité Gustavo et Otávio Pandolfo).. Pour parler de ceux-ci, ils ont déjà acquis une forte réputation internationale, et j’avais pris connaissance de leur art en visionnant le dvd de l’artiste Siba, du Pernabuco, pour lequel ils avaient entièrement envahi la scène du Théâtre Municipal de Niterói de leur monde. (À propos, même si Niterói se situe à un jet de pierre de Rio, il est aussi conseillé d’appeler un de ses habitants de Carioca, que de qualifier un irlandais d’anglais…un basque d’espagnol, etcetera !). Le monde de ces ‘jumeaux’ est assez fascinant, mais comme tous les artistes de rue qui conquièrent une notoriété (Jean Michel Basquiat, Keith Haring…), la récupération mercantile de leur art aura sans doute raison de l’essence même de leur travail…Enfin, en attendant, leurs personnages issus de la réalité urbaine sont assez singuliers et interpellants. Outre le graphisme, ils pratiquent par ailleurs la sculpture et créent de véritables installations. J’aime assez…
Fred Martins, conquis par l'expo du CCBB (?) (photo Daniel A.)
Pour revenir à Fred Martins, son nom m’était d’abord apparu sur la pochette de bons nombres d’artistes, féminines principalement, comme Thaís Motta, Elisa Queiros, et d’autres ; mais aussi d’artistes plus confirmés tel que Ney Matogrosso ou Zélia Duncan. Ses deux albums personnels -« Janelas » (2001) et « Raro e comum » (2005)- avaient attiré l’attention de la critique, et le prestigieux prix Visa du meilleur compositeur qu’il gagna en 2006, lui permit d’ouvrir un chemin vers une reconnaissance encore un peu timide. Son dvd « Tempo afora » (2007) sorti dans la foulée, nous a fait découvrir un artiste complet, mélodiste pop (ou MPB si vous préférez) subtil, et un excellent musicien. Il travailla de nombreuses années à retranscrire les partitions pour les fameux « songbooks » de Almir Chediak.
Notre rencontre informelle de mardi dernier fut l’occasion pour lui de me donner son dernier-né, « Guanabara » en vente au Brésil fin de ce mois d’avril. L’album est entièrement tourné vers ce qui l’amena à la musique : la Bossa Nova de Jobim et de João Gilberto. Sans encore avoir pu l’écouter, ce qui me paraît primordial, c’est qu’il est constitué de compositions complètement nouvelles et non de reprises géniales, certes, mais mille fois entendues. L’hommage de Fred à ses maîtres se restreint donc uniquement à respecter l’esprit du style, acoustique et intimiste : une voix, une guitare, une contrebasse, une batterie, avec de çà et là, un accompagnement de cordes. Si l’on accepte le fait qu’un style musical naît en accord avec les contextes de son époque, il n’y a aucune raison de penser que la Bossa (comme le rock, le jazz, et toutes musiques populaires) doive mourir à un moment donner. L’esthétique musicale d’un mouvement est là pour durer. La Bossa Nova, en tant que musique, n’est pas morte en 1964, et des artistes comme Fred Martins sont là pour le prouver. Il ne reste plus qu’à se plonger dans sa baie de « Guanabara ».
PS : Fred est également un excellent dessinateur et illustrateur, mais je n’ai rien pu trouver sur le net pour le prouver ici…
Texto português traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes.
Viagem de bolso ao Rio, 8 de abril : Fred Martins… E ‘Os Gêmeos’.
Existem certos artistas com os quais, ao longo das entrevistas, criam-se naturalmente certas afinidades. É verdade que, na medida do possível, eu busco sempre evitar o tradicional formato « pergunta / resposta », a fim de promover uma conversa mais informal. Isso não é sempre fácil, sobretudo lidando com os nomes mais célebres, e afinal isso depende também da personalidade de cada um. Com Fred Martins, que eu considero um dos compositores mais afáveis de sua geração, pude manter um contato regular, e foi com grande prazer que eu pude almoçar com esse artista de Niterói no Centro Cultural Banco do Brasil. É nesse mesmo espaço onde se encontra agora a exposição dos grafiteiros de São Paulo chamados de ‘Osgêmeos’ - Gustavo e Otávio Pandolfo. Para falar desses dois, há que lembrar que eles já conquistaram uma forte reputação internacional, e eu já conhecia previamente o trabalho deles em função de assistir ao dvd do artista Siba, de Pernambuco, no qual eles invadiram a cena no Teatro Municipal de Niterói com seus mundo imaginário. (A propósito, mesmo que Niterói se situe geograficamente a um pulo do Rio – basta atravessar uma ponte – é tão aconselhado chamar um de seus habitantes de Carioca, assim como qualificar um irlandês de inglês... ou um basco de espanhol, etc. !). O universo desses « gêmeos » é extremamente fascinante, mas como todos os artistas de rua que conquistaram alguma notoriedade (Jean Michel Basquiat, Keith Haring...), o retorno comercial desse tipo de arte virá sem dúvida em razão da essência mesma de seus trabalhos... Porém, enxergo seus personagens captados da realidade urbana como bastante peculiares e instigantes. Além do grafismo, eles fazem esculturas, criando inclusive verdadeiras instalações. Eu gosto bastante...
Voltando ao Fred Martins, seu nome me vinha a reboque de apresentações de bons nomes femininos, principalmente Suely Mesquita, Thaís Motta e Elisa Queiros, dentre outras ; mas também ao lado de artistas mais consagrados como Ney Matogrosso ou Zélia Duncan. Seus dois álbuns pessoais -« Janelas » (2001) e « Raro e comum » (2005)- chamaram a atenção da crítica e a obtenção do prestigiado Prêmio Visa de melhor compositor, que ele ganhou em 2006, o que o permitiu abrir um caminho próprio, sob um reconhecimento então ainda tímido. Seu dvd « Tempo afora » (2007) saiu nesse rastro, e nos permitiu descobrir um artista completo : um melodista pop (ou MPB, se vocês assim o preferem) sutil, e um excelente musicista. Ele trabalhou por vários anos na retranscrição de numerosas partituras para os famosos « songbooks » do Almir Chediak. Nosso reencontro informal dessa última terça-feira foi a oportunidade que tivemos para que ele me presentear com seu recém-nascido « Guanabara » , a ser colocado à venda no Brasil ao final desse mês de abril. O álbum é inteiramente voltado à o que lhe levou à música : a Bossa Nova de Jobim e de João Gilberto. Mesmo até agora sem ter podido ouvi-lo, o que me parece primordial é o fato de que é um disco constituído de composições completamente novas, e não de regravações geniais – tudo bem, mas já mil vezes absorvidas. A homenagem de Fred a seus mestres se restringe então a respeitar o espírito do estilo bossanovista - acústico e intimista : uma voz, um violão, um contrabaixo, uma bateria e, aqui e ali, um acompanhamento de cordas. Se aceitamos o fato de que um estilo musical nasce no contexto geral de sua época, não há razão para se imaginar que a Bossa (como o rock, o jazz, e todas as músicas populares) deva morrer no momento seguinte. A estética musical de um movimento está ali para perdurar. A Bossa Nova, como música, não acabou-se em 1964, e os artistas como Fred Martins estão aí para comprovar. Não me resta nada além de mergulhar dentro dessa baía de « Guanabara ».
P.S. : Fred é também um excelente desenhista e ilustrador, mas eu ainda não pude buscar algo na rede para mostrar a vocês aqui...
En vidéo: Merecimento (Fred Martins) par Elisa Queiros et Fred Martins (vidéo amateur) Novamente par Fred Martins.
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