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jeudi 30 avril 2009

Tom Jobim et Vinicius de Moraes, la comédie musicale (part I)

La comédie musicale "Tom & Vinicius",
toujours à l"affiche au Théâtre Carlos Gomes de Rio de Janeiro.


(Texto português em baixo)


Pour être complet, il me restait encore à relater un fait pour enfin clore le ‘voyage de poche’ que je fis à Rio de Janeiro, du 2 au 13 avril dernier. Il s’agissait en l’occurrence de la comédie musicale « Tom & Vinicius » à laquelle j’assistai au Théâtre Carlos Gomes au centre ville.

Avant de parler de la représentation en elle-même (ce sera la partie 2), une réflexion qui me vint à l’esprit durant le spectacle...
Tout bien réfléchi, les deux grands évènements qui imposèrent la Bossa Nova au monde se révélèrent, en fait, des évènements non désirés voire même regrettés par ses propres protagonistes.


D’abord, il y eu le fameux film Orfeu Negro de Marcel Camus qui gagna la palme d’or à Cannes en 1959 et l’Oscar du meilleure film étranger à Hollywood la même année. Si ce classique du cinéma ne possède pas en sois un lien direct avec la Bossa Nova, il jouera le rôle important de faire connaître au monde les noms d’Antônio Carlos Jobim (1927-1994) et de Vinicius de Moraes (1913-1980) qui, à cette époque, étaient les principaux pourvoyeurs du mouvement musical brésilien.
Cependant, cette reconnaissance ne se déroula pas comme les deux illustres protagonistes l’avaient rêvée.

Orfeu Negro (1959)- le film- était une adaptation (trop) libre de la pièce de Vinicius de Moraes « Orfeu da Conceição », tragédie grecque qui transposait le mythe d’Orphée dans les favelas de Rio de Janeiro. Les premières représentations avaient eu lieu en 1956. Cette œuvre fut, comme on le sait (ou pas), à l’origine de la rencontre de Vinicius et de Tom cette même année, au bar Villarino, quand le déjà illustre poète et diplomate demanda au compositeur et arrangeur de se charger de la mise en musique de son projet. Cette association donna naissance aux premiers chefs d’œuvre du duo comme Se todo fossem iguais a vocé ou Lamentos no morro.

Tom Jobim (au fond), Vinicius et sa compagne d'alors, Lila Bôscoli, et Oscar Niemeyer dans les coulisses de la pièce Orfeu da Conceição. Niemeyer était le concepteur des décors.

Trois ans plus tard, quand Vinicius assista à l’adaptation sur pellicule de sa tragedie gréco/ brésilienne, il la détesta officieusement. De plus, Marcel Camus avait récusé les chansons originales -trop nombreuses et peu adaptées à la conception de son film- et avait demandé de les remplacer par trois nouveaux titres. Les deux compositeurs ne comprirent pas vraiment, mais s’exécutèrent voyant malgré tout le moyen de se faire un peu de blé. Et tant mieux si cela s’accompagnait d’une reconnaissance internationale. Ils composèrent alors trois chansons par téléphone (car Vinicius était alors en place comme diplomate à Montevideo) : A Felicidade, Frevo et O Nosso Amor, auxquels Camus ajoutera pour sa bande sonore un autre classique de la musique brésilienne composé par Luiz Bonfá et Antônio Maria : Manhã de Carnaval. Sans entrer dans les détails, Tom et Vinicius furent loin d’obtenir les retombées financières qu’ils espéraient -et auxquelles ils avaient droit- et regrettèrent amèrement d’avoir accepter le projet et d’avoir vendu, pour pas cher, leurs âmes au réalisateur français. Mais, qu’on le veille ou non, le film les fit connaître aux yeux du monde, à l’époque où le Brésil vivait son âge d’or en cette fin des années cinquante.


L’autre célèbre événement, celui-ci véritablement lié à la divulgation de la Bossa Nova dans le monde : le fameux concert du 21 novembre 1962 au Carnegie Hall de New York. Décrit en détail avec humour dans son livre « Chega de saudade » (Companha das letras), Ruy Castro nous raconte que tant la préparation que le show lui-même se révéla une « Bagunça » (désordre) totale. De l’amateurisme au meilleur de sa forme.
Pour rappel, certaines bonnes âmes américaines, animés par l’amour de la musique et surtout la perspective de belles rentrées financières, décidèrent de présenter aux Américains les figures de proue de la Bossa Nova, mouvement encore tout jeune à l’aube des années soixante. Participeront entre autres à ce concert anthologique : Sérgio Mendes, Sérgio Ricardo, Oscar Castro Neves, Luiz Bonfá, Agostinho dos Santos, Carlos Lyra, Roberto Menescal, Chico Feitosa et bien sûr João Gilberto et Antônio Carlos Jobim. La Bossa avait cependant déjà obtenu ses entrées aux Etats-unis, grâce aux jazzmen Charlie Bird, Herbie Mann ou Stan Getz. Et Desafinado de Jobim/ Newton Mendonça avait été l’objet, cette année-là, de onze versions, dont celle de Charly Bird et Stan Getz sur l’album « Jazz samba » qui s’était vendu à plus d’un million d’exemplaires.
Le show en lui-même fut une petite catastrophe et il suffit d’écouter l'album « Bossa nova at the Carnegie Hall » (Audio Fidelity) pour s’en convaincre sans trop d’effort. Mais tandis que la presse brésilienne se gaussait de leurs compatriotes, descendant en flammes, à juste titre, leurs prestations, les Américains -toujours à la recherche de nouvelles sensations exotiques- furent d’un enthousiasme délirant. Tout devint Bossa Nova, jusqu’aux marques de machines à laver. Les Américains iront jusqu’à inventer le 'pas de danse Bossa Nova'(« quick, quick, slooooww… »), une idée qui n’avait pas effleuré l’esprit des Brésiliens eux-mêmes. Cet engouement est particulièrement bien rendu dans la comédie musicale « Tom & Vinicius », qui n'est pas sans faire preuve d'un certain sarcasme bon enfant tant à l'égard des Américains que des Français, et des gringos, en général...
En fait, si la Bossa avait déjà conquis les USA avant même ce concert, à partir de cette fameuse soirée, certains des protagonistes trouvèrent là, l’occasion de signer quelques contrats intéressants. Quelques mois plus tard, Antônio Carlos Jobim enregistrera à New York au mois de mai 1963, l’album instrumental « Antônio Carlos Jobim, The Composer of Desafinado plays », un des albums clés de la Bossa Nova, qui resta au sommet des ventes de nombreuses semaines.
En définitive, comme pour le film de Marcel Camus, ce concert événement -qui s’avéra un fiasco artistique- ouvrit au monde les portes d’un Brésil musical novateur …

