dimanche 12 avril 2009

Voyage de poche à Rio 10 à 12 avril : Leny Andrade et d’autres petites choses…

Leny Andrade dans le show "Bossa jazz", Théâtre Rival, 09/04
(photo Daniel A.)


(texto português em baixo)


Et d’abord les derniers cd’s de ce voyage, acquis ou gracieusement offert…

PATRICIA MELLODI : « Pacote mais que completo »
LULA QUEIROGA : « Tem juizo mas não usa »
ZÉ GUILHERME : « Tempo ao tempo »
MARISA ROTHENBERG : « Boa hora »
TOTTO FERRAZ : « A Imagem que se imagina »
CEZINHA OLIVEIRA : « Cezinha Oliveira »
RUBENS NOGUEIRA : « Quando canto o meu samba »
CÁSSIA MARIA : « De cara pro sol »
SIBA E ROBERTO CORRÊA : « Violas de bronze »
MARGARETH MENEZES : « Naturalmente »
MARIA LÚCIA GODOY : « Cantares de Minas »
EDU LOBO & CHICO BUARQUE : « O Grande circo mistico » (edição 2008)
DÁ NO CORO : « Negro cor »
NANA CAYMMI : « Sem poupar coração »
VANDER LEE : « Faro »
MARIANA AYDAR : « Peixes pássaros pessoas »

J’ai toujours été fasciné par l’enthousiasme que suscite au Brésil la venue d’une super star internationale, souvent sur le retour, quand ce n’est pas sur le déclin…Ainsi on a pu assister à un véritable déchaînement des passions quand The Police, Madonna (là je vais me faire crucifier!), Kraftwerk, Duran Duran, A-Ha, ou d’autres groupes botoxés, sont venus faire une petite visite à São Paulo ou Rio, ville où ils « love the beach and the girls and the caipirinha from Brazil...". Mais pas besoin de botox pour le quatuor new yorkais de Kiss, qui pourront encore longtemps venir faire leur show tranquillement sous leurs masques inspirés du théâtre Kabuki, à grands renforts d’hémoglobine et de pétards mouillés (le pire, c’est qu’il y a des titres que j’aime vraiment bien !). Les quatre lascars se sont produits, il y a une semaine, à l’endroit même où se déroule le défilé du Carnaval. Autant dire donc, que personne n’était dépaysé.
À ce propos, je lisais dans le journal Globo d’hier, une petite réflexion de l’écrivain et journaliste Ruy Castro qui disait : « Il peut y avoir débat quant au fait de savoir qui a utilisé en premier ce type de maquillage : Kiss ou Secos e Molhados (ndlr : premier groupe brésilien du super chanteur Ney Matogrosso en 1973-74), mais il n’y a aucun doute sur qui fut la première à utiliser les platform boots…Carmen Miranda ! ». Rien à dire là-dessus, l’écrivain à raison, car la grande chanteuse au chapeau fruité, mesurait moins d’un mètre cinquante cinq.

Kiss (première photo) ou Secos e Melhodos (deuxième)? Non!
C'est Carmen Miranda (1909-1955) qui a inventé le glam!


Hier, samedi 11 avril, je fis une visite sympathique au domicile d’Antônio Carlos Miguel, journaliste musical du Globo, à qui je dois de m’avoir souvent soutenu dans la divulgation de mon travail. Cet éminent critique, tourné de plus en plus vers le jazz et la musique instrumentale, m’a montré la pochette du dernier Caetano Veloso, « Zii e zie », qui sort ce mois-ci. Je la trouve esthétiquement très réussie, mais je doute que le contenu soit aussi séduisant. En attendant, il l’a beaucoup aimé, se posant en cela, à contre courant de la presse qui torpille le disque violemment. Antônio s’est attaqué à l'écriture d'un livre qui s’annonce comme un véritable tour de force : la biographie de João Donato –personnage fantasque mais légende de la musique populaire brésilienne- éminent pianiste et compositeur à la carrière longuissime, et plus que jamais en activité. Je le voyais encore récemment dans le dvd « Sábado » du compositeur Bena Lobo. Le journaliste a déjà en tête la structure de l'ouvrage qui me paraît bien intéressante, d’autant que le « sujet » -je parle de João- est un roman à lui tout seul. Belle initiative en tout cas !
Antônio se montra visiblement très enthousiaste quant à l’idée de mon future espace d’Art Populaire Brésilien à Bruxelles, et se montra particulièrement fasciné par les carrancas de Maître Guarany (voir le post du 3 avril). En tout cas, aujourd’hui, je sais qu’il rentre en religion footballistique puisque son club, le Fluminense, entre en course pour la demi-finale du championnat carioca contre le populaire Flamengo. Son téléphone sera déconnecté à coup sûr !

Antônio Carlos Miguel et l'objet de ses futures nuits blanches: Joao Donato
(photo Daniel A.)


Flash-back sur jeudi soir où j’assistais au show de Leny Andrade au Théâtre Rival. En formule voix/guitare, voix/ piano, en trio, avec Pery Ribeiro, Emilio Santiago, ou comme cette fois, accompagné d’un quintette…J’ai eu l’occasion de la voir, un nombre incalculable de fois à Rio, ou même à New York.