(texto português traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Tom Jobim e Vinicius de Moraes, o musical (Parte I)

Para fazer um serviço completo, me resta ainda relatar um fato para fechar enfim a minha « viagem de bolso » ao Rio, de 2 a 13 de abril últimos. Tem a ver com a comédia musical « Tom & Vinicius », aquela à qual assisti no Teatro Carlos Gomes, no Centro da Cidade.
Antes de falar da repesentação em si (que será a Parte II), queria fazer uma reflexão que me veio à alma durante o espetáculo.
Ponderando bem, os dois grandes eventos que projetaram a Bossa Nova no mundo, revelaram-se, de fato, eventos não desejados ou até lamentados por seus próprios protagonistas.

De um lado, há o filme « Orfeu Negro », de Marcel Camus, que conquistou a Palma de Ouro em Cannes em 1959 e o Oscar de melhor filme estrangeiro em Hollywood no mesmo ano. Se esse clássico do cinema não tem nem de perto alguma coisa a ver diretamente com a Bossa, ele ao menos cumpriu o importante papel de levar ao conhecimento mundial os nomes de Antonio Carlos Jobim (1927-1994) e de Vinicius de Moraes (1913-1980), que, na época, eram os principais fornecedores de clássicos desse movimento musical brasileiro. Ao mesmo tempo, esse reconhecimento não se desenrolou exatamente da maneira como os dois ilustres protagonistas o haviam sonhado.
"Orfeu Negro" (1959) – o filme - foi uma adaptação livre (demais) da peça de Vinicius de Moraes : « Orfeu da Conceição », tragédia grega que transpunha o mito de Orfeu para o ambiente das favelas do Rio de Janeiro. As primeiras apresentações começaram em 1956. Essa produção, como é sabido (ou não), teve origem a partir do encontro de Vinicius e Tom, em 1956, no bar Villarino, quando o já ilustre poeta e diplomata pediu ao compositor e arranjador que se encarregasse da parte musical de seu projeto. Essa associação deu à luz os primeiros carros-chefes da dupla, como Se todos fossem iguais a você e Lamentos no morro.
Três anos mais tarde, quando Vinicius assistia à adaptação para película de sua tragédia greco-brasileira, ele a detestou oficiosamente. De mais a mais, Marcel Camus havia recusado as canções originais, muito numerosas e de difícil adaptação à concepção de seu fime, tendo então o cineasta pedido que se substituíssem essas canções por três novos títulos só. Os dois compositores não compreenderam exatamente o porquê do pedido, mas eles cumpriram o compromisso mesmo a contragosto, posto que seria uma forma de plantar uma semente que daria luz a um certo retorno financeiro. E tanto melhor se isso viesse a ser acompanhado de um reconhecimento international. Eles compuseram então três canções por telefone (uma vez que Vinicius estava na época lotado como diplomata em Montevidéu) : A Felicidade, Frevo e O Nosso Amor, às quais Camus adicionaria para a trilha sonora do filme um outro clássico da música brasileira, composta por Luiz Bonfá e Antônio Maria : Manhã de Carnaval. Sem entrar em maiores detalhes, Tom e Vinicius ficaram longe de obter os lucros que esperavam – para falar honestamente, foram um pouco roubados neste assunto – e arrependeram-se amargamente de terem aceito o projeto e de terem também vendido suas almas por tão pouco ao diretor francês. Porém, satisfeitos ou não, o filme os fez ficar conhecidos aos olhos do mundo, numa época em que o Brasil vivia seus anos dourados, pelo final da década de cinquenta.