L'affiche du show de Leny à l'entrée du Rival (photo Daniel A.)

Leny fait partie de ces artistes qui remettent les pendules à l’heure. L’affiche du show dit : « Une des meilleures chanteuses de tous les temps... ». Et le pire, c’est qu’en sortant de la salle, on se demande pourquoi on en écoute encore d’autres…Cette chanteuse de Bossa jazz, qui va et vient entre les Etats-unis et Rio, possède une énergie que dix litres de Red Bull ne vous apporteront jamais. Cette gamine de 67 ans, d’un mètre cinquante, possède un swing que seules les grandes chanteuses de jazz américaines peuvent transmettre. Il y eu des grands moments de frissons comme le sublimissime Ilusão à toa de Johnny Alf -dont je ne me lasse pas- ou encore Por causa du você de Tom Jobim (1927-1994) et Dolores Duran (1930-1959), à qui Leny rendit d’ailleurs un vibrant hommage. Bien sûr, il y eu aussi les incontournables classiques de Durval Ferreira (1935-2007), Batida diferente et surtout Estamos ai, où la chanteuse s’en donne à cœur joie dans l’improvisation vocale -son fameux scat swing, exercice périlleux- où la chanteuse se promène. Sans doute suis-je un peu suspect de l’admirer, car il fut un temps où la chanteuse et moi descendions quelques whisky bien tassés, sous le couvert d’une interview de plusieures heures, mais ce dernier concert du voyage fut une belle ‘sortie en matière’…

Pour terminer ce post, je fus agréablement surpris de voir, par hasard sur une chaîne câblée , que Roberta Sá avait décidé de faire de « Belo estranho dia de amanhã» - la plage titulaire de son album de 2007- son nouveau cheval de bataille. Ceux qui écoute mon programme Tropicália savent que je suis particulièrement amoureux de cette chanson dont je colle ici, le clip qu’elle a réalisé pour l’occasion. Une fois à Bruxelles, je me propose d’ailleurs de vous écrire la traduction en français de ce texte de Lula Queiroga.

Je n’aurai pas eu le temps de développer maintenant la pièce musicale de Tom & Vinicius que j’ai vue en début de voyage, ni ma rencontre informelle avec le jeune compositeur Bena Lobo, mais je me laisse un peu de matériel pour mon retour à Bruxelles.
A+, comme on l’écrit sur un « torpedo » (en fait un texto en français…Je viens d’apprendre ce mot…), et merci à ceux qui ont suivi ce voyage de poche…


(Trad. do texto francês destinado aos leitores aprendizes)

Viagem de bolso ao Rio – de 10 a 12 de abril : Leny Andrade, dentre outras pequenas coisas…

-Em cima, os mais recentes cd’s adquiridos ou ganhados nessa viagem...(vide texto francês)

-Eu sempre fico fascinado diante do entusiasmo que suscita no Brasil a vinda de algum(a) superstar internacional cujo auge da carreira já passou. Desse modo foi possível assistir a uma verdadeira explosão de paixões quando The Police, Madonna (lá vou eu me expor à crucificação !), B’52, Duran Duran, A-Ha, ou outros grupos « botoxados », vieram fazer uma visitinha a São Paulo ou ao Rio, cidade as quais eles « love the beach, the girls from the beach, and the caipirinha with the girls from the beach…of Brazil ».
Mas quem não precisa de botox algum são os quatro novaiorquinos do Kiss, que poderão por um longo tempo fazer seus shows tranquilamente sob suas máscaras inspiradas no teatro Kabuki, com muito sangue e tripas e fogos de artificios dum tempo do rock que já era (o pior é que eles têm músicas das quais eu gosto muito mesmo !) Os quatro caras vinham se produzindo há uma semana para essa apresentação que aconteceu na Apoteose ! Pode-se dizer, então, que ninguém se sentiu deslocado.
A propósito desse assunto, eu li no jornal O Globo de ontem uma breve reflexão do escritor e jornalista Ruy Castro, que disse o seguinte : «Pode haver alguma dúvida sobre quem usava aquela maquiagem : Secos & Molhados ou Kiss ? Mas não há dúvida sobre a inspiradora das plataformas que o Kiss usa em suas botas : Carmen Miranda ! » . Não tenho nada a acrescentar, pois o escritor tem razão, uma vez que a grande cantora, a « pequena notável », tinha menos de um metro e cinquenta e cinco de altura.