O outro célebre evento - esse sim, verdadeiramente ligado à divulgação da Bossa Nova no mundo : o famoso concerto de 21 de novembro de 1962 no Carnegie Hall de Nova Iorque – é descrito com humor por Ruy Castro em seu livro « Chega de Saudade » (Companhia das Letras). Ele nos conta que tanto a preparação quanto o show em si mesmo viraram uma bagunça total. De um amadorismo de primeira !
Por alguma lembrança, certas boas almas americanas, animadas pelo amor à música, e sobretudo movidas pela perspectiva de uma boa entrada financeira, decidiram apresentar aos americanos as figuras de proa da Bossa Nova, movimento ainda muito jovem, na alvorada dos anos sessenta. Participaram, entre outros, desse concerto antológico : Sérgio Mendes, Sérgio Ricardo, Oscar Castro Neves, Luiz Bonfá, Agostinho dos Santos, Carlos Lyra, Roberto Menescal, Chico Feitosa ; e, naturalmente, João Gilberto e Antônio Carlos Jobim. A Bossa já tinha, nesse meio tempo, conseguido penetrar nos Estados Unidos, graças aos jazzmen Charlie « Bird » Parker, Herbie Mann, Gerry Mulligan e Stan Getz. E Desafinado, de Jobim / Newton Mendonça, já tinha sido objeto, naquele mesmo ano de 62, de onze versões, dentre as quais a de Charlie Parker e Stan Getz, no álbum « Jazz samba », que chegou a vender mais de um milhão de cópias.
O show propriamente dito foi uma pequena catástrofe, e basta escutar o cd « Bossa nova at the Carnegie Hall » (Audio Fidelity) para que a gente possa se convencer facilmente, sem esforço. Mas enquanto a imprensa brasileira zombou de seus compatriotas demolindo ardorosamente, suas apresentações, os americanos – sempre em busca de novas sensações exóticas – foram de um entusiasmo delirante. Tudo virou Bossa Nova, até os modelos das novas máquinas de lavar. Os americanos chegaram até a inventar o passo de dança da Bossa Nova (« Quick, quick, slooooww… »), uma idéia que não havia passado pela cabeça nem dos próprios brasileiros. Esse deslumbramento é particularmente bem desenvolvido na comédia musical « Tom & Vinicius ».
Na verdade, mesmo já tendo a Bossa conquistado os Estados Unidos antes desse famoso concerto, alguns de seus protagonistas que lá se apresentaram tiveram a oportunidade de assinar contratos interessantes. Alguns meses mais tarde, Antônio Carlos Jobim iria gravar em Nova Iorque, em maio de 1963, o álbum instrumental « Antônio Carlos Jobim, The Composer of Desafinado plays », um dos discos-chave da Bossa Nova, que acabou ficando no topo das vendas por inúmeras semanas.

Definitivamente, assim como ocorreu com o filme de Marcel Camus, esse concerto, que foi um grande fiasco artístico, também abriu para o mundo as portas de um Brasil musical inovador ...

En vidéo:
-Medley comprenant "A Felicidade" dans sa partie finale, Vinicius de Moraes et Tom Jobim se souviennent d'Orfeu...
Extrait d'un Spécial de la RTSI, télévision suisse italienne, avec aussi Toquinho et Miucha.

-La Bossa Nova a conquis les Etas-Unis: Astrud Gilberto et Stan Getz présente "The Girl fom Ipanema" (Tom Jobim/ Vinicius de Moraes)



samedi 18 avril 2009

Souvenir gravé : "Três meninas do Brasil".

Um novo Grande Encontro: Jussara, Rita e Teresa (foto Daniel A.)

(texto português em baixo)

Le 24 août dernier à Rio, tandis que j’hésitais entre la corde et le gaz pour ne pas avoir réussi à obtenir un ticket pour voir João Gilberto commémorer les 50 ans de la Bossa Nova, "trois jeunes filles du Brésil" me redonnèrent goût à la vie –et surtout foi en la MPB - en m’offrant au Théâtre Municipal de Niterói un des shows les plus réjouissants de 2008. Ce soir-là, Jussara Silveira, Rita Ribeiro et Teresa Cristina, s’étaient réunies pour enregistrer le dvd d’une tournée qu’elles avaient emmenée un peu partout dans le pays : « Três meninas do Brasil » (de la chanson de Moraes Moreira et Fausto Nilo).


Teresa Cristina: "Cantar..." (photo Daniel A.)

Mettons les choses au clair directement, nous sommes ici en présence de jeunes divas déjà bien installées sur la scène de la musique populaire brésilienne, et non pas –comme j’ai pu le lire çà et là- en présence de trois chanteuses de la nouvelles génération. Ce sont des artistes d’expériences à la personnalité affirmée qui se sont déjà forgées une carrrière, et qui n’ont plus rien à nous prouver. L’idée de la réunion de ces trois brillantes artistes vient de l’idée de Teresa Cristina, et aurait pris forme sous l’impulsion de la production d'Elza Ribeiro, la soeur de Rita.
« Três meninas… » nous enthousiasme par le voyage musical qu’il nous propose à travers tout le Brésil. D’abord par le fait des chanteuses elles-mêmes, venues de régions et d’univers différents. Chaque interprète tient ici son rôle, dicté simplement par sa personnalité : Jussara, la sensuelle bahianaise ; Rita, la guerrière du Maranhão, et Teresa, l’émotive de Rio de Janeiro. En trio, en duo, ou parfois seules, elles visitent un répertoire coloré qui transpire l’essence même des richesses des rythmes du Brésil. Pour ce faire, elles empruntent aux répertoires des plus illustres compositeurs qu’on puisse imaginer : Caetano Veloso, Chico Buarque, Dorival Caymmi (qui venait de décéder quelques jours avant le show), Dominguinhos, Zeca Baleiro, Moraes Moreira, Paulinho da Viola et bien d’autres encore. Et en sortant du magnifique Théâtre Municipale, je me demandais si j’avais déjà pu assister à un concert plus véritablement brésilien que celui-là. La flamboyance des couleurs transparaissait tant sur scène, qu’au travers les voix des trois protagonistes, des rythmes hybrides… ou de la couleur rouge saumon de la chemise du belge que l’on aperçoit à la fin du show au troisième rang dans le public !
Oui, en vérité je vous le dis : ce soir-là, je m’étais un peu réconcilié avec une MPB qui m’avait un peu filé le bourdon à l’écoute des productions un peu laborieuses et convenues de l’année dernière.