-Ontem, sábado, 11 de abril, fiz uma visita simpática à casa do Antônio Carlos Miguel, jornalista musical d´O Globo, com quem pude contar varias vezes na divulgação do meu trabalho. Esse crítico eminente, cada vez mais voltado ao jazz e à música instrumental, me mostrou a capa do último cd do Caetano Veloso, « Zii e zie », que sai ainda esse mês. Eu a achei esteticamente muito linda, mas duvido que o conteúdo soe assim tão sedutor. Mas não o escutei ainda. Entretanto, ele gostou muito, remando contra a maré da imprensa, que está torpedeando o disco violentamente. Antônio Carlos está começando também um livro que requer uma verdadeira « tour de force » : a biografia de João Donato – personagem um tanto bissexto, legendário, da música popular brasileira – proeminente pianista e compositor de carreira longuíssima, e mais do que nunca em plena atividade (eu o vi ainda recentemente no dvd « Sábado », do compositor Bena Lobo). O jornalista já tem em mente a estrutura do livro, que me parece bem interessante, visto que o « assunto » - eu falo de João – é um romance por si só. Bela iniciativa, de qualquer forma!
Antônio mostrou-se muito entusiasmado quanto à idéia de meu futuro espaço de Arte Popular Brasileira situado em Bruxelas, e ficou especialmente fascinado pelas carrancas do Mestre Guarany (vejam o post de 3 de abril). De qualquer forma, eu sei que hoje ele vai entrar em concentração futebolística, já que seu clube, o Fluminense, concorre para a semi-final do campeonato carioca contra o popular flamengo. Seu telefone será desligado a qualquer momento !
(Escrevendo essas linhas O Fluminense acabou de perder pro Flamengo ...e acho que o telefone vai ficar desligado por um certo tempo ! )

-Voltando à noite da última quinta-feira, quando assisti ao show de Leny Andrade no Teatro Rival : no formato voz / violão, voz / piano, em trio, com Pery Ribeiro ou com Emilio Santiago, ou como dessa vez, acompanhada de um quinteto... Eu já tive a oportunidade de vê-la um número incalculável de vezes no Rio, ou mesmo em Nova Iorque. Leny faz parte dessas artistas que nos levam a reavaliar nossos critérios de qualidades. O cartaz do show anuncia : « uma das maiores cantoras de todos os tempos... ». E o pior é que, quando se sai da sala, a gente se pergunta porque ainda ouve outras... Essa cantora de Bossa jazz, que vai e vem entre os Estados Unidos e o Rio, possui uma energia que dez litros de Red Bull não produziriam jamais. Essa « garota » de 67 anos, de um metro e meio de altura, é dona de um suingue que somente as grandes cantoras de jazz americanas são capazes de transmitir. Houve momentos de grande frisson, como a sublimíssima Ilusão à toa , de Johnny Alf, da qual eu não me canso, ou ainda Por causa de você, de Tom Jobim (1927-1994) e Dolores Duran (1930-1959), a quem Leny rendeu num outro momento uma vibrante homenagem. E, naturalmente, houve também os inevitáveis clássicos de Durval Ferreira (1935-2007), Batida diferente e sobretudo Estamos ai , onde a cantora se entrega com o coração em júbilo à improvisação vocal – seu famoso « scat swing » - exercício complexo através do qual ela passeia. Sem dúvida, eu sou um tanto suspeito por admirá-la, pelo fato de em certas oportunidades, eu e ela termos entornado umas boas doses de whisky, a título de couvert para umas entrevistas, jantando, que duravam algumas horas ; mas esse último show a que assisti no final dessa viagem foi uma bela saideira mesmo...

-Para terminar esse post, registro que fui agradavelmente surpreendido ao descobrir por acaso através de um canal de tv por assinatura que Roberta Sá decidiu fazer de « Belo estranho dia… » - a faixa título de seu álbum de 2007 – seu novo cavalo de batalha. Os que ouvem o meu programa Tropicália sabem que eu sou particularmente apaixonado por essa canção, e eu coloco aqui abaixo o clip que ela realizou para a ocasião. Uma vez em Bruxelas, eu me proponho, num outro post, a escrever para vocês a tradução em francês desse texto de Lula Queiroga.

-Eu não tive tempo de desenvolver por agora alguma coisa sobre o musical « Tom & Vinicius » a que eu assisti no início da viagem, nem tampouco meu encontro informal com o jovem compositor Bena Lobo... mas eu deixo algum material para ser trabalhado no meu retorno a Bruxelas. A+, como se escreve em francês em um « torpedo » (Acabei de aprender essa palavra em português !...) obrigado àqueles que que acompanharam nessa viagem de bolso...







2 commentaires:

OLHAR CIDADÃO a dit…

BOA NOITE.

LENI DE ANDRADE é uma das grandes cantoras brasieliras que são reconhecidas no exterior e no Brasil não tem o merecido destaque.

Parabéns pelo belíssimo blog e para a tradução para a língua portuguesa. Vou adicionar ao meu blog como seguidor, e assim que possível vou contratar uma tradutora para que os meus posts possam ser lidos em francês.

um abraço.

Daniel Achedjian a dit…

Tem que contratar sim...alias acho que você ja conhece alguem (-: !!
Volte sempre! Abraço!

CE BLOG EST DÉDIÉ AUX CURIEUX QUI AIMERAIENT CONNAÎTRE L'ART ET LA MUSIQUE POPULAIRE BRÉSILIENNE. UNE OCCASION POUR LES FRANCOPHONES DE DÉCOUVRIR UN MONDE INCONNU OU IL EST DE MISE DE LAISSER SES PRÉJUGES AU VESTIAIRE.