Rita Ribeiro: "Minha tribo sou eu..!" (photo Daniel A.)

C’est bien simple, « Três meninas do Brasil » contient tous les ingrédients pour devenir le parfait petit guide initiatique destiné à ceux qui voudraient se lancer dans une approche de la MPB de qualité !






"Três meninas do Brasil" (Quitanda/ Biscoito fino)


(texto portugues traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Jussara Silveira: « lá vem a bahiana… » (de Minas) (foto Daniel A.)

Lembrança gravada : Três meninas do Brasil.


No dia 24 de agosto passado, uma vez que eu estava escolhendo entre a forca e o gaz por não ter conseguido um ingresso para ver João Gilberto comemorar os 50 anos da Bossa Nova, três « meninas » do Brasil me devolveram o amor à vida – e sobretudo à MPB ! – ao me oferecerem no Teatro Municipal de Niterói um dos shows mais revigorantes de 2008. Naquela noite, Jussara Silveira, Rita Ribeiro e Teresa Cristina, reuniram-se para gravar o dvd de uma tournée que elas haviam levado para uma parte do país: « Três meninas do Brasil » (da canção de Moraes Moreira e Fausto Nilo).
Vamos esclarecer as coisas: nós estamos aqui diante da presença de jovens divas já bem estabelecidas na cena da música popular brasileira, e não – como eu já pude ler a respeito – frente a três cantoras duma nova geração. Trata-se de artistas com experiência, carreiras e personalidades já firmadas, que não têm mais nada a nos provar. A idéia de reunir essas três artistas brilhantes veio de Teresa, e tomou forma através do impulso de produção de Rita (Manixa prod.). « Três meninas… » se revela entusiasmante pela viagem musical, através de todo o Brasil, que esse show nos propõe. Inclusive pelo fato delas mesmas, as cantoras, serem oriundas de regiões e de universos diferentes. Cada intérprete tem aqui seu papel, explicitado simplesmente pela personalidade de cada uma : Jussara, a baiana sensual ; Rita, a guerreira do Maranhão, e Teresa, a emotiva do Rio de Janeiro. Em trio, em duo, ou cada uma de por si, elas visitam um repertório colorido que transpira a essência mesma das riquezas dos ritmos do Basil. Para tal feito, elas tomam para si os repertórios dos mais ilustres compositores com os quais podemos sonhar : Caetano Veloso, Chico Buarque, Dorival Caymmi (que acabara de falecer, alguns dias antes do show), Dominguinhos, Zeca Baleiro, Moraes Moreira, Paulinho da Viola, Tom Zé e ainda outros mais. Ao sair do magnífico Teatro Municipal de Niterói, eu me perguntava se já havia assistido a um espetáculo tão verdadeiramente brasileiro como aquele. A resplandescência de cores transparecia tanto em cena, quer através das vozes das três protagonistas, quer dos ritmos híbridos... ou do tom salmon da camisa dum certo belga que aparece lá pelo final do show, na terceira fileira em meio do público ( !).

Produção e direçao musical do show : o mestre Jaime Alem (foto Daniel A.)

Sim, eu posso confessar a vocês : naquela noite, eu me senti um pouco mais reconciliado com uma MPB que havia me deixado um pouco deprimido depois de ter ouvido em 2008 –em relação aos anos anteriores- poucas produções que me tinham entusiasmado.
É bem simples : « Três meninas do Brasil » contém todos os ingredientes para vir a ser o perfeito guia para a iniciação daqueles que desejam se lançar, através de uma abordagem perfeita, ao conhecimento de uma MPB da maior qualidade !


dimanche 12 avril 2009

Voyage de poche à Rio 10 à 12 avril : Leny Andrade et d’autres petites choses…

Leny Andrade dans le show "Bossa jazz", Théâtre Rival, 09/04
(photo Daniel A.)


(texto português em baixo)


Et d’abord les derniers cd’s de ce voyage, acquis ou gracieusement offert…

PATRICIA MELLODI : « Pacote mais que completo »
LULA QUEIROGA : « Tem juizo mas não usa »
ZÉ GUILHERME : « Tempo ao tempo »
MARISA ROTHENBERG : « Boa hora »
TOTTO FERRAZ : « A Imagem que se imagina »
CEZINHA OLIVEIRA : « Cezinha Oliveira »
RUBENS NOGUEIRA : « Quando canto o meu samba »
CÁSSIA MARIA : « De cara pro sol »
SIBA E ROBERTO CORRÊA : « Violas de bronze »
MARGARETH MENEZES : « Naturalmente »
MARIA LÚCIA GODOY : « Cantares de Minas »
EDU LOBO & CHICO BUARQUE : « O Grande circo mistico » (edição 2008)
DÁ NO CORO : « Negro cor »
NANA CAYMMI : « Sem poupar coração »
VANDER LEE : « Faro »
MARIANA AYDAR : « Peixes pássaros pessoas »

J’ai toujours été fasciné par l’enthousiasme que suscite au Brésil la venue d’une super star internationale, souvent sur le retour, quand ce n’est pas sur le déclin…Ainsi on a pu assister à un véritable déchaînement des passions quand The Police, Madonna (là je vais me faire crucifier!), Kraftwerk, Duran Duran, A-Ha, ou d’autres groupes botoxés, sont venus faire une petite visite à São Paulo ou Rio, ville où ils « love the beach and the girls and the caipirinha from Brazil...". Mais pas besoin de botox pour le quatuor new yorkais de Kiss, qui pourront encore longtemps venir faire leur show tranquillement sous leurs masques inspirés du théâtre Kabuki, à grands renforts d’hémoglobine et de pétards mouillés (le pire, c’est qu’il y a des titres que j’aime vraiment bien !). Les quatre lascars se sont produits, il y a une semaine, à l’endroit même où se déroule le défilé du Carnaval. Autant dire donc, que personne n’était dépaysé.
À ce propos, je lisais dans le journal Globo d’hier, une petite réflexion de l’écrivain et journaliste Ruy Castro qui disait : « Il peut y avoir débat quant au fait de savoir qui a utilisé en premier ce type de maquillage : Kiss ou Secos e Molhados (ndlr : premier groupe brésilien du super chanteur Ney Matogrosso en 1973-74), mais il n’y a aucun doute sur qui fut la première à utiliser les platform boots…Carmen Miranda ! ». Rien à dire là-dessus, l’écrivain à raison, car la grande chanteuse au chapeau fruité, mesurait moins d’un mètre cinquante cinq.

Kiss (première photo) ou Secos e Melhodos (deuxième)? Non!
C'est Carmen Miranda (1909-1955) qui a inventé le glam!


Hier, samedi 11 avril, je fis une visite sympathique au domicile d’Antônio Carlos Miguel, journaliste musical du Globo, à qui je dois de m’avoir souvent soutenu dans la divulgation de mon travail. Cet éminent critique, tourné de plus en plus vers le jazz et la musique instrumentale, m’a montré la pochette du dernier Caetano Veloso, « Zii e zie », qui sort ce mois-ci. Je la trouve esthétiquement très réussie, mais je doute que le contenu soit aussi séduisant. En attendant, il l’a beaucoup aimé, se posant en cela, à contre courant de la presse qui torpille le disque violemment. Antônio s’est attaqué à l'écriture d'un livre qui s’annonce comme un véritable tour de force : la biographie de João Donato –personnage fantasque mais légende de la musique populaire brésilienne- éminent pianiste et compositeur à la carrière longuissime, et plus que jamais en activité. Je le voyais encore récemment dans le dvd « Sábado » du compositeur Bena Lobo. Le journaliste a déjà en tête la structure de l'ouvrage qui me paraît bien intéressante, d’autant que le « sujet » -je parle de João- est un roman à lui tout seul. Belle initiative en tout cas !
Antônio se montra visiblement très enthousiaste quant à l’idée de mon future espace d’Art Populaire Brésilien à Bruxelles, et se montra particulièrement fasciné par les carrancas de Maître Guarany (voir le post du 3 avril). En tout cas, aujourd’hui, je sais qu’il rentre en religion footballistique puisque son club, le Fluminense, entre en course pour la demi-finale du championnat carioca contre le populaire Flamengo. Son téléphone sera déconnecté à coup sûr !

Antônio Carlos Miguel et l'objet de ses futures nuits blanches: Joao Donato
(photo Daniel A.)


Flash-back sur jeudi soir où j’assistais au show de Leny Andrade au Théâtre Rival. En formule voix/guitare, voix/ piano, en trio, avec Pery Ribeiro, Emilio Santiago, ou comme cette fois, accompagné d’un quintette…J’ai eu l’occasion de la voir, un nombre incalculable de fois à Rio, ou même à New York.

L'affiche du show de Leny à l'entrée du Rival (photo Daniel A.)

Leny fait partie de ces artistes qui remettent les pendules à l’heure. L’affiche du show dit : « Une des meilleures chanteuses de tous les temps... ». Et le pire, c’est qu’en sortant de la salle, on se demande pourquoi on en écoute encore d’autres…Cette chanteuse de Bossa jazz, qui va et vient entre les Etats-unis et Rio, possède une énergie que dix litres de Red Bull ne vous apporteront jamais. Cette gamine de 67 ans, d’un mètre cinquante, possède un swing que seules les grandes chanteuses de jazz américaines peuvent transmettre. Il y eu des grands moments de frissons comme le sublimissime Ilusão à toa de Johnny Alf -dont je ne me lasse pas- ou encore Por causa du você de Tom Jobim (1927-1994) et Dolores Duran (1930-1959), à qui Leny rendit d’ailleurs un vibrant hommage. Bien sûr, il y eu aussi les incontournables classiques de Durval Ferreira (1935-2007), Batida diferente et surtout Estamos ai, où la chanteuse s’en donne à cœur joie dans l’improvisation vocale -son fameux scat swing, exercice périlleux- où la chanteuse se promène. Sans doute suis-je un peu suspect de l’admirer, car il fut un temps où la chanteuse et moi descendions quelques whisky bien tassés, sous le couvert d’une interview de plusieures heures, mais ce dernier concert du voyage fut une belle ‘sortie en matière’…

Pour terminer ce post, je fus agréablement surpris de voir, par hasard sur une chaîne câblée , que Roberta Sá avait décidé de faire de « Belo estranho dia de amanhã» - la plage titulaire de son album de 2007- son nouveau cheval de bataille. Ceux qui écoute mon programme Tropicália savent que je suis particulièrement amoureux de cette chanson dont je colle ici, le clip qu’elle a réalisé pour l’occasion. Une fois à Bruxelles, je me propose d’ailleurs de vous écrire la traduction en français de ce texte de Lula Queiroga.

Je n’aurai pas eu le temps de développer maintenant la pièce musicale de Tom & Vinicius que j’ai vue en début de voyage, ni ma rencontre informelle avec le jeune compositeur Bena Lobo, mais je me laisse un peu de matériel pour mon retour à Bruxelles.
A+, comme on l’écrit sur un « torpedo » (en fait un texto en français…Je viens d’apprendre ce mot…), et merci à ceux qui ont suivi ce voyage de poche…


(Trad. do texto francês destinado aos leitores aprendizes)

Viagem de bolso ao Rio – de 10 a 12 de abril : Leny Andrade, dentre outras pequenas coisas…

-Em cima, os mais recentes cd’s adquiridos ou ganhados nessa viagem...(vide texto francês)

-Eu sempre fico fascinado diante do entusiasmo que suscita no Brasil a vinda de algum(a) superstar internacional cujo auge da carreira já passou. Desse modo foi possível assistir a uma verdadeira explosão de paixões quando The Police, Madonna (lá vou eu me expor à crucificação !), B’52, Duran Duran, A-Ha, ou outros grupos « botoxados », vieram fazer uma visitinha a São Paulo ou ao Rio, cidade as quais eles « love the beach, the girls from the beach, and the caipirinha with the girls from the beach…of Brazil ».
Mas quem não precisa de botox algum são os quatro novaiorquinos do Kiss, que poderão por um longo tempo fazer seus shows tranquilamente sob suas máscaras inspiradas no teatro Kabuki, com muito sangue e tripas e fogos de artificios dum tempo do rock que já era (o pior é que eles têm músicas das quais eu gosto muito mesmo !) Os quatro caras vinham se produzindo há uma semana para essa apresentação que aconteceu na Apoteose ! Pode-se dizer, então, que ninguém se sentiu deslocado.
A propósito desse assunto, eu li no jornal O Globo de ontem uma breve reflexão do escritor e jornalista Ruy Castro, que disse o seguinte : «Pode haver alguma dúvida sobre quem usava aquela maquiagem : Secos & Molhados ou Kiss ? Mas não há dúvida sobre a inspiradora das plataformas que o Kiss usa em suas botas : Carmen Miranda ! » . Não tenho nada a acrescentar, pois o escritor tem razão, uma vez que a grande cantora, a « pequena notável », tinha menos de um metro e cinquenta e cinco de altura.

-Ontem, sábado, 11 de abril, fiz uma visita simpática à casa do Antônio Carlos Miguel, jornalista musical d´O Globo, com quem pude contar varias vezes na divulgação do meu trabalho. Esse crítico eminente, cada vez mais voltado ao jazz e à música instrumental, me mostrou a capa do último cd do Caetano Veloso, « Zii e zie », que sai ainda esse mês. Eu a achei esteticamente muito linda, mas duvido que o conteúdo soe assim tão sedutor. Mas não o escutei ainda. Entretanto, ele gostou muito, remando contra a maré da imprensa, que está torpedeando o disco violentamente. Antônio Carlos está começando também um livro que requer uma verdadeira « tour de force » : a biografia de João Donato – personagem um tanto bissexto, legendário, da música popular brasileira – proeminente pianista e compositor de carreira longuíssima, e mais do que nunca em plena atividade (eu o vi ainda recentemente no dvd « Sábado », do compositor Bena Lobo). O jornalista já tem em mente a estrutura do livro, que me parece bem interessante, visto que o « assunto » - eu falo de João – é um romance por si só. Bela iniciativa, de qualquer forma!
Antônio mostrou-se muito entusiasmado quanto à idéia de meu futuro espaço de Arte Popular Brasileira situado em Bruxelas, e ficou especialmente fascinado pelas carrancas do Mestre Guarany (vejam o post de 3 de abril). De qualquer forma, eu sei que hoje ele vai entrar em concentração futebolística, já que seu clube, o Fluminense, concorre para a semi-final do campeonato carioca contra o popular flamengo. Seu telefone será desligado a qualquer momento !
(Escrevendo essas linhas O Fluminense acabou de perder pro Flamengo ...e acho que o telefone vai ficar desligado por um certo tempo ! )

-Voltando à noite da última quinta-feira, quando assisti ao show de Leny Andrade no Teatro Rival : no formato voz / violão, voz / piano, em trio, com Pery Ribeiro ou com Emilio Santiago, ou como dessa vez, acompanhada de um quinteto... Eu já tive a oportunidade de vê-la um número incalculável de vezes no Rio, ou mesmo em Nova Iorque. Leny faz parte dessas artistas que nos levam a reavaliar nossos critérios de qualidades. O cartaz do show anuncia : « uma das maiores cantoras de todos os tempos... ». E o pior é que, quando se sai da sala, a gente se pergunta porque ainda ouve outras... Essa cantora de Bossa jazz, que vai e vem entre os Estados Unidos e o Rio, possui uma energia que dez litros de Red Bull não produziriam jamais. Essa « garota » de 67 anos, de um metro e meio de altura, é dona de um suingue que somente as grandes cantoras de jazz americanas são capazes de transmitir. Houve momentos de grande frisson, como a sublimíssima Ilusão à toa , de Johnny Alf, da qual eu não me canso, ou ainda Por causa de você, de Tom Jobim (1927-1994) e Dolores Duran (1930-1959), a quem Leny rendeu num outro momento uma vibrante homenagem. E, naturalmente, houve também os inevitáveis clássicos de Durval Ferreira (1935-2007), Batida diferente e sobretudo Estamos ai , onde a cantora se entrega com o coração em júbilo à improvisação vocal – seu famoso « scat swing » - exercício complexo através do qual ela passeia. Sem dúvida, eu sou um tanto suspeito por admirá-la, pelo fato de em certas oportunidades, eu e ela termos entornado umas boas doses de whisky, a título de couvert para umas entrevistas, jantando, que duravam algumas horas ; mas esse último show a que assisti no final dessa viagem foi uma bela saideira mesmo...

-Para terminar esse post, registro que fui agradavelmente surpreendido ao descobrir por acaso através de um canal de tv por assinatura que Roberta Sá decidiu fazer de « Belo estranho dia… » - a faixa título de seu álbum de 2007 – seu novo cavalo de batalha. Os que ouvem o meu programa Tropicália sabem que eu sou particularmente apaixonado por essa canção, e eu coloco aqui abaixo o clip que ela realizou para a ocasião. Uma vez em Bruxelas, eu me proponho, num outro post, a escrever para vocês a tradução em francês desse texto de Lula Queiroga.

-Eu não tive tempo de desenvolver por agora alguma coisa sobre o musical « Tom & Vinicius » a que eu assisti no início da viagem, nem tampouco meu encontro informal com o jovem compositor Bena Lobo... mas eu deixo algum material para ser trabalhado no meu retorno a Bruxelas. A+, como se escreve em francês em um « torpedo » (Acabei de aprender essa palavra em português !...) obrigado àqueles que que acompanharam nessa viagem de bolso...







samedi 11 avril 2009

Voyage de poche à Rio, 9 avril : Mariana Baltar.

Mariana Baltar, Centro Cultural Light, 08/04 (Photo Daniel A.)

(texto português em baixo)


Ce qui nous change avec Mariana Baltar, c’est que nous sortons un peu de la catégorie des jeunes et jolies chanteuses de la jeunesse dorée de la zone sud de Rio de Janeiro, qui n’ont pas trop à lutter pour enregistrer un album. Rien contre ces dernières qui nous gratifient souvent de bons disques, mais elles manquent souvent d’épaisseur sur scène, et surtout de vécu, pour être crédible sur la durée. Rien contre la jeunesse dorée non plus, moi-même journaliste de l’ex-jeunesse (le temps passe !) dorée de Bruxelles ! Mariana a du métier et de l’expérience -pour son jeune âge- et cela m’était apparu clairement lors d’une interview qu’elle m’avait concédée en 2008. Ancienne danseuse et choriste de la bande de Zé Pretinho de Jorge Benjor, ainsi que de Zeca Pagodinho, elle a déjà parcouru le monde et se pose indiscutablement en professC
ionnelle dans la manière rigoureuse d’aborder sa carrière. Elle fut aussi une des fondatrice du Centro Cultural Carioca où elle prodigua des courts de danse, mais ça, c’est un épisode qui sera développé ici lors de l’édition de son interview.
Mercredi dernier, elle se présentait au Centro Cultural light pour une session de « 12h30 em ponto » (12h30 pile), organisé par l’historien Ricardo Cravo Albin, directeur du Musée de l’image et du son de Rio.
J’aime assez cet horaire de concert, à une heure où l’on se sent frais et dispos, mais –comme me le confiera Mariana- cela peut s’avérer difficile pour une artiste exigeante comme elle l’est, la voix n’ayant pas encore eu le temps de se chauffer.

L'historien Ricardo Cravo Albin nous explique la lignée des chanteuses
qui va de Aracy cortes (1904-1985) à ...Mariana Baltar (photo Daniel A.)


Un peu comme pour le principe de Palco MPB (voir le post de Zé Renato), la représentation est interrompue entre les chansons, pour laisser le soin au maître de cérémonie (Cravo Albin), de nous faire un petit historique -comme il aime et sait si bien le faire- et de questionner la chanteuse. La verve du professeur Ricardo Cravo Albin est brillante et me rappelle l’époque où j’avais eu l’honneur de le recevoir dans Tropicália en 2005.
Forte de son premier album sorti en 2006 -« Uma dama também quer se divertir » (une dame a, elle aussi, envie de se divertir)- acclamé unanimement par la critique, Mariana Baltar attaque cette année son deuxième travail où elle compte bien -aux côtés de grands compositeurs classiques de la chanson et de la samba populaire- défendre une nouvelle génération de compositeurs talentueux.
Durant la représentation de mercredi dernier, elle divulgua déjà les noms de Pedro Moraes, Thiago Amud, Edu Kneip, Mauro Aguiar et Zé Paulo Becker. Le rôle de Mariana, comme celle de nombreuses chanteuses, est bel et bien fondamental, car il est de plus en plus clair que l’avenir de nombreux compositeurs masculins sont aux mains d’interprètes féminines de talent.
La présence sur scène de la chanteuse est faite de grâce et d’élégance, qui n’est pas sans rappeler la posture des divas illustres comme Carmen Miranda (1909-1955), Aracy de Almeida (1914-1988), Angêla Maria ou d’autres chanteuse de l’époque de la Radio Nationale. Ce fut un vrai bonheur d’entendre dans sa voix, les compositions de Assis Valente (1911-1958), Cartola (1908-1980), Herminio Bello de Carvalho, Billy Blanco, mais aussi de Vander Lee, Jorge Benjor et de Milton Nascimento. Cette Carioca de Copacabana, mais d’héritage pernabunana, à sans aucun doute une carrière assurée, dans la lignée qui pourrait ressemblée à celle d’une Teresa Cristina, dotée de la grâce d’une ballerine. C’est tout le mal que l’on lui souhaite.

(Texto traduzido do francês, destinado aos leitores aprendizes)

Viagem de bolso ao Rio, 9 de abril : Mariana Baltar.

O que diferencia uma cantora como Mariana Baltar é que saímos um pouco da categoria das jovens cantoras da juventude dourada da zona sul do Rio de Janeiro, que não tiveram que lutar muito para gravar um disco. Nada contra essas moças, que nos gratificam as vezes com bons discos ; mas elas não deixam passar uma certa densidade em cena, e sobretudo alguma experiência, para que ganhem credibilidade para conseguir uma carreira longa. Também, nada contra a juventude dourada, absolutamente, tendo eu mesmo sido jornalista da ex-juventude dourada (o tempo passa !) de Bruxelas ! Mariana tem a intimidade com o métier e a experiência – mesmo para sua relativa pouca idade – e isso me acenou claramente ao longo de uma entrevista que ela me concedeu em 2008. Anteriormente como bailarina e backing vocal da Banda do Zé Pretinho, de Jorge Benjor, assim como de Zeca Pagodinho e da cantora Daúde, ela já percorreu o mundo e se posicionou indiscutivelmnte como uma profissional rigorosa pela forma com que conduz sua carreira. Ela foi também uma das fundadoras do Centro Cultural Carioca, onde promoveu um espaço de dança, mas esse é um episódio que será desenvolvido aqui quando da postagem de sua entrevista. Quarta-feira passada, ela se apresentou no Centro Cultural Light, para a sessão « 12 :30 h em ponto », organizada pelo historiador musical Ricardo Cravo Albin, diretor do Museu da Imagem e do Som do Rio de Janeiro.

Eu gosto bastante desse horário de show, numa hora na qual a gente se sente leve e disposto, mas – como me confidenciou Mariana – para uma artista exigente como ela, pode ser bastante difícil para quem se apresenta, posto que a voz ainda não teve o tempo ideal de estar devidamente aquecida.

Um pouco dentro do modelo do programa Palco MPB (vejam o post do Zé Renato), a apresentação é interrompida entre uma ou outra canção, para dar oportunidade ao mestre de cerimônias (Cravo Albin) de nos fazer um pequeno histórico – do jeito como ele gosta e bem sabe fazê-lo – e entrevistar a cantora. A verve do professor Cravo Albin é brilhante, e me faz lembrar o tempo em que tive a honra de recebê-lo ao vivo na primeira versão do meu programa Tropicália, em Bruxelas, em 2005.
Senhora de seu primeiro álbum, lançado em 2006 - « Uma dama também quer se divertir » – aclamado pela crítica, Mariana vai lançar este ano seu segundo trabalho, através do qual ela quer se posicionar bem : colocando-se ao lado de grandes compositores clássicos da canção e do samba populares, mas também defendendo uma nova geração de compositores talentosos.
Durante a apresentação dessa última quarta-feira, ela já divulgou os nomes de Pedro Moraes, Thiago Amud, Edu Kneip, Mauro Aguiar e Zé Paulo Becker. O papel de Mariana, como o de inúmeras cantoras, é bonito e fundamental, uma vez que nos fica cada vez mais claro que obras de numerosos compositores masculinos caem nas mãos de intérpretes femininas de talento.
A presença da cantora em cena é plena de graça e elegância, que não nos deixa esquecer das divas ilustres como Carmen Miranda, Aracy de Almeida (1914-1988), Angêla Maria (1909-1955) e outras cantoras da época da Rádio National. Foi um verdadeiro prazer ouvir através da voz de Mariana as composições de Assis Valente (1911-1958), Cartola (1908-1980), Herminio Belo de Carvalho, Billy Blanco... mas também de Vander Lee, Jorge Benjor e Milton Nascimento. Essa carioca da gema, mas de ascendência pernambucana, tem sem dúvida uma carreira garantida, seguindo a linha que se poderia comparar àquela de uma Teresa Cristina, dotada da graça de uma bailarina. Isso é o que no mínimo desejamos a ela...




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